Les villes allemandes gagnées par l'inflation d'impôts loufoques

 |   |  1047  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters
La France n'a pas le monopole de l'inventivité fiscale : taxes sur les chevaux, nuits d'hôtel, prostituées ou maisons closes... les communes allemandes, confrontées à un déficit chronique, rivalisent de créativité pour remettre leurs finances à flot.

Depuis le 1er janvier, les 150 chevaux de Bad Sooden-Allendorf participent à l'effort budgétaire de la commune. La petite ville thermale de 8400 âmes vient d'instaurer un impôt sur les canassons - une première en Allemagne - pour renflouer ses caisses. La taxe a provoqué la colère des cavaliers... et quelques articles amusés dans la presse. Frank Hix, le maire de la commune dont le dernier budget à l'équilibre remonte à 1997, espère collecter 30000 euros par an, à raison de 200 euros par bête.
Outre le classique duo taxe professionnelle-taxe foncière, les communes allemandes ont le droit de créer leurs propres impôts, sous réserve d'obtenir le feu vert du Land. D'où une série de diverses taxes sur les résidences secondaires, les nuits d'hôtel, ou encore la prostitution, activité légale outre-Rhin (lire l'encadré).Une vingtaine de villes dont Cologne, Brême ou encore Hambourg ont adopté un impôt sur les nuits d'hôtel quand celui sur les quartiers rouges a, lui, fait tour à tour son apparition dans les rues et maisons closes de Cologne, Bonn ou Duisbourg.

« Tout euro est bon à prendre »

« Cette tendance est forte depuis environ cinq ans », indique Eberhard Kanski, porte-parole de l'association des contribuables de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Land le plus endetté du pays, situé dans le c?ur industriel allemand. « Tout euro est bon à prendre pour les communes qui ont besoin d'argent. Des communes discutent même de créer un impôt sur les chats », glisse-t-il, alors qu'il existe déjà un impôt communal très répandu sur les chiens, instauré outre-Rhin depuis le XIXe siècle. Trop farfelu? Les communes contactées affirment ne l'avoir jamais envisagé. « Je n'en ai jamais entendu parler sérieusement. Il n'en a en tout cas jamais été question à Cologne », assure Gabriele C. Klug, trésorière de la ville, même si « depuis la crise financière de 2007-2008, les villes sont devenues plus créatives sur le plan fiscal », reconnaît-elle.
Si la bonne tenue de l'économie outre-Rhin a permis aux villes allemandes de réduire leur déficit à 1,4 milliard d'euros à la fin du troisième trimestre 2012, soit 3,9 milliards d'euros de moins qu'à la même période un an plus tôt, leurs comptes sont toujours dans le rouge. Les revenus retirés de la taxe professionnelle ont progressé de 8,5 %, à 25,7 milliards d'euros, mais restent répartis de façon inégale sur le territoire : « La taxe professionnelle a rapporté environ 900 millions d'euros en 2012 à Cologne, pour 1 million d'habitants. Par comparaison, Munich, avec ses 1,3 million d'habitants, a collecté 1,8 milliard d'euros », explique la trésorière de Cologne.
Cologne, dans une situation financière précaire, se situe aux avant-postes sur la question des impôts communaux : elle fut la première ville allemande à mettre en place l'impôt sur la prostitution en 2004, puis celui sur les nuitées hôtelières en 2010, destiné à financer, entre autres, des projets culturels. La trésorière rejette le terme d'« impôt bagatelle », parfois utilisé, au profit de l'expression plus neutre d'« impôts sur la dépense des communes » (« kommunale Aufwands-teuer »): « Il s'agit d'un droit des communes à créer des impôts dans les limites établies par la loi fondamentale », explique-t-elle.
Pour Uwe Zimmermann, à la tête de la fédération des villes et communes allemandes, ces impôts sont anecdotiques. « Ils représentent moins de 1% des revenus des communes à l'échelle fédérale, il ne s'agit ni d'une tendance ni d'une solution à leurs problèmes financiers », souligne-t-il.

