Draghi veut agir vite, la chute de l'euro s'accélère

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Mario Draghi, président de la Banque Centrale européenne, veut accélérer la lutte contre la déflation
Mario Draghi, président de la Banque Centrale européenne, veut accélérer la lutte contre la déflation (Crédits : Reuters)
L'euro, qui valait 1,25 dollar le 16 décembre, est tombé momentanément sous 1,20 dollar vendredi 2 janvier, au plus bas depuis juin 2010. Les déclarations de Mario Draghi, qui veut accélérer le pas, donnant à penser qu'il renforcera son action contre la déflation ("Quantitative Easing") dès le 22 janvier, expliquent ce mouvement

L'euro poursuivait sa chute face au dollar vendredi, lesté par les commentaires du président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi sur la préparation de mesures en réponse au risque de déflation en Europe.

L'euro est tombé ce vendredi jusqu'à 1,197 dollar, alors qu'il valait encore 1,25 dollars le 16 décembre. A moins de 1,20 dollar, il est au plus bas depuis juin 2010. Cette accélération tient pour l'essentiel au lancement probable le 22 janvier d'une politique monétaire plus accomodante, destinée à éviter la plongée de l'Europe dans la déflation.

Draghi envisage de nouvelles mesures

Dans son interview au quotidien économique allemand Handelsblatt vendredi, Mario Draghi a signalé que la BCE se préparait "techniquement pour modifier début 2015 l'ampleur, le rythme et le caractère des moyens à mettre en place s'il devenait nécessaire de réagir à une trop longue période d'inflation trop faible".

L'inflation en zone euro pointait à 0,3% en novembre et pourrait passer en territoire négatif, notamment avec la chute des cours du pétrole.

"Les commentaires de Mario Draghi (...) indiquent que la BCE se prépare à agir à sa réunion de janvier, car il a souligné que le risque de voir la banque centrale ne pas parvenir à remplir son mandat était plus grand qu'il y a six mois", note Howard Archer, analyste chez IHS.

Un assouplissement quantitatif bientôt annoncé

Lee Harman, analyste chez FX Daily, pense lui aussi qu'un programme d'assouplissement quantitatif pourrait être annoncé à la prochaine réunion du 22 janvier. Un tel programme revient à injecter des liquidités dans le système financier de la zone euro pour stimuler l'activité économique. Mais cela tend également à diluer la valeur de la monnaie unique, la rendant moins attrayante pour les investisseurs. D'où la baisse de la devise européenne. Cette chute de l'euro n'est pas pour déplaire à Mario Draghi: elle est gage de soutien à la croissance, via des exportations en hausse, grâce à une meilleure compétitivité, et d'inflation importée: les prix des biens achetés hors zone euro vont mécaniquement augmenter, ce qui va contribuer à éviter la déflation.

Concrètement, la BCE pourrait procéder à des achats massifs d' obligations de pays de la zone euro en difficulté financière, en créant des euros. Ces titres sont considérés comme des actifs risqués.

L'approbation d'Angela Merkel?

C'est en raison de ce risque que subsiste une incertitude sur l'attitude du gouvernement allemand, face à cette plus que probable inflexion de la politique de la BCE. Un gouvernement qui a toujours accepté avec beaucoup de réticence les évolutions dans la politique monétaire menée au sein de la zone euro.

La chancelière Angela Merkel validera-t-elle l'initiative du président de la BCE, Mario Draghi, comme elle l'avait fait en août 2012 ? Après avoir tergiversé pendant des mois, elle avait alors apporté un soutien très remarqué à Mario Draghi qui avait promis, quelques semaines auparavant, de prendre toutes les mesures nécessaires, quoi qu'il en coûte pour préserver l'euro.

L'appui d'Angela Merkel avait été déterminant pour convaincre les marchés que Mario Draghi avait le soutien politique nécessaire pour passer de la promesse à l'action et pour que les paroles du président de la BCE puissent faire leur effet.

Un soutien de Berlin toujours aussi nécessaire

Aujourd'hui, deux ans et demi plus tard, un nouveau soutien de Berlin est tout aussi nécessaire. Sans lui, l'assouplissement quantitatif (QE) - c'est le nom du programme d'achat de dettes avec de l'argent frais - risque d'être inefficace.

En outre, une divergence de vues entre l'Allemagne et la BCE, les deux piliers de la zone euro, serait dévastateur pour la crédibilité de la zone euro.


Lignes rouges

"La position de l'Allemagne sur le programme QE est sans doute la question la plus importante pour la BCE en ce moment", estime Marcel Fratzscher, qui dirige l'institut économique DIW à Berlin et qui a travaillé auparavant à la banque centrale de la zone euro. "Le soutien de Merkel, et de (Wolfgang) Schäuble (le ministre des Finances allemand) sera absolument vital."

A Berlin, on craint que le QE, qui pourrait donc être lancé lors de la prochaine réunion de gouverneurs de la BCE le 22 janvier, n'incite les pays du sud de la zone euro à lever le pied en matière de réformes. Certains estiment qu'injecter de l'argent frais dans le système sèmerait les graines d'une future crise.

Le risque d'une réaction allemande négative


"Si la BCE ne fait pas attention à la manière dont elle fait le QE, la réaction en Allemagne sera féroce", dit un responsable allemand sous le sceau de l'anonymat. "Si vraiment le QE est mis en place, ce qui semble être bien parti, il faut qu'il se passe de façon à ce qu'il ne soit pas torpillé par les politiques allemands. Draghi a besoin de savoir quelles sont les lignes rouges."

Le débat sur le plan politique risque d'être compliqué par la montée en puissance d'Alternative pour l'Allemagne (AfD), formation eurosceptique qui n'existait pas en 2012.
 Ce parti, créé en 2013, a obtenu des élus dans trois parlements régionaux en Allemagne et sept députés au Parlement européen. Une crise est ouverte au sein du parti à propos de sa stratégie et de son leadership.

En outre, l'incertitude à propos des élections législatives anticipées du 25 janvier en Grèce, qui pourraient porter au pouvoir le parti de gauche Syriza, qui entend renégocier les conditions de l'aide financière internationale accordée à Athènes, trouble un peu plus l'horizon.

Risque juridique?

Autre épée de Damoclès, le QE risque d'être refusé par la Cour constitutionnelle allemande de Karlsruhe. En février 2014, celle-ci avait estimé que le programme d'achat d'obligations OMT dévoilé par Mario Draghi dans les mois ayant suivi sa promesse de "tout faire" de l'été 2012, bien que jamais utilisé, était contraire à une disposition sur le financement des Etats.

Le dossier avait alors été transmis à la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) à Strasbourg qui doit se faire communiquer un premier avis sur la question le 14 janvier. Sa décision définitive est attendue pour la mi-2015.

