Le PIB américain s'est contracté de 1% au premier trimestre.

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Le PB des Etats-Unis  s'est fortement contracté au premier trimestre
Le PB des Etats-Unis s'est fortement contracté au premier trimestre (Crédits : reuters.com)
Le PIB américain s'est contracté de 1% au premier trimestre 2014, selon la deuxième estimation du Département du Commerce. Notamment en raison de la rigueur de l'hiver et du non renouvellement des stocks. Les analyste tablent sur un nettement meilleur deuxième trimestre. En revanche, le chômage recule fortement.

C'est bien plus que ce qui était attendu et ce n'est pas bon du tout pour la croissance mondiale. Selon la deuxième estimation du département du Commerce,  le Produit Intérieur Brut (PIB) américain a reculé de 1% en rythme annualisé de janvier à mars. La prévision médiane des analystes tablait sur un recul de 0,5% alors que le ministère, dans sa première estimation de la fin avril, avait initialement estimé la croissance du premier trimestre à +0,1%.

Au quatrième trimestre 2014, l'expansion avait atteint 2,6%... déjà fortement révisée à la baisse puisque, initialement, on pensait qu'elle dépasserait les 3%. 

C'est la première fois depuis le premier trimestre 2011 que la première économie mondiale voit son PIB se contracter. Une première explication vient d'un hiver particulièrement rigoureux qui a affecté tous les secteurs de l'économie hormis les dépenses de consommation qui se sont maintenues à +3,1% portées par les dépenses dans les services (+4,3%).

Pas de menace de récession

Toutefois cette contraction ne fait pas craindre une récession, définie par deux trimestres consécutifs de recul du PIB. Les économistes s'attendent à une croissance plus dynamique au deuxième trimestre autour de 3%, comme l'a rappelé la présidente de la Réserve fédérale américaine (Fed) Janet Yellen début mai affirmant que l'économie était "sur la voie d'une solide croissance".

 

Lors de son précédent recul début 2011, le PIB américain avait enregistré une baisse de 1,3%. L'économie américaine a été en récession, à la suite de la crise financière, de décembre 2007 à juin 2009.

Deuxième explication, le retrait annoncé ce jeudi 29 mai  "reflète des contributions négatives des stocks, des exportations, de l'investissement résidentiel et non résidentiel ainsi que des dépenses des gouvernements des Etats", indique le communiqué du ministère.

Les stocks  ont ôté 1,6 point de croissance

La révision en baisse de 1,1 point s'explique notamment par une nouvelle estimation des stocks qui montre que les industriels ont puisé dans ces stocks plutôt que de produire de nouveaux biens pour satisfaire la demande. Il en résulte qu'à eux seuls les stocks ont ôté 1,6 point de croissance.

Les dépenses d'investissement ont chuté de 11,7%, marquées par un recul de l'investissement non-résidentiel (-1,6% contre +5,7% au 4e trimestre), et de l'investissement dans les équipements (-3,1%). L'investissement résidentiel est en retrait de 5%.

Les exportations ont aussi reculé de 6% après avoir augmenté de 9,5% au trimestre précédent tandis que les importations, que l'on déduit du PIB, sont en hausse de 0,7%.

Si les dépenses du gouvernement fédéral ont progressé de 0,7% au premier trimestre après avoir chuté de 12,8% fin 2013 lors du bras de fer avec le Congrès qui avait conduit à une fermeture des services administratifs en octobre, celles des Etats et collectivités locales ont poursuivi leur recul (-1,8%). L'euro montait face au dollar, au lendemain d'un net repli, le billet vert ployant après des chiffres décevants de la croissance américaine, mais la prudence restait de mise du fait de spéculations persistantes sur un assouplissement monétaire imminent de la Banque centrale européenne (BCE).

