Ces fameux grands travaux européens...

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Au cœur des tractations européennes pour relancer la croissance, l'idée de financer de grands travaux européens séduit de plus en plus. Une mission confiée depuis longtemps à la Banque européenne d'investissement (BEI) notamment. Éoliennes, lignes de chemin de fer, transports urbains... Découvrez les dix projets emblématiques pour lesquels la BEI a prêté les plus grosses sommes depuis cinq ans.

Relancer la croissance européenne en pariant sur les grands travaux ? L'idée a séduit plusieurs dirigeants européens qui se disent prêts à créer des"projects bonds", obligations européennes servant à financier des projets d'infrastructure. Déjà, le gouvernement et le Parlement européens se sont mis d'accord pour débloquer 230 millions d'euros afin d'inciter des investisseurs privés à miser sur ces grands travaux susceptibles de générer de l'emploi. De l'effet de levier suscité par ces investissements, la Commission européenne attend que 4,5 milliards d'euros soient injectés dans "l'économie réelle". Il faudra attendre l'aval officiel des gouvernements et du Parlement de l'UE avant que cette enveloppe ne soit débloquée.

61 milliards d'euros prêtés en 2011

Mais l'Europe participe déjà au financement de grands projets, via la Banque européenne d'investissement (BEI). D'ailleurs, un renforcement de sa capacité d'action fait partie des solutions envisagées pour tenter de mettre fin à la crise européenne. L'an dernier la BEI a ainsi prêté 61 milliards d'euros dont 90% étaient destinés à des projets au sein de l'Union européenne - le reste est destiné aux partenaires des Vingt-Sept.

Voir notre diaporama :  Les plus grands projets financés par la Banque d'Investissement

Avec 9,019 milliards d'euros, soit 14,9 % des prêts accordés par la BEI l'an dernier, l'Espagne est le premier bénéficiaire de ces aides. Elle est suivie par l'Italie (8,436 milliards d'euros en 2011) et l'Allemagne (6,112 milliards d'euros).

L'an dernier, c'est en France que la BEI a signé le plus gros prêt pour un projet. La banque a en effet accordé 1,2 milliards d'euros pour participer au financement de la ligne à grande vitesse qui doit relier Tours et Bordeaux d'ici 2017.

La plus grande écluse, le plus gros chantier

Plusieurs chantiers records sont financés en partie par l'organisme. En Belgique, l'écluse d'Anvers, qui doit être inaugurée en 2016, se targue d'être la "plus grande écluse du monde". En Grande-Bretagne, la rénovation du réseau de transports en commun de Londres, se veut quand à elle le "plus grand chantier d'Europe". Dans le même pays, on trouve également le plus grand parc éolien offshore du monde au large de l'île Walney en mer d'Irlande. La BEI participe à la liaison entre ce parc et le réseau électrique britannique.

2 milliards d'euros prêtés à la Grèce

Enfin, les plus gros chèques de la Banque européenne d'investissement sont accordés, non pas à des projets précis mais à des Etats qui les redistribuent ensuite selon des critères validés par l'Union européenne. Ils sont notamment censés générer emploi et innovation tout en préservant l'environnement. La Grèce s'est ainsi vue accorder un prêt-cadre record de 2 milliards d'euros en 2010, avant la Pologne qui a obtenu le même montant. D'autres Etats comme la Slovaquie (1,3 milliard d'euros) et la Lituanie (1,1 milliard) ont aussi bénéficé de tels prêts.

