Tokyo veut sanctionner les patrons mauvais payeurs

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Le gouvernement de Shinzo Abe fait pression depuis des mois sur les entreprises pour qu'elles fassent un geste en faveur des salariés.
Le gouvernement de Shinzo Abe fait pression depuis des mois sur les entreprises pour qu'elles fassent un geste en faveur des salariés.
Le Premier ministre japonais Shinzo Abe fait pression sur les entreprises pour qu'elles augmentent les salaires afin de relancer la demande intérieure. Les entreprises qui n'augmenteront pas les salaires de leurs employés seront sanctionnées.

Au Japon, on ne rigole pas avec la relance de la consommation. Le gouvernement a annoncé jeudi qu'il rendrait publique la liste des grands groupes qui refuseront d'augmenter, pour la première fois depuis des années, les revenus de leurs employés. Ils les a par ailleurs menacées de sanctions.

Un procédé radical qui montre bien à quel point la hausse des salaires constitue l'un des éléments clefs des Abenomemics, la politique de relance monétaire et par la dépense publique mise en place il y a un peu plus d'un an par le Premier ministre japonais Shinzo Abe pour lutter contre la déflation.

1.800 entreprises passées au crible

Le ministère du Commerce et de l'Industrie prendra des mesures pour "répondre" aux entreprises "qui refuseront de collaborer avec sa politique visant à créer un cycle économique vertueux", avait averti devant la presse, mardi, le ministre de l'économie, Akira Amari. Plusieurs grandes firmes nippones ont annoncé le lendemain qu'elles allaient augmenter les salaires de base, une première depuis des années sur l'archipel.

Les négociations salariales dites "de printemps" entre les directions des entreprises et leur syndicat-maison seront particulièrement suivies cette année au Japon : le sort de la politique économique du gouvernement de droite de Shinzo Abe pourrait largement en dépendre.

Les grandes entreprises sont attendues au tournant car nombre d'entre elles ont pu augmenter leurs bénéfices grâce à la forte dépréciation du yen. Le Premier ministre les met désormais sous pression afin qu'elles jouent le jeu, au moment où le pouvoir tente de relancer l'inflation par la demande intérieure pour doper la machine économique.

Le ministère va donc "passer au crible 1.800 sociétés" pour étudier de près leur politique salariale, a prévenu le ministre du Commerce et de l'Industrie Toshimitsu Motegitry.

Toyota, Nissan, Panasonic... : les géants s'inclinent

Aucune moyenne nationale n'est encore disponible, mais nombre de grandes entreprises ont déjà rendu publiques leurs hausses. Le numéro un mondial de l'automobile Toyota, a ainsi déclaré mercredi qu'il augmenterait de 2.700 yens (19 euros) les salaires mensuels - hors hausses automatiques liées aux plans de carrière et à l'ancienneté. Il s'agit de la plus forte augmentation jamais connue par les salariés de la firme depuis... 21 ans. Son concurrent Nissan a accordé une hausse de 3.500 yens (25 euros).

Dans l'autre secteur stratégique de l'électronique, six grandes entreprises ont accordé des augmentations, dont Hitachi et Panasonic qui ont accepté d'élever les salaires de 2.000 yens chacun, la hausse la plus importante jamais accordée de leur part.

Pour ce qui est des petites et moyennes entreprises, les économistes soulignent qu'en règle générale elles ont tendance à être plus prudentes que les grandes firmes. En outre, elles ont souvent moins profité de la dépréciation du yen que leurs homologues de plus grande taille.

Le gouvernement de Shinzo Abe fait pression depuis des mois sur les entreprises pour qu'elles fassent un geste en faveur des salariés. Reste à savoir si ces efforts pourront contrebalancer la hausse de 3 points de la taxe sur la consommation prévue le 1er avril.

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Commentaires
a écrit le 16/03/2014 à 17:54 :
Que faire avec 19 €?
a écrit le 15/03/2014 à 8:18 :
en fait voila a quoi mène la démagogie facile , cela pourrait être comique mais non , les salariés furent victime de la dépréciation du yen qui ont vu leur pouvoir d'achat décliner , les grosses entreprises qui vivent de l'export elles se portent mieux mais sur le plan intérieur c'est le marasme vu les conséquences d'une baisse monétaire en prime le gouvernement a augmenté la TVA ce qui a encore plus réduit le pouvoir d'achat , cette décision semble un début de panique d'un dirigeant qui ne sait plus ou il va tellement la situation commence a lui échapper .. bon démagogue mais inapte en réalisme économique
a écrit le 14/03/2014 à 16:41 :
Grande nouvelle quant au libéralisme de la droite japonaise. Du jamais vu tant il est souhaité une belle et solide reprise de l'inflation pour réduire les dettes au soleil levant.
a écrit le 14/03/2014 à 8:18 :
Apprenti sorcier qui s est deja planté....fin du japon?
a écrit le 13/03/2014 à 23:10 :
Est-ce cette annonce permettra de débrider le regard des français concernant le caractère "vertueux" des individus d'origine asiatique? Pas si sûr!
a écrit le 13/03/2014 à 21:55 :
Ghosn va donc s'incliner et devenir un obéissant patron au Japon, les dirigeants politiques japonnais ont mis la bride sur le cou de Nissan, Toyota, etc

reste à Hollande a mettre la bride sur le cou, à faire plier et à rendre très obéissant Ghosn et les héritiers Peugeot en France pour que les ouvriers français aient droit à ce qu'ils péritent autant que les japonnais et que les allemands qui ont reçu d'énormes primes sur 3 exercices passés, jusqu'à 7 fois le SMIC (entre 7500 et 8600 euro) chez VW Porsche Audi BMW ...

Il est grand temps de mettre fin énergiquement aux Obéissance, fin des arrogances Ghosniennes et des héritiers Peugeot,

il n'y a qu'à saisir leurs avoirs à l'étranger. POINT BARRE.
Réponse de le 13/03/2014 à 23:17 :
Panasonic est japonais et son siège social se situe à Kadoma dans la préfecture de Osaka sur l'île de Honshu dans l'archipel du Japon. Les entreprises japonaises ne sont pas plus vertueuses que les entreprises européennes dont l'une d'entre elle (Tepco) est responsable de la catastrophe nucléaire de Fukushima.
a écrit le 13/03/2014 à 20:46 :
Malgré l'humour de votre titre, je crains au vu du nombre de commentaires, qu'il ne restreigne la lecture de l'article, la grande majorité des lecteurs étant persuadés qu'il s'agit d'une mesure intérieure concernant les délais de paiement.
Sinon, sur le fond, ce procédé s'apparente à du racket, en particulier au moment où l'état met en oeuvre son augmentation de TVA.
Réponse de le 13/03/2014 à 23:12 :
Vous avez malheureusement raison. Le totalitarisme n'a hélas pas de frontières...

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