Seule l'Allemagne a échappé à la hausse du chômage depuis 2008

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Depuis la faillite de Lehman Brothers, le chômage a augmenté dans 15 des 17 pays de la zone euro, mais n'a baissé qu'en Allemagne. Les pays touchés par la crise de la dette sont les plus touchés.

Depuis la faillite de Lehman Brothers, le 15 septembre 2008, les taux de chômage ont progressé nettement dans toute la zone euro. La crise économique qui a suivi a détruit bon nombre d?emplois qui n?ont jamais été recréés, tandis que dans les pays touchés par la crise de la dette souveraine, la situation devient alarmante. En moyenne, selon les chiffres fournis par Eurostat, entre août 2008 et janvier 2012, le taux de chômage des dix-sept pays qui forment actuellement la zone euro a augmenté de 3,1 points à 10,7 % de la population active.

Hausse générale
Globalement, cette hausse de la part des demandeurs d?emploi dans la population active touche l?ensemble des pays, à deux exceptions près : le Luxembourg qui a maintenu son taux de chômage à 5,1 % et l?Allemagne, seul pays a avoir pu durant cette période, faire reculer son taux de chômage avec une baisse de 1,4 points à 5,8 % en janvier 2011. Onze des dix-sept pays de l?Union économique et monétaire ont connu une poussée de plus de deux points du taux de chômage, six de plus de cinq points. Malgré une situation préoccupante, la France, septième taux de chômage le plus élevé de l?ensemble n?a donc pas été plus durement frappé que...

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a écrit le 02/04/2012 à 15:23 :
Les Allemands sont les rois de l'esbrouffe car ils ont abusé et abusent encore du chômage partiels et des emplois "RMI" (tu bosses pour le prix du RMI). Cela ne fait que masquer temporairement le problème en affichant un taux de chômage bon. Il n'y a qu'à discuter 5 minutes avec un Allemand quelconque pour tuer la supercherie. Les Allemands ont tué à petit feu leurs concurrents européens avec l'euro et la déflation schroeder mais en le faisant, ils ont appauvri leurs principaux clients ainsi que leur base nationale. C'est rationnel à court terme mais contre productif à moyen long terme. Un grand bravo à Monsieur Schroeder et à tous ceux qui veulent l'imiter (sarko, monti, papademos, cameron et autres visionnaires), les avantages salariaux des européens ne bénéficient pas qu'au salariés mais à tout l'écosystème, patronat compris. Ce n'est pas en se mettant à manger du riz qu'on fera face à la Chine.
a écrit le 01/04/2012 à 12:44 :
Pour comprendre l'Allemagne et incidemment l'Amérique, il faut remonter à l'origine de la crise financière, qui en réalité n'en n'est pas une. C'est tout simplement une restructuration planétaire préméditée et orchestrée depuis 1972.
Cette année-là: Nixon, Kessinger et une centaine de "gros patrons américains" découvrirent la Chine. Ils comprirent qu'après avoir exploité les travailleurs européens et américains pendant un siècle, on pouvait faire encore mieux avec les peuples des pays émergents. Mon patron de l'époque Bill Allen PDG de Boeing comprit immédiatement. Un an plus tard les chinois sous-traitaient et quelques milliers d'employés du constructeur américain perdaient leur emplois. Tous les 3 ou 4 ans, cela se reproduisit. Les américains et les allemands (plus tard) furent moins cyniques que les patrons français qui eux transféraient leurs technologies et leurs usines dans ces nouveaux pays. Il n'y a pas d'usines de montage d'avions Boeing en Chine, mais il y a Airbus et les fabricants d'automobiles...L' Allemagne a su garder sa réputation de qualité supérieure. Quand je vais en Russie, chaque année, je constate que tout ce que les russes achètent de quantité est chinois et tout ce qui est de qualité est allemand (fabriqué en Allemagne). Voilà pourquoi, on est dans la "merde" et pas les allemands. Je peux épiloguer davantage à ce sujet que j'ai déjà maintes fois abordé avec La Tribune (Les autres médias français me censurent systématiquement; mais j'ai TDG). La cerise sur le gâteau de cette supercherie planétaire a été l'élection du parfait "Oncle-Tom à la présidence des USA...
Pour aggraver la situation de la France, il faut ajouter le prix que notre frime, et en ce moment les gesticulations du comédien machiavélique que l'on a installé à l'Elysée..Ce ne sera pas mieux avec ceux et celles qui veulent prendre sa place.
Jean-Claude Meslin Européen d'origine normande

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