Autre conséquence de cette contraction du PIB US, l'euro a grimpé face au dollar. Vers 16H00 GMT (18H00 à Paris), la monnaie unique européenne valait 1,3610 dollar, après être tombé vers 07H15 GMT à un nouveau plus bas depuis mi-février (1,3586 dollar), contre 1,3590 dollar mercredi vers 21H00 GMT.

Le ministère du Commerce américain publiera le 25 juin sa troisième et dernière estimation du PIB.

Baisse des inscriptions hebdomadaires au chômage

Pour leur part, Les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis ont reculé davantage qu'attendu pour la semaine close le 24 mai, selon les statistiques du département du Travail publiées également ce jeudi.

Elle se sont établies à 300.000 en données corrigées des variations saisonnières, marquant un recul de 27.000. Les analystes tablaient sur un moindre retrait, à 318.000 par rapport aux 327.000 de la semaine d'avant (chiffre révisé en hausse de 1.000). En moyenne sur un mois, les inscriptions au chômage reculent de 11.250 pour s'établir à 311.500. C'est la moyenne mensuelle la plus basse depuis août 2007, précise le ministère.

Il y a un an pour la même semaine, les allocations chômage atteignaient 350.000.

Le taux de chômage aux Etats-Unis est au plus bas depuis près de six ans à 6,3% en avril.

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a écrit le 30/05/2014 à 16:19 :
Comme je le dis depuis un moment, les USA vont mal. Sur les 500 entreprises américaines classées dans le Fortune US, près de 450 sont en faillite ou soutenues par l'injection permanente de capitaux de secours. Alors pourquoi le système semble -t-il en pleine forme ? Personne ne répond à cette question, je vais le faire. Bien entendu le risque d'un krack sur les dérivés qui pèsent plusieurs dizaines de trillions (milliers de millards) n'est pas exclu. Il ruinerait les épargnants mais reste considéré comme un effet collatéral pour la stratégie adoptée. Le constat effectué depuis longtemps au plus haut niveau est que les entreprises disparaissent. Nous avons durant des années pensé qu'elles étaient multipliables à l'infini. Sans faire d'analyse sur la question disons que le principe même de l'entreprise moderne est en réalité très récent. Le processus financier induit est basé sur l'accaparation de richesses par le crédit et les dérivés en sont une forme exacerbée. Le non crédit infligé à certains est donc une arme économique. Ceci a provoqué la création de géants dont nous sommes en général fiers comme la BNP qui est la première banque du monde par l'activité. Pourtant ces géants nous ruinent et nous excluent le plus souvent. Ces dernièrs progressent en absorbant l'effet de modernisation. Cependant ils atteignent un plafond qui commence à décroître. Pour les USA le nombre d'entreprises consolidées américaines de plus de 1 milliard de dollars de chiffre sera au maximum en projection de 2600 dans 7/8 ans si l'on excepte les 500 premières qui vont du plus haut à 5 milliards de dollars pour la dernière. Quant à la cohorte inférieure elle se divise en deux parts articulées autour de 550 millions de chiffre : celle qui va disparaître en montant pour devenir par fusion ou croissance des sociétés de plus de 1 milliard (rejoignant ainsi les effectifs de la projection) et d'autre part celle qui va régresser à zéro sur une période de 11-14 ans. Il n'y aura donc plus rien derrière les entreprises de plus de 1 milliard! Cela semble actuellement inimaginable. C'est bien le problème. Les gagnants de la sélection vont eux aussi diminuer. Jusqu'à présent leur nombre augmentait sans cesse mais en 2013 il a reculé de 3 et passera au rythme de 200 disparitions par an en 8-9 ans. Autant dire qu'il n'y aura plus d'établissements en dessous d'un chiffre de 5 puis 6 puis 7 milliards de chiffre (exepté des entreprises unipersonnelles mais chacun sera à terme une entrepise de ce type). Les USA seront représentés finalement par moins de 500 très grandes entreprises (Environ 195 selon mes calculs). La spirale des fusions actuelle illustre le processus. C'est donc cette incroyable finalité que la Bourse paie car elle est proche. Peu importe le krack s'il arrive, rien ne pourra (pense-t-on) enrayer le système en marche pour lequel il convient d'arriver les premiers. C'est la raison d'une hausse qui semble sans raison.
a écrit le 30/05/2014 à 9:45 :
C'est pour cela que les américains font pression pour que l'UE signe leur fameux traité de libre échange transatlantique...c'est leur dernière chance pour sortir la tête de l'eau.

