Grèce : les scénarios de l'après-élection du 17 juin, cardiaques s'abstenir

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Le scrutin législatif de dimanche est décisif pour les Grecs eux-mêmes mais aussi pour l'avenir de la zone euro. L'incertitude sur les possibilités de constituer à son issue une majorité stable, capable de s'engager, ou non, sur le programme d'assainissement économique, demeure très forte. Tour d'horizon des scénarios possibles, tous à très hauts risques.

L'Europe retient son souffle. Dimanche, pour la deuxième fois en un peu plus d'un mois, les Grecs se rendent aux urnes pour renouveler leur parlement unicaméral, la Vouli. Des élections qui pourraient bien, à terme, décider de l'avenir de l'Europe et, plus immédiatement, qui donneront le ton de l'humeur des marchés dans les prochaines semaines et sans doute du conseil européen des 28 et 29 juin. Petit tour d'horizon des scénarios possibles qui se dessinent à l'issue de ce scrutin.

1. Syriza arrive en tête

La coalition de la gauche radicale d'Alexis Tsipras était donnée gagnantee par plusieurs instituts de sondage avant que les enquêtes d'opinion ne soient suspendues voici quinze jours. Si cette tendance se confirmait dimanche, Syriza prendrait le « bonus » prévu de 50 sièges et Alexis Tsipras serait appelé à former un gouvernement.

a/ constituer une coalition

Seule, Syriza sera incapable, à moins d'un raz-de-marée peu probable, de constituer une majorité. Il devra donc composer avec d'autres formations. Alexis Tsipras a indiqué qu'il chercherait l'appui des partis qui lui sont « proches idéologiquement ». Le parti communiste orthodoxe KKE, qui devrait être affaibli mais rester représenté à la Vouli, n'entend pas s'allier avec ce « ramassis de révisionnistes et de réformistes ». Reste alors la Dimar, le parti de la gauche démocratique, scission modérée de Syriza. Mais l'attitude de ce parti est hautement incertaine.

Durant les négociations qui ont suivi les élections du 6 mai, il a fait mine de se rapprocher des partis favorables au mémorandum avant de se rétracter. Il n'est pas sûr donc qu'il veuille s'allier à Syriza. Du reste, il n'est pas certain que le duo Syriza-Dimar puisse constituer une majorité, même avec les 50 sièges de bonus. Voici dix jours,  un seul sondage donnait une majorité à cette alliance. Or, il est peu probable que le Pasok accepte de s'allier avec Syriza. La tâche d'Alexis Tsipras sera donc difficile. En cas d'échec ou d'impossible majorité, la main passerait à Andonis Samaras, le leader de la Nouvelle Démocratie (ND), mais ses chances de constituer un gouvernement seraient alors faibles sans les 50 sièges de bonus. Du coup, l'hypothèse d'un nouveau scrutin se profilerait. Hypothèse des plus effrayantes pour les marchés et des plus inquiétantes pour la Grèce.

b/ Négocier avec l'Europe

En supposant qu'il parvienne néanmoins à constituer un gouvernement, les problèmes ne feront que commencer. Alexis Tsipras veut à la fois rester dans la zone euro et dénoncer le mémorandum. Dès lors, plusieurs possibilités.
D'abord, l'Europe et le FMI peuvent refuser de renégocier et cessent leurs paiements à la Grèce. Selon les dernières données disponibles, Athènes peut tenir jusqu'au 20 juillet. Au-delà, c'est la faillite. Pour éviter cela, Alexis Tsipras n'aurait pas d'autres possibilités que de revenir à une monnaie grecque afin d'imprimer l'argent nécessaire pour payer les fonctionnaires et les factures de l'Etat. Dans ce cas, les scénarios les plus pessimistes ont été élaborés par toutes les banques du monde. Ce qui importe, c'est que ce n'est pas le scénario voulu par Syriza. Dans une tribune publiée dans le Financial Times Deutschland ce jeudi, il redit que son objectif est de maintenir le pays dans la zone euro, mais « pas à n'importe quel prix ».
Deuxième possibilité : l'Europe accepte de négocier et continue, pendant ce temps de payer. La seule motivation de cette attitude serait alors la peur de « l'apocalypse » causée par un retour de la drachme. Cette décision ne sera sans doute pas simple à prendre. Les pays de la zone euro risquent cependant de se déchirer sur le sujet : l'Allemagne rechignera à payer sans vraie contrepartie. Et pendant ce temps, les marchés risquent de s'effondrer, minés par l'incertitude. De son côté, le nouveau premier ministre grec devra sans doute faire des concessions importantes sur son programme pour obtenir des assouplissements. Problème : son propre parti est une coalition hétéroclite et les éléments les plus radicaux pourraient alors crier à la trahison. Et affaiblir ainsi la majorité de Syriza. Tout sera donc une question de « prix » à payer pour demeurer dans la zone euro.

