Le Japon va exporter du riz de Fukushima trois ans après la catastrophe nucléaire

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Des sacs de 5 kilogrammes de riz en provenance de Fukushima seront vendus à Singapour à partir du 22 août. Ici, en photo, un champs de riz situé à Soma, à 40 km au nord de Fukushima Daiichi.
Des sacs de 5 kilogrammes de riz en provenance de Fukushima seront vendus à Singapour à partir du 22 août. Ici, en photo, un champs de riz situé à Soma, à 40 km au nord de Fukushima Daiichi. (Crédits : Reuters)
La Fédération japonaise des coopératives agricoles a annoncé qu'elle allait reprendre ce mois-ci du riz de la préfecture de Fukushima. Des sacs seront vendus à Singapour dès le 22 août.

Voilà une céréale sur laquelle beaucoup de regards risquent de se tourner. La Fédération japonaise des coopératives agricoles a en effet annoncé qu'elle allait recommencer à exporter ce mois-ci du Koshihikari, un des riz les plus réputés du Japon, en provenance de Fukushima. Une première depuis l'accident nucléaire survenu le 11 mars 2011.

Singapour pour première destination

La première destination de ce riz soumis à des contrôles particuliers sur la radioactivité sera Singapour. Les autorités de la cité-État ont montré leur "compréhension" vis-à-vis des mesures prises pour éviter la distribution de produits contaminés.

Des sacs de 5 kilogrammes de riz  y seront vendus dès le 22 août. Une campagne de promotion aura lieu sur place pour expliquer que ce riz est sûr et qu'on peut le consommer en toute tranquillité.

De fortes restrictions sur les aliments

Le riz de Fukushima, contrôlé, est déjà vendu dans l'archipel, mais les pays étrangers comme la Chine et la Corée du Sud qui importaient ce type d'aliment de la région de Fukushima (nord-est) avant la catastrophe atomique ont stoppé les achats par précaution. Singapour est la seule destination qui a accepté de recevoir à nouveau cette production, pour le moment.

Plusieurs pays imposent encore de fortes restrictions sur les aliments de la province agricole et rizicole de Fukushima.

Tentatives de prouver que les produits sont sûrs

Le gouvernement, la Fédération des coopératives, les collectivités locales et diverses organisations japonaises s'échinent à tenter de prouver que les produits de Fukushima mis sur le marché sont sûrs, c'est-à-dire dans le strict respect de la limite sévère de césium radioactif fixée à moins de 100 becquerels par kilogramme.

La population étrangère et une partie des Japonais restent méfiants et réticents à acheter les fraises, pêches, concombres, tomates ou autres produits de la région saccagée par le désastre atomique provoqué par un gigantesque tsunami.

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Commentaires
a écrit le 20/08/2014 à 9:05 :
Paquets à ouvrir avec précaution: les grains de riz mutant ont tendance à se carapater.
a écrit le 19/08/2014 à 22:40 :
Je conseille à ceux que cela ne choque pas de donner donc ce riz à leurs enfants et aller se baigner à la Hague où des substances radioactives sont toujours déversées en mer allez-y et envoyez nous les photos ! Le nucléaire est une folie : produire de l'électricité durant 40 ans dans une centrale et ensuite avoir à traiter , reconditionner et surveiller des déchets très toxiques durant 100 000 ans cela n'a pas de sens , c'est une folie pure que devront payer les milliers de générations futures .
Réponse de le 20/08/2014 à 6:35 :
Entièrement d'accord. Le pire c'est que les japonais n'ont pas honte de vendre un produit avec du césium (qui respecte la limite autorisée, ah ah ah). Une limite fixée par le lobby nucléaire ? Ayez confiance!
a écrit le 19/08/2014 à 22:28 :
Il y a fort à parier que la valse des étiquettes est déjà en place depuis un bon petit moment en Asie...
a écrit le 19/08/2014 à 18:10 :
le riz de Fukushima n'est plus cantonné
a écrit le 19/08/2014 à 12:43 :
J'ose espérer qu'il sera correctement étiqueté et pas trop noyé dans un mélange de riz origine "Asie" afin de permettre de l'éviter. Parce que à 100 becquerels par kilogramme...
Réponse de le 19/08/2014 à 15:52 :
Non non. Reconnaissable au cadeau dans le paquet : un compteur Geiger.
Réponse de le 19/08/2014 à 19:26 :
Pour info 100 Becquerel/kilo, c'est la radioactivité du corps humain .
Réponse de le 20/08/2014 à 19:39 :
oui mais pas en Cs137 et qui dit Cs137 après accident grave dit aussi (en moindre quantité mais 10 000 fois plus radiotoxiques) américiums, plutoniums et autres joyeusetés que l'on se garde bien de mesurer. Que je sache, le potassium 40 c'est pas très dangereux, le cocktail présent dans le combustible usé, un peu plus ...
a écrit le 19/08/2014 à 12:06 :
Même en Israël ?
a écrit le 19/08/2014 à 11:41 :
Je propose la recette suivante, dite "atomique" : du riz de Fukushima, avec des champignons de la région de Tchernobyl...
Réponse de le 19/08/2014 à 15:51 :
Il me semble que la commission européenne a voté, il y a environ un an, l'autorisation de mettre des déchets radioactifs dans des matériaux de construction...
a écrit le 19/08/2014 à 11:30 :
Au-delà de la radioactivité possible du riz, il serait bon de savoir aussi, si celle-ci n'a pas modifié sa structure génétique ?
a écrit le 19/08/2014 à 11:14 :
ouais, et vivent les CANCERS à VENIR !!!!!
a écrit le 19/08/2014 à 11:14 :
Ca peut remplacer une ampoule fluo compacte pour l'éclairage? 100 Bq par Kg, Les normes on sévèrement été revues à la hausse pour pouvoir commercialiser se riz. C'était combien la limite avant?
a écrit le 19/08/2014 à 10:45 :
C'est l'histoire d'un mec qui tombe et qui se repete : "jusqu'ici, tout va bien".
a écrit le 19/08/2014 à 10:15 :
comme cela je n aurais plus à la chercher dans les rayons de mon supermarché, il sera fluorescent.

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