Le Japon se dote d'un plan de relance à 24 milliards d'euros

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Comme prévu, Shinzo Abe dote le Japon d'un plan de relance de 24 milliards d'euros
Comme prévu, Shinzo Abe dote le Japon d'un plan de relance de 24 milliards d'euros (Crédits : reuters.com)
Comme prévu après sa reconduction au poste de Premier ministre, Shinzo Abe lance un plan équivalent à 24 milliards d'euros à destination des particuliers, des entreprises et des régions pour stimuler l'activité.

Le gouvernement japonais de droite de Shinzo Abe, tout juste reconduit dans ses fonctions, a validé samedi soir un plan de relance de 3.500 milliards de yens (24 milliards d'euros) destiné à dynamiser la consommation comme les régions et aider les petites entreprises.

Ce dispositif spécial et la rallonge budgétaire requise doivent encore être approuvés début janvier par les députés, ce qui ne sera qu'une formalité compte tenu de la majorité écrasante dont bénéficie Shinzo Abe à la chambre basse renouvelée le 14 décembre lors d'un scrutin législatif anticipé.

"En mettant rapidement en oeuvre ces mesures, je pense que nous pouvons donner du tonus à la consommation comme aux économies régionales et étendre à l'ensemble du pays un cercle vertueux de croissance", a déclaré aux médias le Premier ministre à l'issue d'une réunion de son équipe.

Un tiers du montant pour les particuliers et les entreprises

Un peu plus d'un tiers du montant ira à la stimulation de la consommation des particuliers et à l'activité des entreprises, 1.700 milliards à la reconstruction du nord-est dévasté par le tsunami du 11 mars et à la prévention des désastres, et 600 millions à la revitalisation des localités économiquement en léthargie.

L'ensemble, qui doit être financé par des recettes d'impôts et non par de nouvelles obligations d'Etat, comprendra notamment des bons d'achats et de voyage que distribueront les régions à leurs administrés, afin de les inciter à dépenser et à bouger.

Le gouvernement a calculé que les mesures prises devraient donner un coup de pouce de 0,7 point de pourcentage à l'évolution du produit intérieur brut (PIB), lequel a reculé durant les deuxième et troisième trimestres.

Conforté dans son approche par sa victoire récente aux urnes, le Premier ministre entend amplifier sa politique économique "abenomics" lancée depuis son retour au pouvoir en décembre 2012.

Une stratégie à "trois flêches"

Cette "stratégie à trois flèches" (largesses budgétaires, souplesse monétaire, réformes structurelles) est selon lui "la seule possible", mais elle requiert aussi le concours des forces vives de la nation.

Shinzo Abe exige de tous des efforts: la banque centrale du Japon est appelée à poursuivre dans la voie de l'assouplissement monétaire et le patronat est poussé à faire un geste salarial pour que le pouvoir d'achat des foyers augmente suffisamment avant que ne soit de nouveau augmentée la taxe sur la consommation en avril 2017.

La première hausse de cet impôt indirect, intervenue au printemps dernier, a cassé la reprise amorcée. C'est elle qui a fait replonger le pays en récession. D'où le choix de Shinzo Abe de différer de dix-huit mois la seconde, initialement prévue en octobre 2015.