2. La Nouvelle Démocratie arrive en tête

Ce serait la répétition du scénario du 6 mai. Selon les derniers sondages disponibles, le parti conservateur d'Andonis Samaras pourrait renforcer son score. Dans le cas où il passe devant Syriza, la majorité avec le Pasok, annoncée stable, pourrait donc être renforcée. Mais cette hypothèse est très certaine.

a/. Le Pasok et ND disposent de la majorité absolue des sièges

C'est le scénario dont rêvent tous les dirigeants européens et sans doute la grande majorité des gérants. Dans ce cas, le gouvernement d'Andonis Samaras appliquera le mémorandum et les versements devraient être poursuivis. Mais les deux partis ont pris des engagements devant les électeurs, notamment un ralentissement du rythme des sacrifices imposés aux Grecs. Il faudra donc négocier aussi avec l'Europe et le FMI. Selon le Financial Times Deutschland de mercredi, Bruxelles serait prête à revoir sa copie dans la mesure où le plan de marche prévu est déjà caduc. Autre doute : il n'est pas sûr que ces deux partis qui, rappelons-le, sont à l'origine des malheurs actuels du pays, soient capables de mener les réformes souhaitées par la communauté internationale. Le bilan des privatisations et des réformes de l'administration est pour le moment peu encourageant. Or, le pays a été gouverné jusqu'au 6 mai par la ND, le Pasok, puis l'alliance ND-Pasok. Reste enfin une dernière hypothèque : les deux partis ont été des ennemis mortels durant 35 ans. Parviendront-ils à gouverner ensemble sans accroc ?

b/ Pasok et ND ne disposent pas de la majorité absolue des sièges

Il faudra reprendre les négociations comme lors de l'après 6 mai. Andonis Samaras dispose alors de trois partenaires possibles, en plus du Pasok.
D'abord, les « Grecs Indépendants », scission de la ND, défavorable au mémorandum et colportant un discours vaguement xénophobe et très germanophobe. C'est une hypothèse peu probable, car une telle alliance pourrait effrayer l'Europe et serait quasiment impossible à accepter pour le Pasok. On se souvient cependant que ND et Pasok n'avaient pas hésité à s'allier dans le gouvernement Papademos avec l'extrême droite populiste du Laos, lui offrant même un portefeuille. Mais l'expérience avait tourné court.
Vient ensuite une alliance des trois grands partis, Syriza-Pasok-ND. Une sorte d'Union nationale à la grecque. C'est la possibilité la moins crédible, Syriza ayant hautement profité de son statut d'opposant au « système Pasok-ND » et étant très éloigné de ses deux adversaires sur la question du mémorandum .
Reste alors un recours à Dimar, dont on a compris que les positions étaient assez flottantes. A la différence du mois de mai, cette formation pourrait accepter de soutenir un gouvernement ND-Pasok, mais il fixera des conditions. Reste à savoir si ces dernières seront acceptables pour Andonis Samaras... Et pour l'Europe.
Evidemment ces discussions risquent d'être tendues. La constitution grecque ne laisse que trois jours au formateur nommé par le premier ministre pour constituer une majorité. Pendant cette semaine, les marchés risquent d'être fort nerveux. L'hypothèse la plus effrayante restant sans doute pour eux un troisième scrutin consécutif dont on ne saurait alors prédire l'issue, dans un contexte d'exaspération et de faillite.
 

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a écrit le 15/06/2012 à 18:51 :
"Je ne vois souffrir que les Grecs les plus modestes (...) Je n'ai encore vu aucun riche armateur en larmes", a déclaré la semaine dernière Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe.
Certains entrepreneurs-importateurs réglos souffrent aussi car ils doivent assurer le devenir de leurs employés...
a écrit le 15/06/2012 à 16:18 :
Il y a encore une autre hypothèse: la prise du pouvoir par les militaires...
Réponse de le 15/06/2012 à 18:52 :
c'est pas ce qu'il y a de mieux!
Réponse de le 15/06/2012 à 19:01 :
Malheureusement certains entrepreneurs Grecs âgés disent que l'économie fonctionnait mieux du temps des colonels.............
On ne leur souhaite pas les militaires quand même.
a écrit le 15/06/2012 à 16:16 :
Ben oui, financer de la dette par de la dette, comme avec les chers eurobonds de notre nouveau président, voilà l'idée qu'elle est bonne ! Hum, et juste assumer c'est pas possible ? Non ? Faut vraiment tout remettre sur la tête de nos enfants ?
a écrit le 15/06/2012 à 12:00 :
Non l'Allemagne ne règle pas tout, la France est le 2e contributeur.
l'EFESF va devoir intervenir pour sauver l'Espagne. Mais qui est derrière? Réponse":