"Il y a un consensus dans le marché selon lequel la CJUE ne trouvera rien à redire au programme d'achat d'obligations, mais il y a un risque", résume Elga Bartsch, économiste Europe chez Morgan Stanley. "Berlin s'inquiète des conséquences de la décision de la CJUE pour la Cour constitutionnelle allemande. La BCE le prend aussi très au sérieux. Sinon, elle aurait déjà bougé en décembre."

Les banques centrales nationales pourraient se retrouver en première ligne


Si la BCE joue la prudence avant la décision finale, il y a des chances que, dans le QE, les risques liés aux obligations achetées soient à la charge des banques centrales nationales. Cette idée a été suggérée le mois dernier par le président de la Bundesbank, Jens Weidmann. "C'est une solution qui pourrait marcher pour l'Allemagne", estime le responsable allemand ayant requis l'anonymat.

Dans ce cas de figure, Angela Merkel pourrait se sentir plus à l'aise pour donner son quitus au QE. Sauf qu'en limitant la portée du programme, cela risque de décevoir les marchés et de ne pas être suffisant pour faire redémarrer la machine économique de la zone euro.

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Commentaires
a écrit le 05/01/2015 à 14:25 :
L'euro chute de plus en plus, le rouble remonte bizarre le silence des médias alors qu'ils
excellaient à montrer la supposée faillite de la monnaie Russe...
a écrit le 05/01/2015 à 10:41 :
Je croyais qu'il etait trop fort?
quelle cacophonie, que de mensonges, l'Europe nous tue ..
a écrit le 05/01/2015 à 7:57 :
A cette vitesse l'euro vaudra un dollar à la fin janvier 2015....
Réponse de le 16/01/2015 à 15:48 :
il faut être "Réaliste" :: l'euro " tombera " à 1 dollar et 0,80 chf avant février !
>c'est bien ce que souhaitait (y'a 3 mois) M. Draghi pour relancer " notre machine europe" et acheter moins de produits hors Europe devenus ainsi plus chers +17%
= aussi l'inflation souhaitée ! !
a écrit le 04/01/2015 à 19:56 :
Mario Draghi est l'homme de la situation. Il sait entretenir le mystère et parler à demi-mot aux marchés. C'est son job : dissuader la spéculation sur la monnaie. L'euro a démarré en 2001 à parité avec le dollar. Pour diverses raisons les américains ont souhaité une monnaie faible alors que tous les gouvernements européens orgueilleux voulaient une monnaie forte. Cela n'a pas empêché l'économie américaine de sombrer après plusieurs années de prospérité en 2008. Une politique monétaire ne fait que gagner du temps. Pour se donner le temps, la banque centrale a décidé que le prix du temps (l'intérêt) était nul. Elle ne remplacera jamais une politique économique cohérente. La France a décidé d'en profiter pour continuer à s'endetter à 100 milliard par an afin de préserver le pouvoir de l'état et de sa bureaucratie jusqu'en 2017. Cela risque de faire court.
a écrit le 04/01/2015 à 19:23 :
"Draghi a besoin de savoir quelles sont les lignes rouges."

Il sait parfaitement quelles sont les lignes rouges et l'idée de faire supporter les risques par les Banques Centrales nationales non seulement ne limite en rien le risque puisqu'il reste systémique mais qui plus est, enfreint de facto l'article 123 du TFUE qui interdit à la BCE de financer les Etats. N'importe quelle juridiction (nationale ou européenne) pourra donc faire condamner la BCE au moindre problème.

Pour ma part, je ne crois pas un seul instant à un QE à l'américaine. Tout ça, c'est de la com pour faire baisser l'euro et pour le moment, ça fonctionne.
a écrit le 04/01/2015 à 17:19 :
laissons la Grèce avec l'Euro pour les punir et sortons tous en revenant aux monnaies Nationales .
Réponse de le 04/01/2015 à 21:11 :
super idée mon ami!!!!
a écrit le 04/01/2015 à 15:01 :
regardez bientot la grèce va sortir de l europe la chanceliere allemande n est plus contre..l angleterre va suivre ...cherchez l erreur
a écrit le 04/01/2015 à 14:37 :
Pour l' Euro devienne intéressant pour notre pays, il faudrait qu'il tombe de moitié , alors les entreprises redémarraient après une stagnation de 15 ans .
Réponse de le 04/01/2015 à 19:03 :
@Jojo : pour la France, c'est un peg à 1 avec le dollar qu'il faudrait pour rester compétitif selon les économistes. Mais même avec ce taux de change, il restera le problème de compétitivité intra-zone euro et là, c'est pas gagné puisque les économies des pays membres ne cessent de diverger.

Et ceux qui pensent (les gouvernements et les élites européennes) que cela finira par converger ont tout simplement tort car ce qui fait l'économie d'un pays, c'est son peuple. Les Grecs ne deviendront pas des Allemands pas plus que les Français d'ailleurs. C'est pourquoi l'euro est appelé à disparaître. Ce n'est qu'une question de temps. Ni plus, ni moins.
a écrit le 04/01/2015 à 13:36 :
L'arnaque et le mensonge continus !!
Quand le baril est passé de 60 à 120 dollars on a crié à la catastrophe à chaque étape ( 80,90,100 etc) et maintenant que ça descend à nouveau c'est la catastrophe !!!!
L'Euro à 1.37 il y a 7:8 ans c'était bien, puis 3/4 ans après c'était trop et maintenant que l'on est à 1.20 c'est la catastrophe et il faut faire quelque chose !!!!
Jusqu'à quand va-t-on se foutre de nous pour nous presser encore ??????
Réponse de le 04/01/2015 à 19:05 :
+1 Fiscalité européenne tous le monde au même pourcentage .salarier entreprise .tva réduite à 5,5 augmentation des salaires pour les entreprises à forte rentabilité taxe social sur les importations hors zone .création armée européenne pour réduction des coûts ect ........
a écrit le 04/01/2015 à 13:25 :
En Helvétie on parie sur la disparition de l'Euro....
Réponse de le 05/01/2015 à 17:37 :
Et on Europe on parie sur la disparition de l’Helvétie ?
a écrit le 04/01/2015 à 11:02 :
échec et mat.
a écrit le 04/01/2015 à 10:17 :
Et heureusement que le pétrole baisse car avec la baisse de l'euro toutes les importations vont être plus chères et comme nous sommes en déficit de la balance commerciale extérieure cherchez l'erreur
Réponse de le 04/01/2015 à 12:15 :
Le 1er janvier il n'y a pas eut d'augmentation??? On m'aurait menti !
a écrit le 04/01/2015 à 0:50 :
On nous aurait donc menti en nous disant que l'Europe et l'euro nous protégaient????? En attendant, il y a en beaucoup, et en particulier beaucoup de fonctionnaires européens, qui en profitent car la crise n'est pas pour eux!!!!
Réponse de le 04/01/2015 à 11:06 :
N'infantilisez-pas, c'est ridicule !
Réponse de le 04/01/2015 à 11:33 :
@ Yves: Mensong... n'infantilise pas; les fonctionnaires font tous un effort en réduisant leur coûts et surtout leur nombre sauf... les politiciens bien sûr... Pourtant c'est eux qui nous coutent le plus et quand on voit leurs utilité depuis 20 ans, c'est a ce demander à quoi ils servent. Détournement de l'argent publique, décision d'acheter des projets absurde comme écomouv' qui va nous couter très cher, lois pour mettre des radar fixe au nom de la sécurité en plein milieu d'une route vide alors qu'une école est a moins de 2 km (même principe avec les policiers/gendarmes qui vérifie la vitesse au sortie des ville a leur de la sortie scolaire)... Et sinon pour la France, la seule chose qu'ils semble faire c'est attendre...
a écrit le 03/01/2015 à 19:56 :
Que vont devenir les rentiers allemands ?
Réponse de le 03/01/2015 à 23:45 :
Je ne suis pas inquiet pour les allemends, ce sont des bosseurs qui ne se plaignent pas. Un peu le contraire des francais, italiens et autres pays geres par les gauchistes.
Réponse de le 04/01/2015 à 1:30 :
@Pat1768