Les cabines de bronzage épargnées

« Ces impôts, peu importants en termes de recettes, servent surtout pour les municipalités à montrer à leurs habitants qu'elles mettent tout en ?uvre pour lutter contre les déficits », raconte à son tour Jan Werner, professeur d'économie à Iserlohn. Un outil d'autant plus commode dans le cas de l'impôt sur les résidences secondaires ou les nuits d'hôtel qu'ils n'affectent pas directement leurs électeurs, observe-t-il.
La créativité des mairies n'est cependant pas toujours couronnée de succès : la ville d'Essen, dans l'industrielle Rhénanie-du-Nord-Westphalie, a ainsi vu son projet de taxe sur les cabines de bronzage retoqué par le Land en 2011. D'autres impôts, trop discutables, ont été tués dans l'?uf, comme cette taxe « sur la lumière bleue » à Hambourg, qui visait à faire payer 40 euros l'appel passé à la police en cas d'accident de la circulation sans gravité.
L'avenir de la taxe sur les nuits d'hôtel, au centre de plusieurs procédures juridiques, est quant à lui incertain : après trois mois de collecte en 2010, Cologne a suspendu la taxe, dans le cadre d'un accord avec les hôteliers de la ville, en attendant qu'elle soit fixée sur son sort. Le tribunal administratif fédéral à Leipzig a validé son principe l'été dernier, mais en excluant les voyages d'affaires.
De quoi faire réfléchir de nombreuses communes sur son intérêt financier. Cologne, qui estime pouvoir collecter 7 millions d'euros par an rien que sur les nuitées des touristes, attend maintenant une décision du tribunal de Münster, ainsi que les développements dans les villes-État de Brême et Hambourg, qui ont instauré une taxe similaire.
_________

L'horodateur pour les prostituées: 6 euros la nuit

On dirait un horodateur classique, un de ces innombrables automates gris installés dans les rues où les places de parking sont payantes. Les tickets que crache l'appareil ne finissent pourtant pas derrière les pare-brise des voitures, mais dans la poche des prostituées. À Bonn, ces dernières doivent retirer un ticket, sous peine d'amende. Un tarif unique : 6 euros la nuit, appliqué depuis 2011 dans certaines rues de l'ancienne capitale de la République fédérale allemande. La taxe est communément appelée « Sexsteuer », dans un pays où la prostitution est une activité légale.
Avant Bonn, c'est Cologne qui a en premier créé cette taxe en 2004. L'impôt, réclamé aussi bien aux prostituées dans la rue qu'aux maisons closes, clubs échangistes ou encore boîtes de strip-tease, lui a rapporté plus de 700000 euros en 2012, et plus de 8 millions d'euros depuis sa création. L'idée a fait des émules : outre Bonn, Duisbourg a également instauré sa taxe sur le sexe.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 19/02/2013 à 14:08 :
Il n y a pas que le fisc allemand qui est proxénète, l agence pour l emploi participe aussi : voici une anecdote recueillie sur place lors de mon dernier WE à Berlin .Une serveuse de 25 ans ayant refusé un emploi qui consistait à fournir des "services sexuels" dans un bordel de Berlin pourrait se voir refuser le versement de ses allocations de chômage à cause de lois votées cette année. La serveuse, une professionnelle des technologies de l information sans emploi, avait mentionné qu elle était prête à travailler dans un bar de nuit et qu elle avait déjà travaillé dans un café. Elle a reçu une lettre de l agence pour l emploi lui disant qu un employeur potentiel était intéressé par son "profil" et qu elle devrait le contacter. Ce n est que lorsque cette femme a appelé l employeur en question qu elle a constaté qu elle avait un directeur de bordel au bout du fil.