-1 L'Allemagne apporte une garantie de 211,045 milliards d'euros, soit 27,06 %.
-2 La France apporte une garantie de 158,487 milliards d'euros, soit 20,32 %.
-3 L'Italie apporte une garantie de 139,267 milliards d'euros, soit 17,85 %
-4 L'Espagne apporte une garantie de 92,543 milliards d'euros, soit 11,86 %

"En clair : pour sauver l'Espagne, le FESF va intervenir et va lui prêter 50 ou 100 milliards d'euros. Mais le FESF est une coquille vide. Comme le FESF ne possède pas ces 50 ou 100 milliards d'euros, le FESF va devoir les emprunter sur les marchés internationaux, pour pouvoir ensuite les reprêter à l'Espagne! L'Espagne est écrasée sous des montagnes de dettes. Et donc on va empiler des montagnes de dettes supplémentaires sur les montagnes de dettes qui existent déjà ! Et on va continuer à croire que ces montagnes de dettes peuvent monter jusqu'au ciel !"


Réponse de le 15/06/2012 à 16:20 :
l'Espagne à fait comme les Etats Unis, elle à laissé ses banques faire grimper les taux varaibles le plus possible pour gagner un maximum. Elle pouvait les figer, et permettre ainsi aux ménages de rembourser. Mais non, elle à laisser aux banques croire qu'elles pouvaient gagner sur les deux tableaux. Résultat, même les ménages qui pouvaient rembourser ne le peuvent plus. Le marché de l'immobilier Espagnol tombe en flèche et les investisseurs d'Europe du nord vont attendre qu'il perde encore 80% de sa valeur de départ pour investir. L'Espagne va suivre le même chemin que la Grèce, s'est inévitable.
a écrit le 15/06/2012 à 11:20 :
On demande à l'Allemegane de tout régler mais le problème est que l'Europe a été mal pensée dès le début.
Par exemple, on intègre un maximum de membre et c'est seulement ensuite que l'on se décide à pondre une constitution.
Idem pour l'Euro, Il n'y a aucune politique commune, c'est de l'improvisation totale. On a voulu mettre la charrue avant les boeufs. Quoiqu'on fasse ça ne marchera pas, l'euro est mal conçu dès le début et c'est irrecupérable. Trop de disparité ,sociale, politique... entre pays.
a écrit le 15/06/2012 à 11:00 :
Pas grave, les touristes se feront plumer sur place. Les allemands adorent cette destination ou ils se gavent de formule tout compris en laissant leurs assiettes remplies de nourriture dés qu'ils quittent la table .... ça finira mal !!
a écrit le 15/06/2012 à 9:35 :
qu'on foute les grecs dehors, l'europe en a marre de la prise d'otages permanente
Réponse de le 15/06/2012 à 10:52 :
Je propose qu'on foute tout le monde dehors : ne restera que Gross Deutschland, ses vieillards et le Mark !
Réponse de le 15/06/2012 à 13:25 :
Allez au bout de votre raisonnement Churchill. C'est bien gentil les phrases toute faites et surtout complètement creuses de sens. Vous voulez foutre dehors ces feneants de Grecs, si je résume bien votre idée? Alors appliquez votre prose aux Espagnols, aux Italiens, aux Irlandais... Car c'est exactement le même problème. Je pense que mis à part votre gros nombril, vous n'aimez pas grand monde. Vos sentiments de haine prennent le pas sur l'objectivité.
