La finance islamique, vrai outil d'intégration financière des musulmans ?

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Seulement 7% des musulmans sans compte bancaire citent la religion parmi les causes.
Seulement 7% des musulmans sans compte bancaire citent la religion parmi les causes. (Crédits : Reuters)
Alors que les services financiers compatibles avec la charia se développent, y compris en Occident, une étude de la Banque mondiale remet en cause leur efficacité contre l'exclusion financière des musulmans.

A moins d'un mois de l'annonce par le ministre des Finances britannique, George Osborne, de l'intention de Londres d'émettre dès l'année prochaine des obligations coraniques (sukuk) pour 200 millions de livres, afin de devenir « le premier centre occidental de la finance islamique », une étude de la Banque mondiale relance le débat. Le développement des services financiers compatibles avec la charia peut-il avoir un véritable impact sur l'accès à la finance des musulmans?

Rien de moins sûr, concluent les chercheurs qui, afin de mieux distinguer entre identification religieuse et autres caractéristiques nationales, ont choisi de mener la comparaison entre musulmans et non musulmans au sein d'un même pays, en choisissant ceux où plus de 1% et moins de 99% de la population se revendique de cette confession.

Les musulmans n'empruntent pas moins que les autres

Certes, les musulmans sont moins susceptibles de détenir un compte bancaire ou d'épargner auprès d'un établissement formel, révèle l'analyse des données relatives à un échantillon de plus de 65.000 adultes (base Global Findex), provenant de 64 pays qui regroupent 75% des musulmans du monde, Cependant, au niveau mondial, seulement 7% des musulmans sans compte bancaire citent la religion parmi les obstacles à son ouverture : autant que les non musulmans.

Le coût, l'éloignement ou l'absence de documentation semblent davantage peser parmi les causes de cette exclusion financière, indépendamment de la religion d'appartenance. De surcroît, les musulmans ne paraissent pas moins enclins que les autres pans de la population à emprunter, y compris auprès d'établissements formels.

« Bien entendu, l'absence d'écarts de comportements d'emprunt peut s'expliquer par la multitude de produits existants et leur banalisation mais, étant donné la taille relativement réduite du secteur de la finance islamique, il semble plus plausible que la grande majorité des musulmans financièrement inclus utilisent des produits et des services bancaires conventionnels », observent les chercheurs.

La structure de l'offre pet le besoin pourraient peser plus que la charia

Si ces résultats varient de manière significative selon les régions, ils semblent en revanche indépendants d'autres variables individuelles et sociales ainsi que de l'extension de la finance islamique ou du pourcentage de musulmans dans le pays. Le besoin pourrait donc pousser à dépasser d'éventuelles considérations religieuses et la structure de l'offre de services financiers dans les régions majoritairement musulmanes finirait par jouer davantage que la demande, pensent donc les auteurs, qui n'ont pourtant pas pu vérifier de telles hypothèses et appellent donc à de nouvelles recherches.

Quant au recours aux services financiers islamiques, censés mieux répondre aux préceptes de l'Islam en matière de partage des profits et des pertes, en évitant les crédits porteurs d'intérêts, seulement 2% de la population dans cinq pays (l'Algérie, l'Égypte, le Maroc, la Tunisie et le Yémen) déclare en utiliser malgré leurs coûts plus élevés, alors que 48% sait qu'ils existent. 37% dit préférer des prêt conventionnels moins chers ou ne pas avoir de préférence.

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a écrit le 30/11/2013 à 17:14 :
Une précision, le terme "obligation coranique" est tout à fait risible (et m'a d'ailleurs bien fait rire...).
En effet, un sukuk (sakk au singulier d'ailleurs) repose pour partie sur le Fiqh traditionnel (ce que l'on traduit par droit musulman) et pour grande partie sur les interprétations actuelles des muftis musulmans du Fiqh à des fins financières.
Pour faire simple, il existe de nombreuses sources légales en Islam (Coran, Sunna, ijma, etc.) et c'est bien la conjonction de toutes ces sources qui donne naissance à l'obligation islamique qu'on connait aujourd'hui (pour faire très très simple).
Quand au terme obligation, il est également mal approprié, puisqu'un sakk est un titre de propriété indivis des actifs sous-jacents...
Sans faire de la sémantique, cela évite tout amalgame, fréquemment fait d'ailleurs (et pas toujours sans raison) par les musulmans entre finance conventionnelle et islamique.
a écrit le 26/11/2013 à 15:28 :
faux débat.
les mêmes aléas et spéculations se retrouvent ds la finance islamique mais dissimulés et déplacés ds des pools bancaires occultes et des sociétés écrans ou par d'autres moyens. les financements qui obéissent soit-disant à ce genre de préceptes sont structurés par des cabinets d'avocats internationaux, essentiellement londoniens. la charia n'est qu'une variable qui sera respectée en apparence, mais contournée in fine si elle devient trop contraignante.
tout cela n'est que cosmétique et vise simplement à se parer d'une pseudo vertu qui sert l'idée soutenue par ces pays, qu'ils peuvent se poser en modèle alternatif à la finance occidentale (qui ne s'embarrasse pas d'une quelconque morale, a fortiori religieuse). mais ne vous inquiétez pas, tout le monde s'y retrouve: les investisseurs musulmans peuvent faire croire aux profanes qu'ils respectent la charia et les emprunteurs attirent de nouveaux capitaux.
a écrit le 26/11/2013 à 14:47 :
Intégration financière des musulmans ou asservissement des économies occidentales à l'Islam ?
Réponse de le 26/11/2013 à 17:25 :
vous preferez etre asservi à israel .
a écrit le 26/11/2013 à 12:50 :
La croyance religieuse a ses limites... celles du pouvoir de l'argent.. Alors les hypocrites Dieu ne serait pas aussi grand que ce que vous prétendez croire?
Réponse de le 26/11/2013 à 13:29 :
C'est vrai, il y a beaucoup des hypocrites au monde et il y en a pas mal dans le monde arabe ou musulman, pour cela, ces pays ne sont pas stables et ils ont perdu le bon chemin. Michel, Je vous invite à respecter les croyances et la liberté des autres parce que personne n'a le droit de juger un autre.
Réponse de le 26/11/2013 à 13:58 :
Personne ne t'oblige de choisir pour La finance Islamiques ou autres d'ailleurs, si tu es convaincu, vas y sinon reste à l'écart, si tu as des remarques ou critiques intéressante, j’écoute sinon la critique vide tout le monde la maitrise
Réponse de le 26/11/2013 à 14:12 :
@allo_world

" parce que personne n'a le droit de juger un autre" Vos propos ressemblent à s'y méprendre à ceux d'un illuminé qui ne jure que par la justice "divine" pour échapper à son procès.
Réponse de le 01/12/2013 à 2:05 :
michel tu ne sais pas dans quel monde tu vis

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