Vu aussi dans un journal berlinois " Proxénète offre emploi à jeunes et jolies filles. Âge maximum : 21 ans. Fonction : dispenser des services sexuels. Bonnes conditions : horaire de travail souple, taux horaire intéressant, protection, assurance, fonds de pension, etc
AIDEZ NOUS A REFUSER LA LÉGALISATION EN FRANCE D UN SYSTÈME PROSTITUEUR AUSSI SORDIDE LE PAYS DES DROITS DE L HOMME DOIT ÊTRE AUSSI CELUI DES FEMMES.
a écrit le 19/02/2013 à 10:02 :
Les villes allemandes ne sont pas des exemples , maiqs prenez les villes gerees par des socialistes en France et ce n'est ps triste n'ont plus
a écrit le 18/02/2013 à 22:57 :
Rappelons que la France pratique la taxe de séjour dans les hôtels. Elle aurait eu une taxe sur les animaux.
a écrit le 18/02/2013 à 15:49 :
Sur les cinq dernières années, la police déplore une augmentation de 70% des cas recensés : un véritable afflux de « chair à bordel », raflée principalement en Europe centrale et sur le continent africain. À l origine, la loi déréglementant le système prostitutionnel visait à garantir aux personnes prostituées des « conditions de travail » sécurisées, plus d autonomie face à leurs « employeurs » (les proxénétes) et de garanties vis-à-vis de leurs « consommateurs » les « clients ». Il s agissait également de lutter contre le « stigmate » infamant qui pèse sur elles, en affirmant que se prostituer est un travail comme un autre. Bilan de cette politique : échec sur tous les plans. L explosion du trafic des êtres humains signale assez combien le crime organisé est comme un poisson dans l eau sur le sol germanique. Les personnes prostituées en situation illégale n ont aucun secours à espérer des dispositions « protectrices » Quant aux personnes prostituées en situation régulière, elles n en tirent pas plus d avantages : elles évitent comme la peste de s enregistrer en bonne et dûe forme auprès des autorités. En effet, le fameux « stigmate » n a pas reculé d un pouce, alors que le mépris pour les personnes prostituées atteint, lui, de nouveaux records : à la faveur de la « crise économique », les patrons de bordels ont inauguré des formules de type buffet à volonté, permettant aux « clients » de consommer autant de femmes qu ils en étaient capables.
a écrit le 18/02/2013 à 15:02 :
Quelques chevaux font finir en steaks hachés...
a écrit le 18/02/2013 à 13:43 :
Excellente idée la taxe sur les chevaux, truc de riches, 1000 euro par an me semblerait normal puisque participant à l'impact co².
Et évidement les chiens pour leurs crottes et aboiements intempestifs.
Pas bien utile pour les chats plus silencieux et propres juste la tva à 22% des granulés et pâtées pour animaux domestiques non comestibles, lol!
a écrit le 18/02/2013 à 12:29 :
A quand une taxe sur la connerie humaine qui, comme tout un chacun sait ,est infinie! Problème : qui va décréter ce qui est stupide ou non et pourquoi ? En attendant je propose une taxe d'habitation sur les niches des chiens, les litières des chats, les cages des perroquets... Et surtout qu'on verbalise les prostituées mal garées! Un ticket d'horodateur ne donne pas le droit de stationner sur la chaussée pour racoler le premier venu qui d'ailleurs,en général,n'est pas né de la dernière pluie!
a écrit le 17/02/2013 à 11:19 :
Une taxe sur les chiens et les chats feraient un carton en France ! elle permettrait deja de payer le cout astronomique des ramasse crottes ! et ensuite une taxe sur les roumaines qui font le tapin sur le borde de nos routes , dans notre region , le Languedoc , il y en a parfois tous les 500 metres ! et bien sur une taxe pour tous ces mecs qui s'arretent § facile de recuperer du fric
Réponse de le 17/02/2013 à 12:23 :
Toutes les prostituées ne sont pas roumaines et toutes les Roumaines ne sont pas prostituées... Attention à l'amalgame fâcheux !
Réponse de le 18/02/2013 à 10:53 :
Votre parallèle entre les chiens et les prostituées me semble d un gout douteux et montre bien que la pute reste toujours la lie de la societe au service du seul plaisir masculin.Les roumaines sont en effet victime d une filière de traite des êtres humains organisé de ce pays ou les condition de vie notamment pour les femmes et les filles vulnérables sont difficiles.