Réponse de le 15/06/2012 à 13:32 :
Il faut savoir reconnaître le naufrage, les femmes et les enfants d'abord !
a écrit le 15/06/2012 à 8:24 :
Il faut savoir que les salles de marché de nombreuses institutions financières ont déjà demandé à leurs informaticiens de remettre
Réponse de le 15/06/2012 à 9:49 :
...leurs armes aux vigiles en entrant, les pendules à l'heure, XP sur leurs postes ?
a écrit le 14/06/2012 à 23:58 :
Nous devons dégager des excédents afin que la société française ne perde pas chaque année 50 milliards dont les deux tiers partent à l'étranger. De même préférons les actions françaises plutôt que de vendre nos entreprises à l'étranger. Cela conduit à des démantèlements type arcelor-mittal.
Réponse de le 15/06/2012 à 4:30 :
quand l'automobile et le batiment vont mal, qui va acheter du métal ??
Réponse de le 15/06/2012 à 7:18 :
La France importe de l'acier...
Réponse de le 15/06/2012 à 9:51 :
En effet on marche sur la tête avec cette mondialisation qui mondialise les problèmes financiers et économiques
a écrit le 14/06/2012 à 23:44 :
Vous faites erreur, c'est le laxisme qui fait mourir les sociétés. Pourquoi croyez-vous que les Allemands ne veulent pas des euros-bonds. Tout simplement ils ne veulent pas 50% de chômage.
Réponse de le 15/06/2012 à 7:21 :
90% d'endettement : ils ne sont pas laxistes les allemands mais alors pas du tout ...
L'Allemagne fera défaut comme tout le monde, et ce serait encore le moins pire des scénarios !
Réponse de le 15/06/2012 à 9:30 :
Les dettes Allemandes et Françaises n'ont pas les mêmes origines. Pour la France une grande part de la dette est due au cout d'un systéme social dépassé et pour l'Allemagne à l'innovation et l'investissement des entreprises. Rien à voir...
Réponse de le 15/06/2012 à 9:36 :
henri, la rfa a absorbe un pays du tiers monde, la rda.... on serait curieux de voir dans quel etat serait la france apres avoir absorbe un pays de la taille de l'espagne
Réponse de le 15/06/2012 à 10:41 :
On devrait encadrer votre brillante déduction
Vous mélangez tout : investissements privés et dettes publiques.
L'économie pour les nuls, ça existe.
Réponse de le 15/06/2012 à 10:43 :
Bien sûr Gross Deutschland a un coût mais chacun ses boulets :
Mezzogiornio en Italie
Ossies en Allemagne
Rentiers en France ...
a écrit le 14/06/2012 à 22:18 :
Le capitalisme est en train de mourir sous nos yeux, je me délecte de ce spectacle, toutefois le système risque de montrer son vrai visage et là on va prendre peur.Nos grand spécialistes de l'économie à force de se gaver d'argent facilement gagné sur le dos du peuple vont se retrouvés marrons.
a écrit le 14/06/2012 à 20:40 :
Dans la mise avec les socialistes, ils vont voter communistes. Sont complètement fadas ces grecs !
a écrit le 14/06/2012 à 18:41 :
Que la grèce se rassure la France (par l'intermédiaire d'hollande ) va les aider.