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Commentaires
a écrit le 25/05/2012 à 14:37 :
Qu'on parle croissance c'est normal. Simplement quand on a des pays qui explosent à 40% de chômage, c'est normal que la société se saisisse des problèmes n'est-ce pas? Alors pourquoi on publie que les diplômés doivent faire de la cueillette, c'est tout de même incroyable. On laisse de côté des gens qui pourraient y faire quelque chose. Chez nous c'est plus d'un dixième des masters qui sont sur le carreau. Pourquoi ne pas fonder une association?
a écrit le 24/05/2012 à 23:45 :
J'ai deux oncles, l'un a été au public, il n'a jamais servi à rien, il a deux maisons. L'autre a été au privé, il a subi près d'une décennie de chômage avec plusieurs enfants et pourtant il a des qualifications... c'est normal? Il n'y a aucune compensation pour ceux qui n'ont pas l'emploi à vie qui de plus ont le droit de ne pas travailler.
a écrit le 24/05/2012 à 15:09 :
le pays n'est pas encore totalement équipé en médiathéques et en stades.cet argent sera le bienvenu!
a écrit le 24/05/2012 à 13:45 :
Les grands travaux....Une recette qui date de pompidou et est totalement obsolete. L'espagne a des aeroports,des villes entieres desertes,des autoroutes qui ne servent a rien,si c'est ca le projet europeen,on va encore plus dans le mur
a écrit le 24/05/2012 à 10:22 :
Les Eurobonds sans cadre législatif commun et pire sans règle d'or sont une fuite en avant : augmentation de la dette souveraine sans réduction structurelle des dépenses ! http://www.ideas4tomorrow.eu/2011/09/eurobond-nouveau-depart-ou-fuite-en.html
a écrit le 24/05/2012 à 9:28 :
on va pas aller loin avec ça si c'est ça les grands travaux!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
a écrit le 24/05/2012 à 7:33 :
La rénovation du réseau électrique allemand est estimée à 170 Mia d'euro d'ici 2020. Pourquoi croyez vous que Mme Merkel ne soit pas hostile aux "projectbonds"?
a écrit le 24/05/2012 à 3:53 :
Les grands travaux, c'est placer 20 à 30 milliards par an juste en France pour se passer à 100% du pétrole et gaz et nucléaire à terme. Notre PIB montera automatiquement par an de 2 à 3%( notre balance commerciale s'améliore considérablement), remboursant donc en quelques années tout l'investissement initial.
Je plaidais pour cela lors de la campagne de 2007, ce qui a été fait était assez ridicule, et rien n'aurait été fait sans la pression de l'Europe, parce oui l'Europe dicte les objectifs de dépenses de recherche en % de PIB, de même que les réduction d'énergie, ensuite les hommes politiques font croire que cela est de leur fait et ne jamais plus, souvent moins, et en fait c'est l'Europe qui est derrière.
Réponse de le 24/05/2012 à 9:05 :
si c'est pour acheter des panneaux solaires made in china non merci.
et si c'est pour acheter des panneaux solaires allemands je ne vois pas en quoi ça va aider la France.
et si c'est pour acheter des panneaux solaires made in France... ah pardon ça n'existe pas...
Réponse de le 24/05/2012 à 10:45 :
Le panneau solaire n'aura pas un très grand avenir (surtout à cause d'un élément rare qui va disparaître d'ici à 10 ans), mais dire que ça sert à rien puisque ce n'est pas Made in France, est bête. Car les entreprises françaises qui vont les installé vont elles, faire de la valeur ajouté. C'est comme si tu disais qu'il ne fallait pas de MacDo car c'est un groupe américain.... alors qu'ils embauchent des milliers de personnes, qui payent des taxes et consomment.
Réponse de le 24/05/2012 à 18:11 :
désolé il y avais une tres belle entreprise fabriquant des panneaus solaires a bourgouin en isére mais l'incoherence de la politique de rachat de l'electricité solaire aux paticuliers l'a
quasiment détruite rachetéé ( bradèe )par edf malgres de grosses pertes d'emploi
Réponse de le 25/05/2012 à 8:38 :