On estime qu au moins 80% des personnes se prostituant en France sont étrangères. Les principaux pays d origine sont : pour l Europe centrale, la Bulgarie et la Roumanie ; pour l Afrique, le Nigéria, le Cameroun et le Ghana ; pour l Asie, essentiellement la Chine Les jeunes femmes sont prises en charge par un réseau qui, bien souvent, est, en même temps, une filière d immigration clandestine. Ces passeurs leur font subir un parcours de « mise en condition », imposé soit par la contrainte physique, soit par une forme de pression morale
Le racolage étant un délit, les policiers peuvent user de leur pouvoir de coercition pour éloigner momentanément la prostituée de son lieu d activité, la conduire au service pour l informer de son statut de victime et des droits qui y sont désormais attachés. Il ne s agit pas d un détournement de procédure, il s agit simplement d utiliser la procédure à bon escient. C est, en effet, l un des rares moments où un policier peut communiquer à la personne prostituée les coordonnées d associations susceptibles de lui apporter assistance. La France a pour ambition de lutter contre ces trafics ignoble et même d aller plus loin en créant un contexte d alternative pour chacune des victimes. Il est certain que l incrimination de racolage n est pas la solution universelle et définitive au problème de la prostitution. Elle n a, d ailleurs, jamais eu cette prétention. En revanche, elle a incontestablement contribué à réduire le phénomène dans son ampleur par rapport au pays qui en font un « métier » i sous couvert de protection de cette population fragile et contrainte par diverses raisons, entretienne un fabuleux marché contraire aux droits de la personne et dont le seul but est l exploitation de la misère mais source aveugle de profits pour les Etats proxénètes et belle aubaine les nouveaux managers du sexe qui ne sont que les anciens bourreaux proxénètes accrédités par l Etat , presque des héros.
Réponse de le 18/02/2013 à 11:24 :
Mon chat reste dans mon jardin. Quant au chien, lorsque je le sors, j'ai toujours dans ma poche des petits sacs en plastique destinés à ramasser ses déjections. Puis le sac va dans une poubelle. Pourquoi payerais-je un impôt? Il vaudrait mieux que les contractuelles fassent leur métier en n'hésitant pas à procès verbaliser les contrevenants! Mais peut-être est-il plus courageux de glisser de façon subreptice un PV derrière l'essuie-glace que de s'adresser directement et sur l'instant du "délit" au maître du chien?
Réponse de le 18/02/2013 à 11:29 :
Désolé, mon chien (qui est une chienne) en tant qu'être vivant pensant et agissant est aussi respectable qu'une prostituée qui dispose des mêmes qualités. Les hiérarchies auxquelles on croit peuvent toujours être remises en question.
Réponse de le 19/02/2013 à 9:17 :
@momo , vous aimez votre chienne et vous vous en occupez bien dans son respect être vivant, c'est tout à votre honneur: Mais votre deuxième commentaire est de trop ; Vous pouvez aussi lancer votre « bebe » contre ces ignobles sacs de viande, juste histoire qu elle s'amuse et se fasse les dents , certains n hésitent pas avec leur molosse, ils jubilent et se bidonnent . En plus les filles se prennent une dérouillée pour avoir déserté leur poste ( double spectacle) Vous oubliez que même réduites à l état d animaux, à quel point sont grandes leurs capacités de résistance, leur force pour faire face à un quotidien plein de dureté, de méfiance, d insultes, de violences. Contrairement à ce que voudraient faire croire les moralisateurs canins ou les partisans de la prostitution professionnalisée, elles ne sont pas de pauvres victimes misérables et passives, mais bien des femmes et des hommes d une dignité impressionnante, riches de leur devenir.
a écrit le 16/02/2013 à 15:08 :
Si nos politiques avaient autant d'idées pour réaliser des économies...... nous serions le pays le plus excédentaire !!!
