Libye : la production de pétrole reprend dans le sud

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Les mouvements de protestations ont provoqué la chute de la production nationale à 250.000 barils par jour contre 1,5 million en temps normal.
Les mouvements de protestations ont provoqué la chute de la production nationale à 250.000 barils par jour contre 1,5 million en temps normal. (Crédits : Reuters)
Le gouvernement libyen a convaincu les habitants de la ville de Oubari (sud-ouest), qui réclament une plus juste répartition des revenus pétroliers, de lever leur sit-in qui bloquait la production dans le champ pétrolier d'al-Charara.

La production pétrolière dans le champ al-Charara (sud, 330.000 barils par jour), suspendue depuis le 28 octobre à cause d'un sit-in de la population locale, a repris samedi avec une production de 60.000 barils par jour, a indiqué dimanche à l'AFP une source officielle. Ce, "en attendant de retrouver sa capacité habituelle dans 2 à 3 jours", a déclaré un porte-parole de la Compagnie nationale libyenne de pétrole (NOC), Mohamed al-Harairi.

Jeudi le gouvernement avait convaincu des habitants de la ville de Oubari (sud-ouest), qui protestent contre leur marginalisation et réclament une plus juste répartition des revenus pétroliers, de lever leur sit-in "bloquant la production dans le champ pétrolier d'al-Charara",selon Mohamed al-Harairi.

Une crise géopolitique

Le champ pétrolier al-Charara, géré par la compagnie Akakus, est une joint-venture entre la Compagnie nationale de pétrole (NOC), l'espagnol Repsol, le Français Total et l'autrichien OMV. L'exploitation de deux champs pétroliers, Msala et Sarir, dans le sud de la Libye, à l'arrêt pendant une semaine en raison de la fermeture des raffineries de Tobrouk et Sarir (est), avait également repris dimanche dernier.

La crise pétrolière qui affecte les principaux terminaux pétroliers dans l'est fermés par des groupes armés demandant l'autonomie de la Cyrénaïque se poursuit toujours. Ces anciens gardes des installations pétrolières ont renouvelé jeudi leurs trois conditions fixées au gouvernement pour lever le blocus de ces sites, dont l'attribution à la région dont ils réclament l'autonomie, de sa part des revenus pétroliers. Une médiation conduite à l'initiative de parlementaires, de membres des organisations de la société civile n'a pas abouti à des résultats concrets.

Des pertes estimées à 9 milliards de dollars

La Compagnie nationale de pétrole (NOC) a décidé samedi de maintenir l'état de force majeure décrété en août dans les principaux terminaux pétroliers dans l'est du pays. "L'Etat de force majeure sera maintenu dans les ports pétroliers de Ras Lanouf, al-Sedra et Zueitina", a indiqué la NOC dans un communiqué, mettant en garde "ses clients contre l'envoi de leurs navires pour y charger ou décharger leurs cargaisons".
Les mouvements de protestations ont provoqué la chute de la production nationale à 250.000 barils par jour contre 1,5 million en temps normal. Les pertes occasionnées par ces perturbations sont de 9 milliards de dollars, selon les dernières estimations du ministère du Pétrole.

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Commentaires
a écrit le 06/01/2014 à 6:18 :
Sauf qu'il me semblait avoir lu et relu que les vrais problèmes concernaient l'est du pays, non?
a écrit le 05/01/2014 à 15:45 :
Toc toc toc c'est qui ? La démocratie ; si tu viens pas à elle, elle viendra à toi, whooo !

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