Le Yémen s'enfonce un peu plus dans le chaos. Le président yéménite Abd-Rabbou Mansour Hadi, aux prises avec les rebelles chiites houthis, a remis jeudi 22 janvier sa démission au président du Parlement, à qui la Constitution confie l'intérim, a confirmé un porte-parole du gouvernement.
Quelques heures avant sa décision, révélée par la chaîne de télévision panarabe Al Djazira, son Premier ministre, Khaled Baha, avait lui aussi jeté l'éponge, annonçant dans un message publié sur Facebook la démission en bloc de son gouvernement pour ne pas se laisser aspirer dans "un dédale politique non constructif et qui ne soit pas fondé sur l'état de droit".
Le président Hadi, qui avait succédé début 2012 à Ali Abdallah Saleh, évincé du pouvoir par des manifestations populaires inspirées du "printemps arabe", était pratiquement retenu prisonnier depuis plusieurs jours dans sa résidence par les combattants houthis.
Cité par un porte-parole du gouvernement, il présente ses excuses au peuple yéménite pour l'impasse dans laquelle se trouve le pays dans sa lettre de démission.
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Un conseiller présidentiel a indiqué que Hadi avait démissionné en raison des pressions et des menaces proférées par les houthis. Il a ajouté que le parlement se réunira samedi pour décider de l'acceptation ou du rejet de cette démission.
L'agence de presse officielle Saba indique qu'une réunion d'urgence du parlement est prévue dimanche.
Jeudi soir, des combattants houthis ont pris position autour du bâtiment parlementaire, ont indiqué des habitants.
Les États-Unis ont réagi et décidé de réduire à nouveau le nombre de leurs employés diplomatiques en poste au Yémen, indique un responsable américain. Il ajoute :
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