De quelle catégorie d'allemands parlez-vous? Celle qui exploite la misère de l'Est ou celle qui se fait exploiter?
a écrit le 03/01/2015 à 18:59 :
On a vraiment l'impression que la valorisation de l'euro n'est jamais bonne, trop haut, trop bas,...A force de tous ces atermoiements, on donne du grain à moudre à ceux qui veulent le bannir.
a écrit le 03/01/2015 à 16:04 :
L'état socialo-étatiste est mortifère. Le secteur privé seul pourvoyeur direct de pouvoir d'achat réel est méprisé, écrasé par le socialisme. Ce pays crèvera sous son état vampire. Pas de solution sauf la ruine suivie de la reconstruction libérale. Dans 10 ans ou 20 ans? En attendant il faut fuir la violence et la corruption de la "république" misérable et minable qui va entrainer tout le monde dans la pauvreté.
Réponse de le 03/01/2015 à 17:30 :
Si vous remplacez le mot "euro" par celui d'"Europe" le titre gardera toujours son impeccable logique. Expérimentez et racontez-nous votre expérience.
Réponse de le 03/01/2015 à 17:52 :
@Pierpaul lesage
"Pas de solution sauf la ruine suivie de la reconstruction libérale."...Le libéralisme, c'est l'esclavage, l'exploitation des faibles par le pouvoir de l'argent, par la séquestration des pouvoirs politiques, de police, sous couvert de démocratie.
Le libéralisme dans la façon dont vous le concevez ressemble beaucoup à une dictature.
Réponse de le 03/01/2015 à 19:04 :
Mais le libéralisme à l'américaine il est bel et bien une dictature, mon vieux camarade de guerre, une sacrée dictature d'ailleurs ! hehehe
Réponse de le 03/01/2015 à 20:04 :
Je n'ai pas l'impression que notre société, socialiste depuis bien longtemps, soit très démocratique avec un pouvoir qui confisque le droit d'être contre!!!! Peut-être est-ce cela pour vous une société "libre" du pouvoir de l'argent?
Réponse de le 04/01/2015 à 8:48 :
@PierPaul, votre commentaire démontre l’état de délabrement de votre pensée. Sur un article parlant de l’euro et de problèmes transverses à toute l’Europe, alors que celle-ci applique une politique néo-libérale — tient, celle que vous semblez soutenir —, vous venez nous expliquer que c’est à cause du socialisme. Il n’est question de socialisme nulle part. Le PS français n’est pas socialiste. L’UE n’est pas socialiste.