a écrit le 16/02/2013 à 11:20 :
Les Etats? cela se dit depuis longtemps: ce sont les plus gros voleurs au monde! ce n'est pas d'aujourd'hui, et ce sera cela encore, demain....faut s'y faire !
a écrit le 16/02/2013 à 7:58 :
Mais dans la recherche de la taxe la plus loufoque, la France n'est pas en reste! Voyez tout ce que le gouvernement à pondu ces derniers temps !!!
a écrit le 16/02/2013 à 7:50 :
L'Etat racketteur, proxénète et dealer, c'est pour bientôt ! Bref, de nouvelles "avancées sociales" en perspective !
a écrit le 16/02/2013 à 7:40 :
Quelle différence y a t'il entre taxer et extorquer? La chose est bien accepté si et seulement s'il y a amélioration de l'intérêt général!
Je suis favorable au prélévement proportionnel et au versement forfaitaire!
a écrit le 15/02/2013 à 19:45 :
Quand la mairie de Paris aura définitivement viré l'automobile des rues de la capitale, voilà une bonne reconversion pour les horodateurs !
a écrit le 15/02/2013 à 19:30 :
J´ai déjà éntendu parler sur une taxe d´occupation de l´espace aérien pour les balcons, à Brasilia (Brésil) enfin!!!!
a écrit le 15/02/2013 à 19:06 :
ma femme me paye en nature dois je faire une déclaration ???? Bref des légumes !!!
a écrit le 15/02/2013 à 18:52 :
A quand une taxe sur les âneries débiter par nos politiciens ? Eh on rembourserai toutes les dettes européennes voire même celle des USA ! 1?/âneries, ça ferait cher!
a écrit le 15/02/2013 à 18:36 :
Taxatiion de toute la production interieure et libre court des importation avec taxes minimales ..tva comme chez nous je suppose..
a écrit le 15/02/2013 à 17:34 :
Une taxe sur le sexe ... Il faut vraiment qu'on en soit arrivé aux dernières extrémités de mépris du genre humain pour taxer ceux et celles qui accomplissent l'acte le plus naturel du monde, tarifé ou non.
Réponse de le 15/02/2013 à 18:34 :
Ben pourquoi pas ? Une taxe sur la mort rapporterait énormément et inciterait malgré tout les gens à essayer de vivre le plus longtemps possible !
Réponse de le 15/02/2013 à 21:08 :
Ca existe déjà, ça s'appelle les droits de succession
a écrit le 15/02/2013 à 17:28 :
la c.s.g. sur le tapin pour remonter la sécu.
Réponse de le 15/02/2013 à 18:22 :
une prostituee francaise avait poursuivi le fisc (qui lui reclamait impots et penalites sur ses revenus ' bnc'... ) pour proxenetisme ;-)))
a écrit le 15/02/2013 à 17:21 :
Comme disait l'empereur VESPASIEN "PECUNIA NON ODET"!
a écrit le 15/02/2013 à 17:02 :
Oui. la taxe sur les chiens, une affaire trés serieuse en Allemagne a même pu donner naissance a des prestataires qui offrent leurs bon services aupres des communes pour effectuer des contrôles de chiens, pour verifier s ils ont bien leur plaque d identité valide au collier !
a écrit le 15/02/2013 à 16:51 :
ben pour les etats et communes
reouverture des claques comme ca ils vont grater des sous .....
Réponse de le 15/02/2013 à 19:08 :
1er client DSK???
a écrit le 15/02/2013 à 16:49 :
les etats (et communes et autres ...;)
premier proxenetes!!!!!!
a écrit le 15/02/2013 à 16:13 :
L'impôt, réclamé aussi bien aux prostituées dans la rue qu'aux maisons closes, clubs échangistes ou encore boîtes de strip-tease, lui a rapporté plus de 700000 euros en 2012, et plus de 8 millions d'euros depuis sa création>>> Et nous on continue a penaliser..... qu attends t on????
