Inde : les voleurs pillent la banque "à l'ancienne", en creusant un tunnel

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89 coffres de la Punjab National Bank ont été vidés par les malfaiteurs.
89 coffres de la Punjab National Bank ont été vidés par les malfaiteurs. (Crédits : Then Indian Express)
Un braquage... à l'ancienne. En perçant un passage souterrain de 40 mètres de long, des cambrioleurs sont parvenus à atteindre la salle des coffres de la Punjab National Bank, dans le nord de l'Inde et à dérober un butin conséquent.

Ce n'est peut-être pas le casse du siècle, mais les malfaiteurs sont néanmoins repartis mardi 28 octobre avec des centaines de milliers de dollars en liquide et en bijoux. Sans employer de moyens sophistiqués: les voleurs sont partis d'une maison abandonnée voisine de la banque (située dans l'État de Haryana), et ont creusé un tunnel jusqu'à la salle des coffres.

Ils se sont emparés du contenu de 89 coffres, rapporte la presse indienne, probablement à l'aide de simples "cisailles" et sont repartis par le même chemin.

"C'est un travail qui a été effectué avec précision. Il semblerait que les voleurs étaient manuellement expérimentés et avaient une parfaite connaissance du mécanisme de ces coffres et de la configuration de la salle", a expliqué un officier au journal The Indian Express.

Une simple chape de ciment

Mais ce qui pose surtout question, c'est le niveau de sécurité visiblement faible de la banque, dénoncé par la police locale. Car, pour accomplir leur forfait, les cambrioleurs ne se sont heurtés qu'à une simple chape de ciment sous la salle des coffres.

"Le travail des voleurs a été facilité par le fait que le sol de la salle des coffres était en ciment ordinaire", a déclaré Arun Nehra, porte-parole de la police de l'État. "Ils l'ont facilement percé" avec de banals outils en fer.

L'établissement bancaire a déclaré que le sol était construit selon les normes en vigueur édictées par la Banque centrale, à savoir qu'il présentait une épaisseur d'une vingtaine de centimètres de béton. Des arguments bien maigres selon les clients victimes du vol qui ont décidé de poursuivre la banque et ses dirigeants en justice pour négligence.

Une affaire prise très au sérieux

Si l'histoire peu paraître anodine, elle suscite néanmoins un certain remue-ménage en Inde. Le cabinet du Premier ministre lui-même a dépêché mercredi ses meilleurs enquêteurs sur le lieu du casse pour inspecter la scène.

Des affaires similaires auraient déjà été enregistrées dans d'autres régions, et il s'agirait de démanteler au plus vite ces "gangs" de malfaiteurs, a expliqué "l'équipe spéciale d'investigation":

"Il est fort probable qu'un autre gang d'un État voisin ait adopté le même modus operandi. En nous déplaçant, cela pourrait aider à résoudre cette affaire plus rapidement."

Une affaire qui rappelle notamment le "casse du siècle" commis en 1971 par le gang des égoutiers à Nice. Albert Spaggiari et ses complices avaient creusé un tunnel pour dévaliser la salle des coffres de la Société Générale. Peut-être ont-ils été une source d'inspiration pour leurs homologues indiens...

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Commentaires
a écrit le 31/10/2014 à 3:12 :
Il faut bien le milliard de pauvres indiens occupent leurs journées lorsqu'ils ne copulent pas...
Réponse de le 31/10/2014 à 6:59 :
C'est pas un peu raciste ça...
a écrit le 30/10/2014 à 21:46 :
40 mètres ça représente quelques camion de terre... En plus de ne pas avoir de système de sécurité fiables ils manque de yeux sur leur employés... Quand a la percer de la dalle, ça ne se fait pas sans bruit, leur vigile il était où???
a écrit le 29/10/2014 à 18:55 :
Vive l'export français : Ils on dû visionner le bio-pic sur Albert Spaggiari !!
a écrit le 29/10/2014 à 14:40 :
Ce sont des émergeants, LOL !!
Réponse de le 29/10/2014 à 15:07 :
Certes. Mais ils ont les meilleurs "ingénieurs" du monde : 40 m sans se retrouver à Pékin, et en oubliant pas d'emporter des cisailles, là, c'est fort.
Bon, d'hab., ici, on utilise des torches à combustion post-compensée afin de ne pas bruler les billets. Mais ils s'adaptent, ils luttent, ils ont compris le sens du mot profit.
Je compte sur eux pour la suite.
a écrit le 29/10/2014 à 14:18 :
Au moins, et contrairement aux nouvelles méthodes occidentales, "l'ancienne méthode" indienne n'a pas fait des victimes parmi les clients ou les fonctionnaires de la banque. C'est de l'Arsène Lupin, très romantique….
Réponse de le 29/10/2014 à 14:38 :
éééh oui. Ca devient dur. Comme on peut plus acheter le matériel pour détourner les caméras vidéo et les torches plasmer pour percer les coffres, on est obligés de braquer des Lidl...
Où est la belle époque..?? On finit par déprimer...
a écrit le 29/10/2014 à 14:14 :
C'est très courageux d'autant plus que la-bas les malfaiteurs risquent la peine de mort, en France pour les même fait de la prison avec sursis et encore pas sur.
a écrit le 29/10/2014 à 13:48 :
Dites, La Tribune.
La moindre des politesses serait, au minimum, de me dire ce qui vous gène dans mes commentaires.
Certes, mes plaisanteries sont parfois critiques. Mais votre ligne éditoriale, elle, baigne dans le flou. Et le flou n'est jamais bon...
Réponse de le 29/10/2014 à 13:53 :
Pas la peine, Yvan, mes commentaires se retrouvent eux aussi souvent la cible de la "censure tribunale" ; et pourtant ils ne portent tout au plus qu'une ironie fine ou une petite provocation qui pourrait s'avérér didactique même. On me les censure sans plus, et c'est pas poli, je trouve.
a écrit le 29/10/2014 à 13:34 :
Payday 2, mode stealth !

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