et bien sur, l'UE, colonie des USA signera ce traité, sans demander l'avis des peuples (cela va de soit), et nous plongerons vers les abimes emporté par nos cher amis américains puisque ce traité n'a qu'un seul objectif premier: favoriser les intérêts des USA au détriment de l’Europe.
a écrit le 29/05/2014 à 23:36 :
si si ! c est une decouverte toute récente, et ca explique le recul americain !
allez , ce pays va retomber en recession a la fin de l année ,j en mets ma main a couper .
n ecoutez pas les chiffres du chomage et ecoutez plutot ca ,le taux d activité aux usa n a jamais été aussi bas depuis pres de 35 ans !
Réponse de le 29/05/2014 à 23:54 :
Les américains comme les français sont hyperactifs... sous leur couverture sociale.
a écrit le 29/05/2014 à 17:42 :
cela prouve que le libéralisme est un échec:-1% avec un déficit du budget énorme,je préfère le socialisme français qui avec moins de déficit fait 0.le libéralisme est une impasse ,sauf pour les banquiers!
Réponse de le 29/05/2014 à 19:01 :
cher collègue, je propose:
1) revalorisation de l'allocation de rentrée scolaire
2) revalorisation des allocations familiales dans un but social et nataliste (il nous faut plus d'enfants des parents pauvres!)
3) les enfants de familles non éduquées et pauvres ont trois fois moins de chances de réussir--> il nous faut plus de fonctionnaires dans l'education nationale
4) revalorisation du RSA
5) baisse des cotisations des fonctionnaires
6) exemption d'impôt sur le revenu pour 3.000.000 de menages
7) baisse de la TVA et augmentation de l'IS (taxons les profits!)
Réponse de le 29/05/2014 à 19:35 :
@ élu PS : et il n'est pas question de diminuer du nombre de ministères ?
Réponse de le 29/05/2014 à 20:28 :
Excellent programme chers confrères. Avec 1/4 d'assistés, 20% de naïfs et quelques soixante huitards attardés, on a de bonnes chances de vivre une dizaine d'années de plus sur le dos de nos chers con...patriotes. Ensuite, on trouvera bien d'autres balivernes pour finir notre carrière.
a écrit le 29/05/2014 à 17:03 :
Par hasard, j'ai aussi un membre de ma famille étant déjà travaillé dans une ONG et qui m'a confirmé ce même état de choses. C'est triste...
a écrit le 29/05/2014 à 16:37 :
???.... ça nous regarde ?....
Réponse de le 29/05/2014 à 17:16 :
oui ! Nous sommes tous interdépendants !
Réponse de le 29/05/2014 à 18:39 :
je dirais plutôt que nous (en France) en sommes tous DÉPENDANTS !
Réponse de le 30/05/2014 à 9:24 :
@@ Dildo Précision utile en effet.
a écrit le 29/05/2014 à 15:40 :
Quand vous citez le chiffre du chômage à 6,3 n'oubliez pas de mentionner que ce pourcentage est basé sur une population active qui est au plus bas depuis 1978, les analystes tablaient sur un pib à 1,1 pour finir à -1 et malgré le changement de calcul pour gonfler les chiffres, l'excuse de l'hiver rude ne tient pas la route, la Fed fait gonflée les marchés actions en impriment à tout va pendant que le pays s'effondre... tic tac tic tac tic tac...

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