"Les défauts sont difficiles à éviter" en Chine (Premier ministre chinois)

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"Nous attachons une grande importance aux risques financiers et aux dangers liés à l'endettement", a confirmé le Premier ministre, Li Keqiang, lors d'une conférence de presse après la clôture de la session annuelle de l'Assemblée nationale populaire (ANP), chambre d'enregistrement législative du régime.
Un discours qui intervient juste après le cas emblématique du fabricant de panneaux solaires, Chaori Solar, qui a annoncé la semaine dernière ne pas avoir les moyens d'honorer le paiement de 89,8 millions de yuans (10,7 millions d'euros) d'intérêts sur des obligations qu'il avait émises en 2012.
Ce tout premier cas d'un défaut de paiement sur des obligations d'entreprises émises en Chine continentale est venu raviver les inquiétudes sur les produits d'investissement émis par des dizaines de trusts et sociétés de crédit, évoquant pour certains le spectre des "obligations pourries" américaines.
Alors que, ces dernières années, les gouvernements locaux et banques publiques intervenaient systématiquement pour aider les entreprises en détresse à honorer les paiements sur leurs obligations, l'Etat veut désormais "laisser le marché jouer son rôle", ont commenté la semaine dernière des médias officiels.
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Li Keqiang a par ailleurs rappelé la détermination des autorités à endiguer l'essor de la "finance de l'ombre", ces sociétés de crédit informelles prospérant en marge du secteur bancaire et ayant alimenté une envolée des dettes des entreprises comme des gouvernement locaux.
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Selon cet audit national, l'endettement des gouvernements locaux chinois s'établissait fin juin à 17.900 milliards de yuans (2.100 milliards d'euros), un bond de 67% en deux ans et demi. Ce gonflement des dettes a été alimenté, selon les experts, par des coups de pouce locaux à l'activité, quitte à financer nombre de projets peu rentables.
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