Réponse de le 15/02/2013 à 16:48 :
Tout cela sur le dos du « matériel » en libre service, mais bien sur seul l argent et le plaisir masculin compte. Votre légalisation c est celle du proxénétisme aggravé, la prostitution n est pas un délit en France. Êtes-vous prêt à leur donner vos enfants dans la violence de ce système des usines à sexe.
Si les administrations touchent autant d argent, imaginez ce que cela peut rapporter aux mafias qui prospèrent en toute légalité. Les taxes sont toujours retenues sur le dos des filles, sachez le.
Réponse de le 16/02/2013 à 9:10 :
@Taranis, non ma legalisation c est la reconnaissance de leur STATUT. Si elles payent une taxes c est qu elles sont déclarées, si elles sont déclarées c est qu'elles ont un revenu, si elles ont un revenus elles le declarent...... Autre point si on leur "donne" un endroit la police, comme les associations, la medecine du travail...... sait ou les trouver et ou aller controller.... Votre vision est trop mannicheenne chere Taranis, je n ai jamais use de relations tarifee, mais en etant Humain et realiste vous n empecherez jamais la prostitution, eh bien moi je prefere qu on rouvre "des maisons closes" plutot que de voir ces femmes exploités a l arriere de camionettes, dans des caves sordides, a la merci non seulement de mac et de client violents. Je vous invite a discuter avec des flics de la brigade de moeurs, a des habitant de Belgique et du Danemark ou depuis que l on ouvert les "red district" la violence envers les prostituees a fortement diminue...... Rendre une activité ainsi prohibée c est justement ouvrir les portes en grand aux mafias..... Le raisonnement est le meme pour le cannabis..... Comme je l ai dit quoiqu on fasse on ne pourra pas l empecher, que fait on? On garde cette stature autant moral qu hypocrite ou sous couvert d interdiction on les envoies dans des Bas-fonds tant physiquesque psychologiques ou on prend la mesure et on essaie de leur permettre d exercer leur profession en relative securite?
Réponse de le 16/02/2013 à 9:16 :
Chere Taranis, pour continuer le props de chris je concois que cela ne soit pas la panacé, mais je vous garantie que si vous aviez vu une prostituee le visage tumefie et en sang au sortir de votre travail parce que la legislation les pousses a plus de clandestinité dans des rues plus eloignées ou des Zone d Activite ou elle peuvent discretement "garer leur camionnette" au milieu des poids lourds, toutes les idees recues et toutes les certitudes volent en eclats.... Car ca c est ce qu on voit, combien de Filles de l est/d asie/d Afrique sont exploite par des reseaux puis jetees sans qu on le sache.....
Réponse de le 16/02/2013 à 14:53 :
legaliser c'est renoncer à lutter contre le proxenetisme. Vous parlez derriere votre vitrine, j'ai vecu le systeme reglementariste de l'interieur je suis d'origine allemande, j'ai eté vendue à un reseau mafieux à 9 ans, la seul chose qu'a fait la police c'est de me ramener à la "maison bagne" Oui en France nous sommes abolitionniste et nous nous donnons pas les moyens , c'est juste hypocrite. Il y a10 fois plus de prostituées en europe du nord, la plupart des etrangeres deracinées et destructurées mise en servive à apres un bon dressage. Abolition ne veut pas dire prohibition c'est simplement un systeme, laissez nous notre liberté, les criminels sont les proxenetes. Je ne reviendra pas à Berlin. C'est des moyens de lutte qu'il mannque certainement pas l'acceptation de la traite des etres humains.Car derriere votre enrobage , c'est le marche clandestin de la jeune fille est florissant dans les pays reglementaristes. J'aurais des punitions barbares et des histoires de filles disparues a vous raconter. Non Messieurs la prostitution "libre" ou forcée est partout la meme c'est un avilissement de la condition feminine, UN ESCLAVAGE SEXUEL. je serais partout oiu il faudra defendre mes amies de galère
Réponse de le 19/02/2013 à 14:33 :
Chere Taranis pas si commen dans certain pays qui ont leglaiser la prostitution, on continue a interdire le proxenitisme! Comme vous le dites certains ont "choisi" par la force des choses a exercer ce metier, qu elle puisse l exercer en securite sans la contrainte ou la menace..... C est les mac, mafia, proxenetes qui sont scandaleux et devraient etre arretes, emprisonnes....... Mais comme je l ai dit en legalisant la prostitution, tout en continuant a reprimer le proxenitisme, et en leur offrant a l image de salle de shoot, des "maison close" gere par l etat on evitera beaucoup de misere humaine...... ca n est pas la solution, mais les laisser a la merci de tous ces reseaux qui les mettent en conditions (en fait les violent et les battent), abusent d elle a loisir, les revendent puis les jettent n est ce pas pire???