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a écrit le 28/12/2014 à 22:21 :
Le problème est qu'à chaque fois, ce n'est que quelques petits milliards. Qu'ils nous fassent le même par centaines ou milliers, ça marchera encore mieux...
a écrit le 28/12/2014 à 19:18 :
le JAPON, un exemple à méditer par les frontistes :
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- 20 ans de déflation
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- dette publique : 245% du PIB. Qu'elle soit détenu par les Japonnais pour l'essentiel est un élément important mais loin d'être suffisant.
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- population vieillissante mais, contrairement à l'Allemagne, ils se refusent à l’immigration.
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Les mesures d'Abe :
- taux d'intérêts nuls,
- création monétaire à gogo,
- dévaluation
- hausse obligée de la TVA !
Le yen a reculé mais les exportations restent atones et la consommation faible.
Au lieu des 2 points de PIB espérés, la récession a ressurgi...
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Les Japonais ne savent plus à quel saint (bouddhiste...) se vouer !
Un peu de "planche à billets" ça va.
Un peu de dépréciation d'une monnaie aussi, comme pour l'euro en ce moment.
L'erreur est dans l'excès et de croire aux solutions miracles.
Réponse de le 29/12/2014 à 3:14 :
Pour commencer
" Les Japonais ne savent plus à quel saint (bouddhiste...) se vouer !"
leurs saints sont shintô et pas bouddhiste... tout le monde oublie de dire que le Japon est le premier créancier de la planète ( 2eme la Chine ), donc si le Japon ne peut pas rembourser sa dette, le Japon vendra la dette Francaise dont il possède une partie CQFD
Réponse de le 29/12/2014 à 13:53 :
Ne soyez pas si binaire !!!
La réalité est plus complexe :
"L'unité de tradition entre le bouddhisme et le shintoïsme a été initiée par le maître Kūkai (774-835) qui expliqua qu'il n'existait aucune différence essentielle entre Amaterasu et Vairocana (大日如來, Dainichi Nyorai?, manifestation du Bouddha dont le nom veut dire « grand Tathagata du soleil »), ou entre kamis et bodhisattvas, ce qui donna un mélange des deux systèmes appelé Ryōbu shintō (両部神道?).
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On trouve ainsi encore de nombreux temples bouddhistes possédant dans leur enceinte un espace dédié aux kamis, quand les kamis ne sont pas eux-mêmes considérés comme des émanations des différents bouddhas et boddhisattvas.
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Des liens se sont aussi créés entre des grands temples du bouddhisme et des sanctuaires shinto.
Ainsi Inari, la divinité du grand sanctuaire Fushimi Inari-taisha est considéré comme un protecteur du Tō-ji, grand temple de Kyōto, ce qui donne lieu à des cérémonies communes. (Wiki)
Réponse de le 29/12/2014 à 13:55 :
Il est vrai que le Japon conserve sa place de premier créancier du monde depuis 23 ans, mais l'usage intensif de la "planche à billets" finit toujours par une catastrophe et pas seulement nationale...
Le Japon sera t-il le premier domino d’un krach obligataire mondial ?
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C'est un pays de vieux (taux de fécondité de 1,4 depuis de décennies comme l’Allemagne, mais contrairement à eux ils se refusent à accepter l'immigration).
Ils sont devenus allergiques au risque et vive sur leur "vieux matelas" des années fastes...
Pourvu que ça dure...
a écrit le 28/12/2014 à 18:37 :
La dette française, c'est du pipi de chat en comparaison de celle du Japon.
Ça fait 20 ans que les Japonais sont embourbés dans leur marasme économique suite à l'explosion de leur bulle immobilière et de leur perte de leadership technologique ...
Ces 24 milliards € de relance auront le même succès que les précédents plans: celui d'un seau d'eau versé sur incendie !
Et dire que dans les années 80 on parlait du péril jaune à propos des Japonnais.
Réponse de le 29/12/2014 à 10:13 :
concernant la dette japonaise ,elle est détenue par les japonais ,ce qui n'est pas le cas de la France ,ça change le pb.
Réponse de le 29/12/2014 à 11:11 :
Le total des encours des assurances-vies des Français représentent le double du déficit publique français.
Il suffirait donc que le gouvernement décide d'appliquer pendant un weekend une taxation de 50 % de toutes les assurances-vies, et notre pays ne sera plus endetté !!
(Cf ce qui s'est passé à Chypre.)
a écrit le 28/12/2014 à 9:47 :
Au moins , il tente ... On verra bien le résultat ...
Réponse de le 28/12/2014 à 19:00 :
Il ne tente rien d'autre que la même politique. J'ais l'impression de voir un article d'y a 2 ans quand il a débuté les Abénomics. Le résultat c'est un futur défaut sur la dette ou une monétisation sans fin. Je plain le politique qui devra mettre un peu de sérieux après cette calamitée.
a écrit le 27/12/2014 à 17:00 :
L'union européenne va débourser moins que ça pour son plan de relance qui est de 21 milliards d'euros(que M. Juncker a tenté de nous vendre comme étant un plan de 315 milliards d'euros) alors que son PIB est plus de trois fois supérieur à celui du Japon.
a écrit le 27/12/2014 à 16:07 :
Le PIB japonais, c'est entre 5500 et 6000 milliards de dollars.. alors 24 milliards$.. vous aurez compris.
Réponse de le 27/12/2014 à 19:24 :
Ça ne veut rien dire. La dette du Japon est de 7800 milliards d'euros..
Réponse de le 28/12/2014 à 22:55 :
La dette étant évaluée a près de 240 % du PIB, celle-ci doit plutôt tourner autour des 13 500 milliards de dollars.
a écrit le 27/12/2014 à 15:42 :
Pauv' Europe…. désespérée, elle attend tout signe en venant de n'importe où pour restaurer l'espoir en une relance européenne et que comme on sait, ne dépendra de personne d'autre que de d'elle même….. pauv' Europe….

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