Sortie de crise : l'institut Bruegel fait des recommandations concrètes

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La consultation sur la stratégie de Lisbonne post-2010 a été lancée par la Commission européenne le 24 novembre. L'Institut Bruegel, "think tank" européen spécialisé dans les politiques économiques, adresse une série de recommandations au nouvel exécutif européen.

La crise place l'Europe de demain devant un double défi en apparence contradictoire : placer au c?ur de sa future stratégie la préservation des acquis tout en faisant preuve de l'audace nécessaire à la mise en place d'un nouveau "leadership". Les experts de l'Institut Bruegel sont unanimes: il faudra aller plus loin que l'actuel statu quo de la Commission pour sortir de la crise.

Quel ordre de priorité faut-il établir concernant la mise en ?uvre des politiques macro-économiques ? Quel doit être le rythme des réformes ? Selon le directeur de Bruegel, Jean Pisani-Ferry, c'est l'achèvement de la restructuration du système bancaire qui prime. L'Union devra ensuite se concentrer sur la consolidation budgétaire avant d'engager le processus de normalisation monétaire.

Les situations bancaires sont très variables selon les pays, rappelle l'expert. Les banques françaises remboursent déjà alors que les banques anglaises empruntent à nouveau.

Face à l'accroissement exponentiel des déficits budgétaires, y compris dans la zone euro, les instruments normatifs traditionnels sont désormais jugés inadaptés. Une certitude : on ne pourra pas s'en tenir au pacte de stabilité et de croissance tel qu'il est. Il faudra "rallonger" l'horizon en tenant compte des situations de chacun.

Entre le besoin de souplesse et la situations d'urgence, les avis divergent sur la mise en place d'un calendrier. Le directeur du Département analyse et prévision de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), Xavier Timbeau, insiste sur l'incertitude concernant les scénarios de croissance à moyen terme et sur l'importance de ne pas compromettre l'embryon de reprise : "Wait and see".

Il s'agit d'abord d'établir un diagnostic, quitte à accepter l'augmentation généralisée de la dette publique, afin de ne pas brouiller l'état de la conjoncture et pouvoir ensuite adapter les politiques. L'enjeu majeur identifié par l'OFCE pour l'Union est la lutte contre la déflation.

Selon Jean Pisani-Ferry, il faut également diriger les Etats vers des investissements sans effets négatifs sur la croissance, en fonction de leurs capacités propres.

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