Les deux ne sont que des libéraux qui cachent leur jeu, car les peuples, eux, savent que le libéralisme n’est qu’une féodalité nouvelle légitimant la domination des riches.
Réponse de le 04/01/2015 à 9:54 :
La collectivité choisit la production, les producteurs, les prix et les salaires à la place des individus.
La collectivité choisit la consommation des individus pour qu'elle soit globalement exactement égale à la production.
Il n'y a aucun problème de chômage.
Il n'y a aucun déchet.
Tout est parfaitement réglé.
a écrit le 03/01/2015 à 15:40 :
vous parlez assouplissement ou baisse de l'euro? On nous sort 1,20... on a déjà perdu en pouvoir d'achat 10%?
Et l'Allemagne est-t-elle favorable à une dévaluation?
Pourquoi ne pas remonter la compétitivité et l'industrie en passant l'innovation... comme disait de Gaulle l'autre jour dans la presse: il faut etre premier, on nous classe cancre à 23e. On voit la corrélation directe avec le taux de chômage.
a écrit le 03/01/2015 à 15:39 :
AUX ETATS unis,la baisse du petrole tres peu taxe a donne du pouvoir d'achat et provoqué une relance en France on fait le contraire on TAXE ET RETAXE plus 4 cts resultat la baisse du petrole ne donne pas le pouvoir d'achat qui ferait repartir la croissance ??,alors mr MACRON IL FAUT AUTRE CHOSE QUE DES PAROLES
Réponse de le 03/01/2015 à 20:22 :
Autorisation du petrole schiste c est pourtant simple non
Réponse de le 04/01/2015 à 13:21 :
POLLUER LES NAPPES FREATIQUES, AVOR DU GAZ DANS DES ROBNNETS D"EAU , PROPRIETAIRES ET ANIMAUX EMPOISONNES.
LOBBIES SUR-BENEFICIAIRES A MILLIARDS FACE A DES PROPRIETAIRES
FLOUER ET IMPUISSANTS ! : SIMPLE OUI MAIS PAS UNE SOLUTION MAIS DES PROBLEMES EN PLUS
a écrit le 03/01/2015 à 15:32 :
En France, on entend dire l'Etat crée l'emploi... seulement c'est l'inverse dans les faits. L'impôt et le déficit relancent le chômage et l'import...
On nous sort il faut amener l'emploi au chômeur... mais 400 000 sont obligés de quitter leur pays!
a écrit le 03/01/2015 à 15:23 :
mais l'absence de Q.E. est une catastrophe car, au point ou on en est, on fait éclater la bulle obligataire avec toutes ses conséquences pour la zone Euro.
La BCE n'est plus maître du jeu.
Elle est condamnée à agir pour rien.
C'est la fuite en avant !
a écrit le 03/01/2015 à 14:46 :
« Nous possédons dans ce pays l’une des institutions les plus corrompues que le monde ait jamais connu.
Je veux parler de la Banque centrale américaine. Cette institution a appauvri les citoyens des Etats-Unis et a presque mené notre gouvernement à la faillite.
Tout ceci est dû aux pratiques frauduleuses des vautours qui contrôlent cette situation.
Un super état dirigé par les banquiers et les industrialistes internationaux qui s’associent avec plaisir pour asservir le monde »
Louis McFadden
Ou encore :
« Le capital doit assurer sa propre protection par tous les moyens possibles, grâce à la coalition et à la législation. Les dettes doivent être collectées et les hypothèques interdites le plus rapidement possible. Lorsque les personnes ordinaires perdent leurs maisons à travers le processus de la loi, elles deviennent plus dociles et peuvent plus facilement être dirigées grâce au bras fort du gouvernement représenté par les principaux acteurs financiers et par une puissance centrale due aux richesses.
Ces vérités sont bien connues de nos principaux intervenants qui s’appliquent désormais à créer un impérialisme permettant de gouverner le monde.
En divisant les votants grâce au système de parti politique, nous les manipulons afin qu’ils dépensent toute leur énergie pour des problèmes n’ayant aucune importance. C’est donc grâce à une action discrète que nous garantirons la pérennité de ce que nous avons si bien planifié et accompli. »
1924 US Banker’s Association Magazine
a écrit le 03/01/2015 à 13:38 :
Trop haut, trop bas...jamais content.
a écrit le 03/01/2015 à 13:33 :
Le problème n'est pas l'euro mais l'UE qui n'est pas une zone homogène et stable!
a écrit le 03/01/2015 à 13:29 :
Bizarre... Personne pour redire que l'Euro était trop haut et que c'est en principe une bonne nouvelle. Bizarre... Les girouettes sont rouillées..??
a écrit le 03/01/2015 à 13:00 :
Faut laisser l'Euro prendre ça réelle valeur, c'est important pour cette reprise de l'économie, ne bazardons nos devises pour soutenir un Euro étrangleur . On en souffre depuis trop longtemps( 2001) Un peu de clairvoyance chez nos politiques payés fort cher pour aucun résultat .
a écrit le 03/01/2015 à 12:17 :
La baisse de l'euro ne favorise que les entreprises qui vende déjà a l'export mais n'aura aucun impact sur les investissements en zone, l'UE ne génère aucune confiance!
a écrit le 03/01/2015 à 12:03 :
Goldman&Sachs a prevu un euro a 1.15 dollar pour fin 2015. Cette info date de debut 2014. On voit que leur annonce se realise...
Réponse de le 03/01/2015 à 14:55 :
Bizarre non ?
Réponse de le 04/01/2015 à 18:47 :
Prévoir une diminution de l'euro façe au dollar est somme toute assez logique si on accepte l'hypothèse faite début 2014 que les EU verraient leur croissance supérieure à celle de la zone euro.
a écrit le 03/01/2015 à 11:41 :
Bonjour,
En fait il y a une belle entourloupe dan cette histoire. Le problème ne vient pas de l'euro qui baisse mais du dollars qui monte. Ce qui m'étonne de la part de Draghi c'est qu'il prévoit une planche à billet appelée pudiquement quantitative easing mais l'afflux de liquidité justement à pour effet de baisser la valeur de la monnaie et c'est au détriment des citoyens qui vont voir se créer une inflation artificielle des prix alors que leurs salaires stagnent. Tout cela est organisé uniquement pour que les pensions de retraites par capitalisation qui sont indexées sur les monétaires en euro, n baissent pas. Je pense qu'il n'est ni dans l’intérêt des entreprises ni dans l’intérêt des citoyens qu'il y ait une manipulation du cours de l'euro car dans les faits toutes les entreprises et les citoyens eux mêmes retrouvent des marges de manœuvre grâce à cet euro affaibli et à la baisse du pétrole cumulée. Cela permet des économies d'échelles et une compétitivité accrue l'international.
Il faut vraiment que l'Europe arrête de jouer le jeu de l'Allemagne qui a 15% de pauvreté, n'entretient pas ses routes et son armée et ne s’occupe que des excédents qu'elle ne redistribue pas ni à sa population, ni à ses voisins en difficulté et se réfugie vers un pacte de stabilité qui n'a qu'une vocation : La maintenir numéro un en Europe au détriment de ses partenaires.
Si l'UE doit continuer ainsi il n'y aucun intérêt à y rester et pourtant je suis un européen convaincu si on changeait la représentativité, les règles communes et que l'on mettait en place une constitution votée par les peuples et non par les États ET que l'économie était organisée AVEC les citoyens et non CONTRE eux.
Aujourd'hui l'UE est un désastre économique et sociale et le parlement n'est même pas écoutée par la commission alors que cette dernière n'a aucune légitimité démocratique ... .
Réponse de le 03/01/2015 à 12:07 :
L allemagne n entretient pas ses routes ??? C est le contraire ils sont toujours en train de les retaper, a chaque fois une section plus loin. Je le sais car je traverse l allemagne 8 fois par an et vous d ou vous vient cette info?
Réponse de le 03/01/2015 à 12:22 :
La baisse de l'euro favorise les exportations françaises.
Réponse de le 03/01/2015 à 12:49 :
Certes, mais par contre diminue le chiffre d'affaires des entreprises.
Réponse de le 03/01/2015 à 14:42 :
@Sailor : Tout comme vous j'y vais très souvent pour raisons professionnelles et leurs routes sont toujours en travaux car sur la décennie 1995-2005 le minimum a été fait et à présent qu'il y a une crise structurelle mondiale (ce n'est pas du tout un crise conjoncturelle ça ne va pas passer, le monde va changer et s'adapter à la nouvelle donne) les travaux autoroutiers leur permettent de faire de la relance keynesienne et de justifier que leurs excédents commerciaux ne soient pas utilisés pour aider le budget de relance européen voulu par juncker... .
Réponse de le 03/01/2015 à 19:09 :
Et en France 60% sont pauvres et les gens sans dents ...
Ces fameux pauvres en Allemagne ont un meilleur niveau de vie que les très riches en France ...
Réponse de le 04/01/2015 à 6:13 :
@Peter
Franchement, la pauvreté en Allemagne n'est pas un invention. Ce n'est pas parcequ'un pays est riche que les habitants le sont forcément. Faites un tour dans la campagne américaine ou les banlieues US (je vous déconseille ce dernier choix si vous souhaitez rester en vie).
Réponse de le 04/01/2015 à 14:21 :
@Peter : Vous vous trompez totalement, la France à un taux de pauvereté à 9% pour 66 Millions d'habitants. L'Allemagne est entre 15% et 16% pour 89 Millions d'habitants et il n'y a pas de RSA en Allemagne lorsque vous n'avez plus droit à rien vous allez dormir sous les ponts.
L'Allemagne a fait le choix des entreprises et des banques alors qu'en France on essaye de maintenir un équilibre entre bien être du citoyen et prospérité des entreprises. L'équilibre est difficile à trouver mais au moins on essaye.
Le problème que nous avons en France c'est que nos avantages nous apparaissent tellement normaux qu'on en oublie que nous sommes un des trois seuls pays sur la planète à faire autant de social. La France et l'Allemagne se talonnent en terme de PIB, le coût des travailleurs français est aujourd'hui légèrement plus bas dans les secteur industriel que l'Allemagne et enfin le taux de pauvreté est plus bas en France qu'en Allemagne. Nos infrastructures sont saines et notre secteur énergétique permet à l'Allemagne de produire à bas coûts, sans la Franc il n'y aurait plus d'industrie Allemande étant donné que sans nos centrales nucléaires l'Allemagne serait bien embêtée et devrait augmenter ses approvisionnements à l'Est.
Idem pour l'armée européenne sans l'armée française qui fait la police un peu partout point de bras armé de l'Europe dans le monde et notre voix diplomatique serait bien moins perçue.
Je pense honnêtement qu'il faut arrêter l'auto-flagellation mais il faut aussi arrêter de penser que tout le monde pourra gagner 3000 ou 4000 euro nets par mois honnêtement en France sans faire d'études ou monter d'entreprise.
Il va falloir faire preuve de pédagogie pour que les élèves d'aujourd'hui fassent des études sérieuses demain afin de redresser notre nation et aussi retenir les talents d'aujourd'hui pour qu'ils ne fuient pas tous à l'étranger et fassent du french bashing sur notre politique fiscal une fois installés à l'étranger.
N'oublions pas que lorsqu'on est malade aux USA on est pas soignés si on ne peut pas payer au moins chez nous il y de l'humanité et du partage de ce coté là.
a écrit le 03/01/2015 à 10:52 :
C'est très drole cette histoire de deflation avec en France un taux d'inflation inférieur à 1%.
Mais on s'aperçoit souvent que la réalité est tout autre. Un exemple: je dois changé un radiateur de salle de bain. Je consulte un vieux catalogue que j'avais conservé, ancienneté 9 ans. Je regarde sur internet le tarif d'un radiateur figurant dans ce catalogue. 45% d'augmentation soit 5 % par an. ET ce n'est pas la première fois que je fais ce constat.
L'inflation est basse. on craint la deflation. Les entreprises se plaignent d'un manque de compétitivité. On fige les salaires et les pensions et on paye toujours plus cher
Difficile à comprendre et admettre
Réponse de le 03/01/2015 à 11:36 :
Les prix de l'immobilier ont fait fois trois en 15 ans. Waouh, la méchante déflation! Vite, imprimons des faux billets, c'est urgent de maintenir en lévitation le prix des actifs (pour ceux qui en détiennent évidemment).
Réponse de le 03/01/2015 à 12:26 :
La baisse des prix du pétrole et des télécoms permet de gagner un peu de pouvoir d'achat. Mais, structurellement, les prix vont baisser, c'est obligatoire. Ils n'ont que trop augmenté ces dernières années. Et cela n'aura aucun effet dépressif, comme on le prédit, au contraire.
Réponse de le 03/01/2015 à 14:57 :
Je vous rejoins totalement. Faut arrêter de parler de baisse des prix. Le "prix" des dépenses contraintes (électricité, transports en communs, SNCF, impôts...) ne cesse d'augmenter et on n'a pas le choix que de les subir.
a écrit le 03/01/2015 à 10:50 :
C'est très drole cette histoire de deflation avec en France un taux d'inflation inférieur à 1%.
Mais on s'aperçoit souvent que la réalité est tout autre. Un exemple: je dois changé un radiateur de salle de bain. Je consulte un vieux catalogue que j'avais conservé, ancienneté 9 ans. Je regarde sur internet le tarif d'un radiateur figurant dans ce catalogue. 45% d'augmentation soit 5 % par an. ET ce n'est pas la première fois que je fais ce constat.
L'inflation est basse. on craint la déflation. Les entreprises se plaignent d'un manque de compétitivité. Et pour nous, on fige les salaires et les pensions et on paye toujours plus cher.
a écrit le 03/01/2015 à 10:25 :
Arrêtez Hollande et toute la clique politique francaise nous expliquait que l'euro est trop fort etc..
Maintenant le risque c'est qu'il baisse

Et moi j'ai peur qu'il remonte rires !

Alors au boulot réformons ce foutu pays
a écrit le 03/01/2015 à 10:21 :
Excellent. On va bien voir si une monnaie faible booster réellement nos exportations!
Réponse de le 03/01/2015 à 10:38 :
Et vous voulez exporter quoi, maintenant que tout notre tissus industriel a été saccagé et démantelé?.
Ce qu'il nous reste à exporter ce sont nos cerveaux, car nous importons des ventres.
Réponse de le 03/01/2015 à 11:20 :
Oui! c'est tout le problème. D'ailleurs nos principaux déficits commerciaux sont avec nos voisins européens qui ont la même monnaie. Allemagne, Espagne, Italie. La baisse de l'euro ne changera rien.
Réponse de le 03/01/2015 à 11:29 :
Bonjour,
Je vous rassure hormis dans l'électronique grand public l'industrie française est toujours d'actualité, bien présente et compétitive.
CE que l'on ne veux pas vous dire par contre c'est que l'industrie ayant automatisé et robotisée, n'a plus besoin que d'une masse salariale très faible. Et pour éviter de le dévoiler on dit qu'il n'y a plus d'emploi disponible suite aux faibles commandes hors c’est faux nous sommes dans l'hyper-industrialisation invisible. Vous avez vos services et vos produits disponibles mis vous ne voyez plus les usines en dehors des villes qui les produisent car nous sommes des hyper-urbains.
Le made in France existe toujours dans l’industrie je le voit tous les jours néanmoins avec comme concurrents la Chine, le Japon, la Corée du Sud et le USA il est compliqué de ne pas se spécialiser comme c'est le cas depuis dix ans en France.
Un usne de voiture par exemple n'a plus besoin que de 250 personnes pour fonctionner parfaitement là ou dans les années 60 il en fallait presque dix fois plus. Robotisation, numérisation et automatisation. La grande chance c'est que nous avons toujours besoins d'humains pour entretenir, concevoir, réparer et construire ces robots, automates et organisations. Donc il nous faut plus d'ingénieurs et de concepteurs et un peu moins de manutentionnaires et technicien de base. Plus de manœuvre d'outils et un peu moins de maçons etc ... .
Le nivellement des compétences se fait par le haut mais les études, les lycéens et l'éducation nationale n'arrivent pas à suivre le changement de société en cours. Seuls 12% des bacheliers vont au delà de bac+3 en France c'est très peu alors que le pays aurait besoin de 25% de bacheliers minimum dans les études de type master et doctorat afin d'avoir des ingénieurs et des scientifiques plus nombreux et donc plus de créativité et d'inventivité au service de la nation. Mais aussi et surtout plus de compétence.
Réponse de le 03/01/2015 à 12:26 :
Excellent développé, très juste.
a écrit le 03/01/2015 à 10:11 :
La Chine qui contrôle sa monnaie, son économie et sa population est un danger pour les USA ... Qui peut prendre des mesures non conventionnelles pour arbitrer sa monnaie. L'Europe et son euro n'est qu'un danger secondaire face au wuang pour les USA. De plus la Chine a beaucoup de réserves en dollars et la dévaluation du $ est aussi une arme face à la montée chinoise, qui pourrait se tourner vers l'euro....
a écrit le 03/01/2015 à 10:05 :
Quand c'est trop haut, ça va pas à 1,45$ et maintenant que c'est bas vers les 1,2$ c'est pas bon non plus ....
Réponse de le 04/01/2015 à 1:27 :
Le patronat français se fiche du cours de l'euro, ce qui l'intéresse c'est la rente des chantiers publics car l'état est bon client (pigeon) puisqu'il est incapable d'évaluer correctement le coût d'un chantier pour se rendre compte qu'il s'est fait roulé dans la farine. D'où l'intérêt de privatiser au maximum (à 100 %) les entreprises publiques (EPIC compris) non stratégiques telles que La Poste ou la SNCF. Concernant le logement, seule une réforme de fond sur la réglementation (normes) du foncier permettraient de relancer la construction constamment sous perfusion (PTZ, allocations logements, etc) et rendre plus accessible la propriété privée. L'état devrait également proposer aux sociétés d'autoroutes des concessions afin de désenclaver les zones rurales et de rendre plus accessible la construction sur ces territoires.
a écrit le 02/01/2015 à 19:21 :
Laissez l'Euro prendre sa réelle valeur sur le marché , faire le contraire c'est empêché la reprise et la relance de l'économie . On en marre des erreurs de la Banque Européenne et de ses politiques .
Réponse de le 02/01/2015 à 20:11 :
La monnaie est une arme de conquête. Il faut donc s'en servir en cherchant la valeur optimum par rapport aux autres devises dans lesquelles on commerce. En Europe cet optimum est difficile à trouver car chacun des pays composant l'Europe a sa propre politique économique, sa propre politique budgétaire et fiscale.La côte même mal taillée favorise toujours l'économie la plus forte et la plus saine.
Réponse de le 03/01/2015 à 13:04 :
Ce qui fait ça réelle valeur c'est justement l'amalgame de toutes ces économies Européennes, pourquoi suivre la politique des Allemands qui nous empêche de rétablir notre économie à l'exportation en favorisant la hausse de l'Euro de façon mécanique . Les autre pays on le droit de vivre .
a écrit le 02/01/2015 à 19:16 :
L'euro chute, mais l'export aussi...
Réponse de le 02/01/2015 à 23:58 :
N'importe quoi, faut t'y être bête !
Réponse de le 03/01/2015 à 8:03 :
l'export ne marche pas parce qu'on a une monnaie faible, il marche parce qu'on a des produits à vendre !!! l'exemple Allemand, Suisse, Autriche et autres est là pour le montrer !!!
a écrit le 02/01/2015 à 19:13 :
La déflation va faire augmenter l'endettement et le secteur privé est écrasé par le secteur public, l'état, le socialisme. Ce pays arriéré et arrogant va sombrer.
Réponse de le 03/01/2015 à 8:17 :
John, il est urgent de consulter un spécialiste.
Réponse de le 03/01/2015 à 9:59 :
Allo docteur? Vous n'auriez pas des problèmes sévèrent à vos yeux?En ce qui concerne vos oreilles je pense que malhereusement l'opération s'impose!!!....:)))
Réponse de le 03/01/2015 à 10:08 :
Rire Docteur! Moi c'est l'hortographe... est-ce que vous pensez que j'ai des chances de m'en sortir , vos diagnostics me semble bien (sévères)...Merci Docteur!!!:)))
a écrit le 02/01/2015 à 19:09 :
D'après : - 17 05 12 Avantages et inconvénients de la baisse de l'euro (Le Monde).
.
1. Nos EXPORTATIONS sont rendus moins chers pour nos partenaires commerciaux.
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2. Nos IMPORTATIONS se trouvent renchéries. Notre principale importation est le pétrole.
Or, selon Patrick Artus, une dévaluation de 10 % de la monnaie unique renchérirait la facture énergétique de 8 milliards d'euros en France.
Une chance que le prix du pétrole soit bas en ce moment. Pourvu que ça dure...
.
3. "Une baisse de 10 % de l'euro, c'est entre 0,5 et 1 point de produit intérieur brut (PIB) de gagné" Michel Didier, président de Coe-Rexecode.
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4. le recul de la monnaie unique est une bonne nouvelle pour la zone euro dans son ensemble, mais cela DÉPEND des PAYS :
Patrick Artus, économiste chez Natixis et professeur à l'Ecole polytechnique :
"La Grèce, où l'industrie représente, de l'ordre de 6 % du PIB contre 20 % en Allemagne ou 17 % en Italie, pourrait souffrir de cet euro affaibli.
Pour Athènes, les bénéfices engendrés par le rebond des exportations seraient engloutis par le renchérissement du prix des importations, dont le pétrole, libellé en dollars."
Une chance pour les Grecs que le prix du pétrole soit bas actuellement, sinon c'était vraiment pas de bol !
.
Même l'Allemagne n'est pas vraiment gagnante (leur industrie automobile est une industrie d'assemblage de pièces détachées importées).
Je pense que c'est surtout ça qui agite la BCE en ce moment…
1 € = 1,20 $ c'est, globalement, excellent, mais pour la France je serais étonné que 1,15 $ nous soit si défavorable
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5. J'avais cru comprendre qu'une dévaluation faisait monter l'inflation.
Or actuellement il y a un gros risque de déflation. La baisse de l'euro donc devrait être positive de ce point de vue !
Réponse de le 02/01/2015 à 20:28 :
Marco, écoutez-moi bien, en regardant droit dans mes beaux yeux gris.

Les débats sur l’avenir de l’euro doivent être révisés au regard du projet nord-américain d’améro. En détruisant eux-mêmes le dollar, les États-Unis pourraient en priver certains détenteurs actuels. Ils pourraient aussi officialiser une vaste zone monétaire et proposer sa fusion avec celle de l’euro. S’il devait voir le jour, le projet d’améro signifierait un profond changement de la politique états-unienne qui privilégierait désormais sa base continentale dans sa conquête du monde.

Dite-moi, et une nouvelle devise pour l’Union monétaire nord-américaine, comment on l'appellerait : l’améro ? ou le dolleuro ?
Réponse de le 02/01/2015 à 21:45 :
Les yeux dans les yeux, les théoriciens du complot ne devraient pas forcer autant sur... l'Apéro !
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Ni les Canadiens, ni les Mexicains n'y ont intérêt.
Ils ne sont pas dans un processus d'intégration comme l'UE. Ou plutôt ils trouvent qu'ils sont déjà assez intégrés.
Les Européens ont bien d'autres choses à faire (harmonisation sociale et fiscale) etc.

Dans 50 ans qui sait ?
Mais d'ici là...
Réponse de le 02/01/2015 à 22:59 :
un tissu de clichés et de raisonnements macro-économiques partiels pour soutenir des positions partisanes financièrement ou politiquement....En fait tout depend de la structure du tissu productif et de sa capacité à profiter d'une variation de prix relatifs...

Réponse de le 03/01/2015 à 8:09 :
et moi, je vous propose de réfléchir sur la tendance sexuelle des monnaies nord américaines à évoluer vers les tendances matricielles des tendances de l'euro. Peut-être ainsi verrons nous qu'il est plus interessant d'évoluer vers les tendansces méridionales des monnaies asiatiques ! Bref, vous m'avez compris : c'est à ne rien y comprendre parce que on n'y comprends plus RIEN
Réponse de le 03/01/2015 à 14:36 :
Bonjour,
Je pense que l'on peut résumer l'équation très simplement : Lorsque l'euro baisse les pensions de retraites (par capitalisation) allemandes baissent aussi.
Donc pour éviter l'implosion allemande en plein papy-boom chez eux l'Europe souhaite créer artificiellement de l'inflation.
Cela prouve une chose : On donne des leçons à la France en Europe mais la réalité c'est que l'Allemagne doit aussi se restructurer au niveau de ses infrastructures défaillantes, de ses 15% de pauvreté, de son armée en délabrement, de ses engagements non tenus à l'OTAN, de son engagement très trouble sur la scène internationale (soit on est européen soit on est américain mais les deux sont incompatibles) et surtout du dumping social avec des mini-jobs et des mini salaire qui prends enfin fin après 15 ans de distorsion concurrentielle.
En fait avec cette planche à billet c'est l'Allemagne qui demande clairement à l'Europe de sauver les retraites de ses papy et c'est le reste de l'Europe qui va payer alors que c'est le pays le plus riche d'Europe ... . Réfléchissez à tout cela ... .
a écrit le 02/01/2015 à 19:07 :
tousles cligniotants sont au vert ce qui n en profiteron pas serons perdant,, cela devrais permettre de refaire partir l economie francaise a la vente de ces productions,???
Réponse de le 02/01/2015 à 19:18 :
"tous les clignotants sont au vert"
Pas tous !
La demande, des pays du Sud de l'Europe en particulier, s'est écroulée.
Prenez le cas de l'Espagne.
Non seulement ils ne nous achètent plus grâce aux crédits à gogos des banques allemandes et françaises principalement (pour les Grecs c'était pareil !), mais comme ils ont gagné en compétitivité ils veulent maintenant exporter et même les Allemands vont être concurrencés...
C'est grâce aux cigales du Sud que les fourmis du Nord se sont engraissées.
C'est fi.ni !
Réponse de le 03/01/2015 à 7:54 :
si tous les clignotants sont au vert pour vous, il faut vite aller voir un ophtalmo car vous etes DALTONIEN
a écrit le 02/01/2015 à 19:04 :
mais qu est ce qu'il fout depuis des mots il est comme tous les dirigeants il assiste a la chute inexorable d eeuro et la chute spectaculaire du petrole .tout ce ceci est de tres mauvais signe europe est en déflation . on nous dit la vérité sur les signaux que cela donne mais je crains de mauvaises nouvelles avec un tel contexte
a écrit le 02/01/2015 à 19:02 :
Voilà l'euro a son niveau d'introduction, les anti de tous poils vont être contents mais cela ne changera rien car les entreprises compétitives engrangeront plus de bénef mais les autres , ??? notre euro reste cependant TRES sous évalué par rapport à d'autres devises et la tribune n'en parle jamais, seul le cour de l'USD semblant être ce qui est important. depuis 2008, l'euro a perdu presque 35% de sa valeur par rapport aux dollars antépodiens,
Réponse de le 02/01/2015 à 20:04 :
Notre Euro est très très bas par rapport au dollar Marsien, mais on s'en fou, on ne leur achète rien.
Réponse de le 02/01/2015 à 21:34 :
Parce que vous croyez que MLP maîtriserait le franc ?
.
Revenir au franc n'a d'intérêt que s'il y a une forte dévaluation. Mais jusqu'à quel point ?
Une première illusion est de croire que l'importance de la dévaluation dépendrait uniquement du choix décidé par MLP.
Elle pourrait dire je dévalue de 15%, 20% 25%...mais, au bout du compte, c'est le marché qui fixe le taux de change.
De dévaluation en dévaluation, l'exemple de l'ARGENTINE (le Venezuela c'est presque pareil) :
Lorsque l'Argentine a rompu son lien fixe avec le $, en janvier 2002, le gouvernement a annoncé un nouveau taux de change de 1 $ = 1,40 peso (au lieu de 1$ =1 peso ).
En juillet, il était de 1 $ = 4 peso !
La monnaie avait perdue les ¾ de sa valeur…
 .
En plus L'Argentine n'avait pas changé sa monnaie.
Nous, nous reviendrions au franc ce qui n'est pas techniquement une petite affaire (pour passer à l'€uro il avait fallu des années).
Il a fallu plus de 10 ans pour que l'Argentine commence à redresser la tête.
La classe moyenne a été ruinée. Une autre classe moyenne se reconstitue petit à petit.
Je ne parle même pas de pauvres qui faisaient les poubelles…
Réponse de le 02/01/2015 à 22:20 :
Elle est là pour venir biberonner des subventions pour son parti, vivre de l'argent public, pour faire exactement comme ceux qu'elle dénonce. En terme économique son programme est le néant, je ne comprends même pas qu'on puisse en parler, ca n'a aucun sens, qui peut marcher dans de telles fadaises? C'est aussi risible que lorsque Hollande minimisait la crise pour être élu, et effectivement un tas de neuneus ont marché comme un seul homme, c'est bien triste.
a écrit le 02/01/2015 à 18:59 :
Avec les prix qui baissent partout on va devenir riche !
a écrit le 02/01/2015 à 18:56 :
très bien pour consommer européens sans inflation en supplément !
a écrit le 02/01/2015 à 18:51 :
Une Bonne Nouvelle pour l'exportation, une mauvaise nouvelle pour certaines importations
Réponse de le 02/01/2015 à 20:16 :
Cela rendra plus cher le prix de tout ce qui vient de Chine. Une très bonne nouvelle donc.Et puis moins acheter de smartphones et autres gadgets électroniques dernier cri ne peut que faire du bien au budget des gens et par ricochet au déficit commercial de la France.
a écrit le 02/01/2015 à 18:47 :
Que va devenir Marine le Pen et sa "dévaluation magique" si l'euro continue à descendre ?
Réponse de le 02/01/2015 à 19:07 :
Ca reste une monnaie unique que la France ne maitrise pas !!
a écrit le 02/01/2015 à 18:32 :
les grecs nous ont déjà coûter 200 milliards . On paye pour finir dans la m.... !!!
a écrit le 02/01/2015 à 18:30 :
Effectivement Mario Draghi ne sait plus que faire et cela est mauvais pour le cours de l' Euro, car cela risque de provoquer une fuite générale et donc accélérer sa chute !
Donc aussi les investissements ,et le chômage ! Aussi la Bourse !
Réponse de le 02/01/2015 à 18:59 :
La baisse des investissements et le chômage n'ont pas attendu la chute de l'Euro pour voir le jour, ils sont la conséquence directe de la perte de compétitivité de l'industrie française depuis la politique de la monnaie forte (franc et euro réunis) dans le cadre du libre-échange.

