Le ministre de l'intérieur allemand veut expluser les Grecs... de l'euro
latribune.fr (source AFP)
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"Je ne parle pas d'exclure la Grèce" de la zone euro, a assuré Hans-Peter Friedrich dans l'hebodmadaire Der Spiegel, "mais de parvenir à créer des incitations pour un retrait qui ne puissent pas être déclinées". "En dehors de l'Union économique monétaire, les chances de la Grèce de se régénérer et de devenir compétitive sont assurément plus grandes que si elle reste dans la zone euro", a poursuivi le ministre de l'Intérieur, membre de l'Union chrétienne-sociale (CSU), l'aile bavaroise du parti de la chancelière Angela Merkel.
Angela Merkel, qui souhaite le maintien de la Grèce en zone euro, doit obtenir lundi un large "oui" des députés du Bundestag au dernier plan d'aide à la Grèce. Début janvier, elle avait réitéré avec le président français Nicolas Sarkozy sa volonté de maintenir la Grèce dans la zone euro à condition que des réformes budgétaires soient mises en place par Athènes.
Le conseiller économique de Papademos répond
Suite à ces déclarations, Ghikas Hardouvelis, conseiller économique du Premier ministre grec, a réaffirmé le choix grec de rester dans l'euro, dans un entretien à la presse publié dimanche, au lendemain d'un appel du ministre allemand de l'Intérieur à un abandon de la monnaie unique par le pays.
"Laisser la Grèce sortir de l'eurozone ne ferait qu'apporter inflation, baisse très importante des salaires, destruction de nombreuses institutions et entreprises saines, et pertes de patrimoines", a affirmé à l'hebdomadaire To Vima M. Hardouvelis. "Nous voulons reconstruire le pays, et non pas le laisser être pillé par des petits malins. Une sortie de l'eurozone serait une défaite stratégique", insiste ce banquier et professeur d'économie, qui conseille Lucas Papademos depuis la désignation de ce dernier à la tête d'un gouvernement de crise en novembre.
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En échange d'un nouveau durcissement du programme de redressement qu'elle suit depuis deux ans, la Grèce a arraché lundi le feu vert de la zone euro au lancement d'un deuxième plan censé l'extraire de son surendettement. Il combine renflouement du pays via des prêts de 130 milliards d'euros sur trois ans, et effacement de plus de 100 milliards de créances détenues par banques et fonds privés.
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