Il est clair que le photovoltaïque n'est pas la panacée universelle, mais c'est un des éléments de génération de l'énergie qu'il faut prendre en compte... Ceci en plus d'un éolien moins agressif (éoliennes plus petites, réparties), d'une meilleure utilisation de la biomasse, de solaire thermique (30% des foyers se chauffent a l?électricité... quelle hérésie)... tout cela fera qu'on générera notre propre énergie, a hauteur d'un facteur assez significatif pour déplacer la balance commerciale de la nation. Mais en ce sens, je ne vois pas un seul grand projet en cours, alors que c'est le premier a mettre en ?uvre.. Il générera du boulot local, et réduira l'évaporation financière...
a écrit le 24/05/2012 à 2:08 :
Ne recommençons pas les mêmes erreurs qu'avec l'Afrique jadis
Il est essentiel de ne financer que des projets qui amènent une diminution de la charge financière des pays.
Seuls les investissements productifs qui amènent de la vraie croissance permettrons aux pays de s'en sortir
Arrêtons les dons d'argent sans justifications.
Les politiciens doivent s'engager dans cette nouvelle voie.
Impératif
a écrit le 23/05/2012 à 22:53 :
Si la France aime la politique du plan, elle peut la mettre en place.
Et elle peut la payer avec son propre argent.
Elle en a pas? Embêtant.
a écrit le 23/05/2012 à 22:47 :
Cela me fait penser au grand emprunt de Sarkoszy tout y était grand et la dette aussi était grande !
Réponse de le 25/05/2012 à 8:40 :
Surtout quand on voit la liste des projets financés par le grand emprunt, on a juste envie de pleurer...
a écrit le 23/05/2012 à 22:46 :
A rigoler, le journalise a dû faire un lapsus, il voulait dire " ces fumeux grands projets européens", dommage !
a écrit le 23/05/2012 à 22:29 :
Nous n'avons pas retenus grand chose du passé à croire qu'il faudra bientôt arriver à l'inévitable, imprimer des billets.
Réponse de le 24/05/2012 à 6:37 :
Justement si, Häftlinge par exemple, celà ne vous dit rien?Alors faites passer les billets après les hommes!
a écrit le 23/05/2012 à 20:47 :
Les structures EU semblent avoir tous les moyens financiers possibles pour faire des "grands projets" (merci aux lobbies), par contre, pour les Etats membres leur tache essentielle semble ètre réduite à celle de collecteurs de fric à gratter sur le dos de leurs "assujettis"..
Ca commence à vraiment puer...
a écrit le 23/05/2012 à 20:07 :
L'Europe n'a pas de problème de croissance mais un problème de dépenses et de dettes publiques, ainsi qu'un problème d'hyper-réglementation. Les projectbonds ou eurobonds, ou n'importe quelle hypothèse de cet ordre, sont de mauvaises solutions en réponse à un faux problème. Ces grands travaux ne produiront pas de relance parce qu'ils ne sont ni désirés ni utiles. L'échec des politiques de grands travaux aux EUA au cours de la crise de 29 devrait pourtant servir à l'édification des politiciens. Il faut arrêter de croire qu'il suffit de creuser des trous et de les reboucher le lendemain pour générer de la richesse et de la croissance. La dette publique reste la dette publique : il faudra la rembourser un jour ou l'autre avec des impôts qui, à nouveau, lamineront l'économie. Ne favorisant aucunement la relance aujourd'hui, les dettes engendrent les crises de demain. Nul ne peut plus ignorer que les politiques de la demande ne fonctionnent jamais. Mais il faut bien comprendre que les politiques de l'offre ne fonctionnent pas mieux. Par le fait même que ce sont des politiques publiques, leur échec est certain. Les politiciens ne pourront plus dire qu'ils ne savaient pas, qu'ils n'avaient pas été prévenus.
a écrit le 23/05/2012 à 19:43 :
relance par des grands travaux mais les retombées économiques ce ferons sentir dans 3ou 4 ans alors que l'urgence prône .Il faut réduire les coût et celui de la dépense publique pour rendre les entreprises compétitives
a écrit le 23/05/2012 à 18:36 :
Le gouvernement européen ?!
a écrit le 23/05/2012 à 18:16 :
En période de crise budgétaire, le keynésianisme a toujours apporté la même chose : la guerre !
Réponse de le 23/05/2012 à 19:12 :
Une politique visant à créer un espace propice aux échanges sociaux économiques: le meilleur moyen de répondre aux besoins de compétitivités nés de la mondialisation.

GO UE GOGOGO!!!!!!

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