Baisse du chômage en trompe l'oeil aux Etats-Unis

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Les créations d'emplois marquent une pause aux Etats-Unis. Au mois de décembre, elles ont atteint le plus bas niveau depuis trois ans, à 74.000. En novembre, 241.000 emplois avaient été créés dans le pays. Les analystes de l'agence Bloomberg prévoyaient 197.000 emplois nouveaux en décembre, selon l'estimation médiane. Une situation qui s'explique notamment par le mauvais temps qui a empêché de nombreux employés de travailler. Depuis plusieurs semaines, une partie des Etats-Unis est en effet confrontée à l'une des pires vagues de froid de son histoire.
Au delà de ces circonstances exceptionnelles, certains analystes estiment qu'il pourrait s'agir d'un signe de ralentissement. Russell Price, économiste senior chez l'assureur Ameriprise Financial inc à Détroit, interrogé par Bloomberg juge ainsi:
Une thèse déjà défendue par certains analystes, qui voyaient dans la forte croissance de l'économie en fin d'année un signe trompeur.
De fait, si le taux de chômage retrouve son niveau d'avant la crise de 2008 à 6,7% au mois de décembre soit 0,3 points de moins qu'au mois précédent, la situation de l'emploi est loin d'être idyllique. La baisse du taux d'activité de 0,2 point le mois dernier, à son plus bas depuis 1977 (62,8%) pose question.
La situation s'explique en partie par le découragement des chômeurs de longue durée, qui en abandonnant leurs recherches ne sont plus comptabilisés dans la population active. Leur nombre est passé de 150.000 en décembre 2012 à plus de 900.000 le mois dernier.
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La situation de l'emploi américain est surveillé de très près par les analystes notamment pour ses conséquences sur les décisions de la Réserve fédérale américaine. Le 18 décembre, celle-ci a décidé de "refermer" légèrement le robinet en réduisant le "Quantitative Easing", qui consiste a racheter massivement des obligations du Trésor américain et des titres hypothécaires pour soutenir l'économie en faisant pression sur les taux et en favorisant la prise de risque par les investisseurs. Une éventuelle hausse des taux d'intérêt, au cas où le taux de chômage descendait sous les 6,5% avait été évoqué par l'ancien patron de la Fed, Ben Bernanke qui sera remplacé début février par Janet Yellen.
Cette dernière pourrait décider d'une nouvelle réduction de rachats d'actifs. C'est en tous cas ce que prévoient les analystes de Natixis. Dans une note ils précisent:
"Puisque les informations macroéconomiques restent plutôt positives et qu'un mois ne fait pas une tendance, nous prévoyons que la banque centrale réduira les rachats d'actifs de 10 milliards de dollars en janvier."
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