Réponse de le 19/02/2013 à 15:27 :
Désolée de mon insolence Monsieur mais vous êtes mal informé et dites exactement tout et son contraire : la légalisation ( Réglementarisme) de la prostitution c'est la reconnaissance du putanat comme un métier et les proxénètes deviennent des managers libres dans milieu ou tout le monde ferme allégrement les yeux sur l'ignominie , on ne peut donc plus les compromettre juridiquement lisez tous mes post plus haut et vous saurez la vérité que j'ai côtoyée. Si c?était si beau pourquoi importer des esclaves des pays défavorises, les allemandes auraient pris d'assaut un métier aussi lucratif . Non Monsieur il y a le pris à payer en retour. Vous confondez toujours prostitution libre (si elle existe) et proxénétisme qui sont étroitement liés. En France nous avons des lois pour réprimer et très peu de proxos sont condamnés. Imaginez le pays ou se sont de respectable hommes d'affaire bien integrés dans le paysage politico-socio économique. Bref la pieuvre mafieuse.La rentabilité de l'investissement de leur "matériel" c'est leur seul credo. Votre protection est un leurre pour la majorité même si quelques "independantes" ont vue leur conditions améliorées pour la vitrine. L' état ne gère évidement rien , il empoche les taxes et le proxos se gavent car c'est eux qui ont acquis la sécurité que l'on nous avez fait miroiter.La police et la justice ne peuvent agir que la loi et encore faut il que les victimes puissent parler en toute liberté.
Réponse de le 19/02/2013 à 15:47 :
@Taranis: Faux vous parlez d une derive, dans notre code PENAL: La prostution EST LEGALE donc autorisee, le racolage est le proxenitisme sont ILLEGAUX donc reprimees. Des lors legaliser, le racollage n entraine pas forcement la légalisation du proxenitisme ce n est en rien antinomyque au contraire de ce que vous dites......CELA RESTE 2 Choses differents, bien sur qu ils faut combatte le proxenitisme sous toutes ses formes. Si l Allemagne a transforme les MAC en Patron de Boite on est pas oblige de prendre le meme chemins..... Malgre toute votre vehemence le commerce du sexe existe depuis l antiquites et il ne s arretera sans doute jamais, il faut donc faire en sorte que cette activite soit reglemente et que les travailleuses et travailleurs du sexe puisse le faire sans etre a la merci du mac, des clients......
