Antonio Tajani veut limiter les retards de paiement dans l'UE avant 2013

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Lors de la conférence de lancement d'EurActiv Italie, le vice-président de la Commission européenne a déclaré qu'il s'apprêtait à demander aux Etats d'anticiper la mise en œuvre de la directive sur les retards de paiement.

La Commission européenne souhaite avancer la transposition de la directive sur les retards de paiement. Initialement prévue pour 2013, elle pourrait intervenir plus tôt, si les Etats sont d'accord, a annoncé le commissaire à l'Industrie, Antonio Tajani, lors du lancement d'

EurActiv

Italie, lundi 17 octobre.

Selon lui, les gouvernements se concentrent trop sur la limitation des dettes publiques et pas suffisamment sur la croissance.

Un problème pour les PME

Les retards de paiement représentent depuis longtemps un problème pour les petites et moyennes entreprises (PME), surtout depuis que des problèmes de liquidité peuvent faire passer une entreprise de la rentabilité à la faillite.

Dans le contexte de crise actuel, il devient de plus en plus urgent de régler la question des retards de paiement, d'une part parce qu'ils sont en pleine croissance, et d'autre part, car les autres sources de financement généralement utilisées par les PME, comme les lignes de crédits et les prêts bancaires, se tarissent.

Le vice-président de la Commission estime que l'internationalisation des PME pourrait nous permettre de sortir de la crise, dans la mesure où seuls 13 % des entreprises opèrent au-delà des frontières. "Trop d'obstacles bureaucratiques entravent la compétitivité des PME", a ajouté Antonio Tajani.

Egalement présent, l'ancien commissaire au Marché intérieur, Mario Monti, a rappelé la nécessité de stimuler la croissance et de s'éloigner des approches à court terme qui ont non seulement affecté les marchés, mais aussi les dirigeants politiques. Selon lui, une union budgétaire est inévitable.

"Il ne s'agit pas d'une crise de l'euro", a-t-il déclaré, insistant sur le fait que les symptômes d'une telle crise n'étaient pas présents : l'inflation est sous contrôle et l'euro demeure à un taux de change surévalué.

La crise grecque, un succès ?

Pour Mario Monti, la crise grecque restera sans doute dans les mémoires comme le meilleur succès de l'histoire de l'euro, dans la mesure où elle a donné lieu à des attaques contre le népotisme et la corruption qui empoisonnaient la stabilité de l'Italie.


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