En Afrique, les grandes fortunes restent majoritairement aux mains des hommes

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Le Nigérian Aliko Dangote, l'homme le plus riche d'Afrique daprès le classement Forbes de 2012. Copyright Reuters
Le Nigérian Aliko Dangote, l'homme le plus riche d'Afrique daprès le classement Forbes de 2012. Copyright Reuters (Crédits : Reuters)
Le magazine américain Forbes vient de publier le classement des 40 Africains les plus riches. Les années passent et les classements se ressemblent. Le duo de tête reste le même qu'en 2011 mais les femmes entrent dans la course.

Le nigérian Aliko Dangote reste l'homme le plus riche du continent africain. C'est en tout cas ce que révèle le magazine américain Forbes dans son classement annuel des quarante Africains les plus riches.
Pour réaliser son étude, le magazine n'a pris en compte que les "citoyens des pays d'Afrique". Celui-ci précise également que les "fortunes familiales dispersées ont volontairement été exclues de l'étude". Ensuite, les richesses ont été estimées suivant les cours boursiers et les taux de change de clôture du mercredi 2 novembre.

Le même duo de tête qu'en 2011

Et d'après ces calculs, c'est le fondateur et directeur de Dangote Group qui arrive en tête. Une première place que le Nigérian de 54 ans occupait déjà en 2011, avec une fortune estimée à quelque 12 milliards de dollars (9,2 milliards d'euros) contre 10,1 milliards de dollars (7,8 milliards d'euros) en 2011. Le milliardaire est toujours suivi par la famille du magnat du diamant Nicky Oppenheimer. La dynastie sud-africaine conserve sa deuxième place avec une fortune de 6,4 milliards de dollars (4,9 milliards d'euros) contre 6,5 (5,01 milliards d'euros) l'an passé.

40 fortunes dans 8 pays

Au total, seuls huit pays sont représentés dans ce classement, soit deux de plus qu'en 2011. A savoir : l'Afrique du Sud, l'Egypte, le Nigeria, le Maroc, le Kenya, le Zimbabwe, l'Angola et la Tanzanie. Mais plus édifiant encore : la sous-représentation des femmes dans cette liste. Une petite avancée tout-de-même par rapport à 2011, alors que seuls des hommes figuraient sur la liste. En effet, l'étude met en lumière l'arrivée de deux femmes dans le classement : la nigériane Folorunsho Alakija et l'angolaise Isabel dos Santos, la fille du présidant de l'Angola. Mais la majorité reste des hommes dont la moyenne d'âge tourne autour de 61 ans.
 

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Commentaires
a écrit le 06/06/2013 à 8:23 :
et l algerie dans tout sa
a écrit le 31/03/2013 à 8:27 :
C est bien les africain continue commerça
a écrit le 30/01/2013 à 16:17 :
"Mais plus édifiant encore: l'absence des femmes dans cette liste.", propos partisan de la journaliste. Avant de tenir ce genre de propos, merci de noter que l'essentiel de ces grandes fortunes sont détenus par ceux qui les ont créées. Qu'il s'agisse de Mme Bettencourt ou Mme Wallton, ce sont toutes des héritières...donc il n'y a aucune femme dans le Top 50 en Europe ou aux USA à la tête d'une fortune créée par elle-même et non tout simplement héritée. CQFD
a écrit le 30/12/2012 à 18:21 :
que ces riches la nous aident nous les pauvres
a écrit le 24/11/2012 à 19:01 :
l'afrique s'enrichit , la france s'apauvrit
a écrit le 24/11/2012 à 10:15 :
Votre liste n'est pas celle de cette année. La liste de Forbes pour 2012 http://www.forbes.com/africa-billionaires/list/ comprend 2 femmes Folorunsho Alakija du Nigéria et Isobel dos Santos (la fille du président angolais). Ça n'aidera pas pour les clichés vu que la première vient du pétrole et la seconde s'enrichit grâce à son père mais la liste dans l'ensemble montre une évolution: la fortune s'accroit (72,9 milliards $ pour le total et 12% par rapport à 2012) en Afrique et elle est plus diversifiée (les milliardaires du pétrole ne sont que 4 sur 40). Bref, le siècle africain n'est peut être pas qu'un slogan de marketers, il y a vraiment de l'argent à se faire là-bas. Et c'est dommage qu'il n'y ait que la presse anglo-saxonne qui s'y intéresse quand on connait les liens historiques de la France avec l'Afrique.
a écrit le 24/11/2012 à 8:48 :
encore cette vision occidentale ethnocentrée ! c'est bien le genre de réflexion auxquelles on se livre à bruxelles ou dans les salons des ONG ça... Ridicule. Il faut venir sur le terrain voir les choses, la vérité est plus nuancée, et il y a des explications au phénomène décrit.
a écrit le 24/11/2012 à 4:24 :
Absence de femmes c'est quoi? Encore ce féminisme gratuit.
Pour votre connaissance en Afrique, les riches ce sont que de chefs de clan.
Réponse de le 24/11/2012 à 15:17 :
j'ai ete moins gentil que vous, et ete censuré... pourtant ce n'etait pas du mensonge . !
a la liberte d'expression ??? ou es tu ?? ?
Réponse de le 26/11/2012 à 11:02 :
C?est vous qui faîte de antiféministe, et même du racisme car vous êtes encore au temps des tribus. Le business se fait en Afrique comme partout et ici sur l?exploitation des matières premières dont ce continent est richement pourvu. Comme partout dans le monde les femmes sont exclues de tout bénéfice sauf quelque cas de privilégiées. Je vous rappelle la réalité des chiffres qui n?ont rien à voir avec une quelconque idéologie furieuse. :
Les femmes représentent 50% de la population mondiale, 1/3 du travail salarié, 2/3 de travail total mais ne perçoivent que 10% des rémunérations et ne possèdent que 1% des propriétés. Être femmes en Afrique c?est d?être pauvre et une proie pour tous les violeurs.
a écrit le 24/11/2012 à 1:05 :
Peut-on encore parler d'homme quand on amasse autant de fortune ? L'argent des uns n'est pas dans la poche des autres, surtout ceux qui crèvent de faim !

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