Le comité de transition du Burkina Faso a annoncé lundi avoir nommé Michel Kafando, ancien ministre des Affaires étrangères, comme président par intérim, un premier pas vers le retour à la démocratie du pays après un bref règne militaire dans la foulée de la demission de Blaise Compaoré le 31 octobre sous la pression de la rue.
Le lieutenant-colonel Isaac Zida, chargé par l'armée de conduire la transition, avait annoncé samedi le rétablissement de la Constitution, suspendue après la démission de Blaise Compaoré. L'avant-veille, une charte fixant le cadre de la transition avait été adoptée. Elle doit conduire à la mise sur pied d'un gouvernement civil et à des élections prévues fin 2015.
Michel Kafando sera chargé de la nomination d'un Premier ministre qui devra composer un gouvernement composé de 25 membres. Mais il ne pourra pas se présenter au scrutin programmé pour l'an prochain.
Ce comité de transition de 23 membres, qui compte des représentants de l'armée, de l'opposition et de la société civile ainsi que des chefs religieux et traditionnels, a fait son choix parmi cinq prétendants à l'issue d'une réunion commencée dans la journée de dimanche.
La candidature de Michel Kafando, 72 ans avait été avancée par l'armée. Il a également ambassadeur du Burkino Faso au Nations Unies et été président du Conseil de sécurité pendant un an.
À lire également
Blaise Compaoré avait démissionné après deux journées de manifestations de masse contre le projet de modification de la constitution qui devait lui permettre de se maintenir à la tête du pays, qu'il présidait depuis 1987
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Après chaque consultation médicale, le gouvernement veut afficher la facture de la Sécu par SMS
Transparence salariale : la France accélère la transposition sous pression européenne
Budget : le gouvernement pris dans un scénario noir
Moins nombreux et plus diplômés : le profil des nouveaux immigrés en France