Réponse de le 19/02/2013 à 16:54 :
Oui Monsieur nous tombons d accord enfin car j en ai les larmes aux yeux. Quand je vous parle d hypocrisie à la française, la prostitution s est adaptée à la répression du racolage en se faisant discrète, repliée dans des bois, cachée dans des studios, dissimulée derrière Internet, ce qui accroît l isolement des personnes prostituées C est bien cela, je milite effectivement pour l abrogation du délit de racolage actif et passif et de toutes les mesures de répression touchant les personnes prostituées ainsi qu une lutte résolue contre toutes les formes de proxénétisme et l ouverture d alternatives réelles pour celles et ceux qui souhaitent quitter la prostitution
À l image des instances internationales, les institutions européennes ont cessé, ces vingt dernières années, de considérer la prostitution comme une forme de violence et d esclavage sexuel. Le contexte libéral, la toute-puissance du marché ont entraîné les instances politiques vers un retournement majeur, particulièrement néfaste pour tous les défenseurs des droits humains et notamment des droits des femmes. La prostitution, insidieusement, est devenue pour une partie de l Europe un métier parmi d autres, un service public à organiser. Certains pays européens ont légalisé la prostitution dite volontaire au nom d un meilleur contrôle et d une lutte plus efficace contre la traite et les réseaux criminels. Neuf ans après, les pionniers, les PaysBas, font face à une situation désastreuse. C est que la loi fonctionne mal : rares sont les personnes prostituées qui se déclarent, et rares les contrats signés entre tenanciers et personnes prostituées. Femmes pourchassées, marginalisées... et proxénètes légitimés voila le tableau La législation s avère - surtout - être un moyen de contrôle sur les étrangères sans papiers qui sont pourchassées et encore plus marginalisées. Pire, les municipalités ne cachent pas la persistance des liens entre les milieux criminels et les bordels. Elles ferment donc un nombre croissant d établissements (déjà un tiers des vitrines du Quartier rouge d Amsterdam).À Liège, en Belgique, le bourgmestre, Willy Demeyer, a également pris des mesures pour fermer une partie du Quartier rouge, faisant le constat qu il devient un lieu d insécurité permanente En Allemagne, où la prostitution a été légalisée en 2002, le bilan dressé la police criminelle est sans appel : La position juridique du tenancier et souteneur a été durablement renforcée et malheureusement celle de la prostituée distinctement affaibli.
Je me positionne clairement du côté des prostitué-e-s et de la défense de leurs droits, refuser qu elles soient construites socialement comme responsables d un système dont elles sont les premières victimes, s attaquer aux causes systémiques des dominations et des inégalités, dénoncer toutes les tentatives de retour à l ordre moral antérieur sous prétexte de s attaquer aux dominations d aujourd hui?Il faudra en effet accepter transitoirement une forme de reconnaissance pas certainement pas un « Travail » et surtout il faudra éduquer les hommes « clients » Sans doute faut-il chercher du côté des concepts de sexualité et de marché. La sexualité est à extraire du champ du marché. On peut aussi poser la question en sens inverse : est-ce que l argent peut entrer dans le champ de la sexualité ? On a condamné le viol, et donc affirmé que la violence n avait plus à entrer dans la relation sexuelle ; on a condamné la pédophilie, et affirmé la même chose pour la domination adulte. Aujourd hui, peut-être est-il temps d affirmer que l argent n a pas non plus à interférer. L argent implique un rapport de force, il est l expression d un rapport de domination, il est un obstacle à l?instauration d une situation d égalité. Il faut donc en libérer la sexualité.
Désolée d être véhémente envers vous c'est plus par peur ,c'est en effet notre civilisation qui s'est construite sur se modèle domination du sexe masculin ,mais j'ai appris à rester debout , je me suis beaucoup tu,merci avec la plus grande sincérité de vous être intéresse à mon charabia .
Bisous pour la gentillesse de vos propos. envers les filles Mais je crois positivement (peut être naïvement) que l'on peut arriver au libertinage tarifé ou non pour celle qui veulent vivre ainsi.
Réponse de le 20/02/2013 à 9:08 :
On est d'accord, ma vision de la maison close, c est la salle de shoot pour les drogues, un endroit mis a disposition des travailleur/euse du sexe ou on aurait aussi un espace pour les soignant et les associations. Car ne nous leurrons pas il est vrai que certaines ont ete contraintes, et je me demande si le film Taken ne montre pas une certain realite de ce milieur, d'autres l'ont choisi et le revendique on ne peut non plus l ignorer. Des lors comme je le dit c est elles et eux qu ils faut proteger! Donc ou je suis favorable a la suppression du delit de racolage par contre hos de question de depenaliser le proxenitisme qui doit etre punis d autant plus severement!
a écrit le 15/02/2013 à 16:09 :
avec des photos comme ça il va y avoir de nouveaux abonnés à la Tribune.
a écrit le 15/02/2013 à 15:54 :
Une idée : une taxe d'HABITATION !! (j'ai rien dit)

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :