Japon : la croissance au bout du tunnel

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Le gouvernement nippon soumet au parlement un budget record pour l'année 2015 - 2016.
Le gouvernement nippon soumet au parlement un budget record pour l'année 2015 - 2016. (Crédits : reuters.com)
Le gouvernement nippon s'attend à une croissance du PIB de 1,5% pour l'année à venir, alors que le pays était en récession en 2014.

C'est une première depuis 2007. Le produit intérieur brut (PIB) japonais devrait dépasser les 500.000 milliards de yens, soit 3.573 milliards d'euros, pour l'année avril 2015 - mars 2016. Les prévisions de croissance du PIB annoncées par le gouvernement de Shinzo Abe en juillet dernier, soit 1,4%, sont ainsi relevées de 0,1 point.

Reprise de la demande privée

L'explication de ce retour à la croissance résiderait dans une "forte demande privée", explique le ministre de la Revitalisation économique Akira Amari. Les dépenses privées devraient en effet augmenter de 2% grâce à une hausse des salaires, très attendue par le gouvernement.

Budget record

Le premier Ministre Shinzo Abe fait le pari d'un budget particulièrement élevé pour remettre l'économie du Japon sur le chemin de la croissance. Pour l'année fiscale avril 2015 - mars 2016, les crédits devraient par exemple atteindre, sous réserve de validation par le parlement, 96.340 milliards de yen, soit 688 milliards d'euros. Ils devraient être investis dans la revitalisation des régions et  la protection sociale, notamment l'aide à l'éducation. Le gouvernement s'est par ailleurs engagé à réduire l'émissions de nouvelles obligations d'État afin d'assainir les finances publiques.

Solde positif de la balance des transactions courantes

L'excédent courant s'élève à 433 milliards de yen, soit 3 milliards d'euros en novembre 2014, alors que la balance était déficitaire un an plus tôt. La réduction du déséquilibre commercial, avec des exportations en hausse de 10,8%, explique en partie ce solde positif, le cinquième excédent mensuel de la balance des transactions courantes depuis juillet. Mais surtout, ce sont les investissements directs et les placements japonais à l'étranger qui ont permis un retour à l'équilibre, grâce au recul du yen face au dollar. Le compte des revenus affiche ainsi une augmentation de 44%.

Inversement des prévisions

Ces prévisions de croissance économique sont à mettre en perspective avec les 0,5% de baisse du PIB enregistrés l'année précédente, le cinquième retour en récession depuis 2000. Alors que le recul de l'activité se révélait plus grave que prévu au troisième trimestre 2014, le Japon s'est doté fin décembre d'un important plan de relance pour retrouver la croissance. Les 24 milliards d'euros sont à destination des particuliers, des entreprises et des régions.

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Commentaires
a écrit le 13/01/2015 à 22:00 :
7 commentaires dont SEULEMENT 5 AFFICHES.
VOUS VOUS MOQUEZ DE VOS LECTEURS ET FAITES PIRE QUE CEUX QUI PRONENT LA LIBERTE D'EXPRESSION !!
a écrit le 13/01/2015 à 18:43 :
Enfin une relance par l'augmentation des salaires. Voilà une évidence que devrait prendre en compte nos élus pour que la croissance reviennent en Europe. Au lieu de cela, ils continuent l'austérité qui a toujours été un échec, même au Japon.
Réponse de le 14/01/2015 à 8:22 :
On ne doit pas avoir la meme vision ...augmentation des salaires sans augmentation de la productivité est equivalent à un autre QE...L austerité est un echec en Allemagne Angleterre irelande portugal espagne etc....
a écrit le 13/01/2015 à 17:02 :
Au bout du tunnel il y a la faillite pour Abe. Déjà ne plus avoir d'actifs en Yen est un impératif.
Le Japon me fait penser à la Grèce en XXL. Catastrophe nucléaire en sus.
a écrit le 13/01/2015 à 15:36 :
Toutes les économies du monde, y compris la Chine, sont dépendantes de l'état de santé de l'économie américaine... Indéniable
Réponse de le 13/01/2015 à 21:18 :
Sauf que c'est seulement si l'on veut être dépendant. Et là, les BRICS ne sont pas du même avis.. :-)
a écrit le 13/01/2015 à 14:07 :
1,5% de croissance du PIB, çà paraît beaucoup pour une économie en déflation, dont les marchés de consommation sont saturés depuis longtemps, et où le déclin démographique est bien enclenché.
Encore un plan sur la comète de dirigeants politiques aussi nases que les nôtres ?
Réponse de le 13/01/2015 à 21:34 :
Non, des dirigeants politiques et économiques moins nases que les notres car difficile de faire pire que :
- ne favoriser que les grandes entreprises.
- vendre si grandes entreprises à des intérêts étrangers (plus pariculièrement anglo-saxons), surtout dans l'industrie.
- augmenter les émoluments des professions médicales alors que les salaires stagnent ou baissent pour les classes moyennes et pauvres et que le déficit de la sécu (financé à coup de CSG) s'agrandit.
- donner un max. de niches fiscales alors qu'il faut gérer les déficits.
- ne pas investir dans la recherche et mettre une bonne partie du peu dans la recherche "financière" (le CIR va aussi en partie dans les poches des banques et autres assurances).
....
Liste très loin d'être close.
a écrit le 13/01/2015 à 13:36 :
Il est vrai que coté tunnel, ils devraient peut-être arrêter de creuser car ils vont finir par nous faire un syndrome chinois. Un comble au pays des centrales qui explosent. Ceci écrit, ils nous manqueraient, ces inventeurs du hara-kiri...

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