Si vous voulez garder cette compétitivité, il n'y a pas trente-six solutions, c'est soit des gains de productivité (à condition que les investissements nécessaires soient faits or c'est le contraire que nous observons), soit une dévaluation monétaire (avec l'euro ce n'est plus possible), soit enfin une dévaluation interne ou baisse générale des salaires (ce qu'on a vu appliqué dans les pays du sud avec les merveilleux résultats que l'on connait).

Quant à la bourse, aujourd'hui, elle est complètement décorrélée de l'économie réelle, ce n'est donc plus un indicateur fiable de la santé économique d'un pays et surtout pas un endroit où placer ses économies aujourd'hui.

Les banques centrales ne sont pas là pour faire redémarrer l'économie sinon nous n'en serions pas là encore aujourd'hui avec toute la cavalerie qu'elles ont envoyée mais pour tenter de restaurer la confiance des investisseurs, confiance qui s'effrite proportionnellement au niveau des dettes (privés et publiques) qui ne cessent de s'accumuler de façon exponentielle. C'est tout le système qui est au bord du gouffre mais ça personne et surtout pas les banquiers centraux ne vous le diront.

Sur ce, bonne année 2015 !!!
Réponse de le 02/01/2015 à 20:48 :
Il y a un autre moyen que la baisse des salaires, c'est le remplacement des cotisations salariales et patronales par la TVA, ce qui nous rendrait très compétitifs à l'export et ferait contribuer les produits importés au financement de la sécu et des retraites, ainsi que les robots qui produisent beaucoup mais détruisent la demande, ce qui est bon pour la compétitivité mais mauvais pour l'emploi!
Cela obligerait aussi les consommateurs à participer aus différents financements !
Réponse de le 03/01/2015 à 9:41 :
Ah, la fameuse solution des charges sociales et patronales transformées en Tva ! Encore un bon moyen de prendre du pouvoir d'achat aux Français sans contrepartie !
Réponse de le 03/01/2015 à 10:21 :
Pour écrire cela il ne faut pas réfléchir 1 minute ! C'est comme si la concurrence n'existait pas ! On ne voit pas, alors, comment étendre le financement de la protection sociale et celui des retraites à des secteurs protégés actuellement , la robotisation et les importations, comme le bricolage et le travail au noir, qui supporteraient l'augmentation de TVA incluse dans les produits manufacturés, pourrait ne pas se traduire par une baisse des prix, tout en contribuant à diminuer la dette de l' État, car l' État, c'est nous !
Réponse de le 03/01/2015 à 14:47 :
La concurrence existe pourquoi d'après vous ? Elle n'est pas tombée du ciel, elle est l'aboutissement d'un long processus issu de décisions politiques (accords de Marrakech suivis des différents traités européens qui ont institutionnalisé le libre-échange).

Il suffit de sortir de l'UE pour retrouver voix au chapitre. L'article 50 le permet en toute légalité.
a écrit le 02/01/2015 à 17:59 :
Merci les grecs .
a écrit le 02/01/2015 à 17:54 :
A 1,20 dollars, l'euro est encore surévalué.
Il fut un temps où l'euro était à 0,85 dollars, et tout le monde s'en réjouissait.
Pour rappel, l'euro a été introduit à 1,15.

@Henri
Il y a les économistes qui regardent l'industrie et ceux qui regardent la finance. Pour les uns une baisse est souhaitable, aps pour les autres.
a écrit le 02/01/2015 à 17:53 :
Montebourg en revait ils l'ont fait... et en sus le pétrole s'écroule heureusement que ll'état Français augmente les prix de la sncf des autres serives publics, des stationnements.... la vraie lutte contre la déflation est faite a l'élysée...bravo bravo...
a écrit le 02/01/2015 à 17:45 :
Je ne comprends pas. Un coup on dit que l'euro faible c'est bon, un coup on dit que c'est pas bon. Faut accorder vos violons messieurs les économistes !!!
Réponse de le 02/01/2015 à 17:58 :
Le cours de l'euro augmente quand beaucoup d'etrangers veulent changer leur monnaie pour de l'euro (c'est ce qui arrive lorsqu'une entreprise étrangère veut investir en zone euro ou acheté des produits européens) et baisse quand il y a moins de personnes qui investissent ou achètent des produits de la zone euro.
Réponse de le 02/01/2015 à 17:59 :
Oui, c'est bon pour les exportations mais pas pour les coûts et les profits des producteurs. Si un entreprise avait achété sa matière première en avril au dollar à 1,00€, en décembre avec le dollar à 1.20€ elle aura déjà perdu 20%.
euro faible= bon pour vendre pas pour acheter
euro fort= bon pour acheter pas pour vendre
Réponse de le 02/01/2015 à 18:01 :
c'est a plus rien y comprendre. Quand l'euro est fort ca va pas et quand il est faible ca va pas non plus.
Quoi, il s'agirait en fait que de communiques visant a destabiliser les institutions europeenes et en plus ca viendrait des US !! non pas possible, je peux pas y croire !!
Réponse de le 02/01/2015 à 18:25 :
"Un pays qui dévalue s'appauvrit!" déclarait Alain Juppé en 1995. Effectivement, il faut vendre plus pour acheter la même chose, disait aussi Jean Boissonnat en 1988.
Cela fait l'affaire des exportateurs mais pas celle de leurs concitoyens qui doivent payer plus cher pétrole et matières 1ères.
Heureusement que la crise économique mondiale fait aussi baisser ces produits, mais pour combien de temps ?
a écrit le 02/01/2015 à 17:14 :
C'est la folie, cela ne profite qu'aux importations américaines. Les européennes faites en dollar pourront faire les affaires des importateurs étrangers mais par contre pas celles des exportateurs européens. Le jour où il n'aura plus de dollar les choses seront plus équitables pour tous.
Réponse de le 02/01/2015 à 17:28 :
Et pourquoi cela ne fait pas les affaires des exportateurs européens ? Cela ne rend il pas les Airbus plus faciles à vendre et plus générateurs de marges pour le constructeur (c'est un exemple) ?
Réponse de le 02/01/2015 à 17:31 :
Le jour où il n'y aura plus de dollar..., ce sera bien après le jour où n'y aura plus d'euro.
Réponse de le 02/01/2015 à 18:15 :
En toute vraisemblance, oui.
Réponse de le 02/01/2015 à 18:53 :
Citation américaine " le dollar notre monnaie votre problème "
Réponse de le 04/01/2015 à 15:14 :
Et citation allemande : " l'€uro notre monnaie votre problème" ?

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