On n'a pas la queue d'un mais qu'importe avec les délires socialistes tout est permis
Réponse de le 14/06/2012 à 20:16 :
Y'a un souci dans votre raisonnement : c'est l'Allemagne qui aide principalement la Grèce. Et, sauf preuve du contraire, il ne sont pas spécialement à gauche...
Réponse de le 14/06/2012 à 21:01 :
Vous appelez ça un raisonnement vous ?
Réponse de le 14/06/2012 à 22:32 :
En effet, Henri. Opinion aurait été plus judicieux. Désolé de faire autant confiance en mes semblables.
Réponse de le 15/06/2012 à 5:32 :
faux la grèce coute a chaque français 1000 dollars par ans a ce jour.
Réponse de le 15/06/2012 à 7:22 :
Arrétez de vous faire mal ...
a écrit le 14/06/2012 à 18:34 :
On s'en fout.... C'est tout le systeme qui est à revoir... Que tout coule et on repartira a 0
Réponse de le 14/06/2012 à 22:36 :
En attendant tous les pays, institutions qui détiennent de la dette en Euros seront en faillites. Vous ne sentez pas concerné mais je vous rappelle qu'une tiers de la dette française est détenue par les français à travers l'assurance vie, les caisses de retraites (Agirc, Arrco etc). On repartira de zéro mais fauché !
Réponse de le 14/06/2012 à 23:22 :
Le problème est qu'on ne repart jamais de zéro comme ça : avant cela, on se tape dessus...
Réponse de le 14/06/2012 à 23:52 :
Attendez, question, c'est pas clair: vous dites: les caisses de retraite détiennent de la dette. Il me semblait que la dette c'était gagé sur des actifs, par exemple les assurances vie 1360 milliards. Si la situation arrive comme en Espagne, les investisseurs seront vendeurs. Les retraites seront donc terminées? Je n'ai pas d'autre question.
Réponse de le 15/06/2012 à 6:29 :
l'assurance-vie c'est pour le particulier, les obligations d'Etat sont pour les Zinzins autrement dit les investisseurs institutionnels que sont les banques, assurance, caisse de retraite ! et si ils ne sont pas remboursés plus d'assurance, plus de retraite, plus de comptes bancaires !!!
Réponse de le 16/06/2012 à 13:53 :
@Laurent : Les caisses de retraite et de manière générale toute institution qui investissent sur les marchés financiers sont exposées au risque souverain (ie risque les Etats qui ont émis de la dette ne la remboursent pas, ou en partie). La dette française n'est pas adossées à une quelconque garantie (ie collatérale). Jusqu'à peu tout le monde se disait " La dette est relativement faible et pire les gouvernements augmenteront les impôts". Mais les arbres ne montent pas au ciel et aujourd'hui ça sent le roussi pour l'Espagne, l'Italie et bientôt la France.
Toute la question est de savoir quand est ce que les taux français exploseront, est ce après les législatives, après une déclarations ou coup de froid avec l'Allemagne, à la rentrée 2012 etc. Bref ce qu'une question de temps et à moins d'avoir sécurisé ses économies dans une devise autre que l'Euro nous devrons tous passer à la caisse.
a écrit le 14/06/2012 à 18:22 :
Le vrai STESS vient du fait que nous vivons dans une Europe "PLOUTOCRATIE" (voir wiki) il serait donc grave pour cette Europe qu'un pays en sorte et montre qu'en fait d'autres options sont possibles. Par exemple digérer la faillite, dévaluer à fond SA MONNAIE (exp : vacances pour 200 Euros) et passer des accords avec d'autres nations pour de tout nouveaux projets. Si cette aventure devait être un succès (modèle Argentain) c'est la fin de l'Europe car les mensonges entretenus depuis des années ne tiendraient plus (fin du monde, tout perdre, les prix explosent, isolement, cahos ...) bref la théorie de la PEUR qui fait partie des outils indispensables pour dominer un peuple docile et dont le niveau scolaire volontairement abaissé rend encore plus naif. La Grèce ne sortira normalement pas de l'Europe car il n'en en ont pas le droit ! Dans tout les cas en restant ils n'ont aucunes chances, c'est exactement le but de notre ploutocratie.
Réponse de le 14/06/2012 à 19:33 :
Exemple argentin : 66% de personnes sous le seuil de pauvreté au lendemain de la dévaluation. Quelle réussite !
Réponse de le 14/06/2012 à 20:18 :
Argentine, ils ont profité du fait que la planète n'était pas encore en crise économique. Par contre, là, maintenant, c'est le cas.
Réponse de le 14/06/2012 à 20:29 :
Le monde que vous avez connu est mort, Il faudra accepter les sacrifices de gré ou de force ou avez vous assez de coffre pour vous révolter?
Réponse de le 14/06/2012 à 20:41 :
@argentine : "'66% de personnes sous le seuil de pauvreté au LENDEMAIN de la dévaluation". En effet il y aura un période difficile EVIDEMENT mais c'est l'après qu'il faut voir ! Normalement ils ne sortiront pas et vous serez content de payer. Je ne suis pas là pour dire "j'ai raison ou tord" ce qui est évident c'est que la Grèce ne s'en sortira pas dans sa forme actuelle, et si vous préférez voir une dictature pourquoi pas.
Réponse de le 14/06/2012 à 21:31 :
@opinion : depuis leur dévaluation, les argentins sont à la merci des marchés, et doivent systématiquement avoir un budget équilibré ... et la grèce en est très loin !! Et si l'on suis l'exemple argentin, on ne peut que constater qu'actuellement, ils ont été forcés de nationaliser YPF, parce que si cette boite ne produit pas un peu plus de pétrole, le déficit du commerce argentin entrainera une nouvelle faillite, parce qu'à ce jour, les marchés refusent de leur prêter le moindre centime !!!
Votre exemple est très bon...de ce qu'il ne faut pas imiter !!!
Réponse de le 14/06/2012 à 21:31 :
@opinion : depuis leur dévaluation, les argentins sont à la merci des marchés, et doivent systématiquement avoir un budget équilibré ... et la grèce en est très loin !! Et si l'on suis l'exemple argentin, on ne peut que constater qu'actuellement, ils ont été forcés de nationaliser YPF, parce que si cette boite ne produit pas un peu plus de pétrole, le déficit du commerce argentin entrainera une nouvelle faillite, parce qu'à ce jour, les marchés refusent de leur prêter le moindre centime !!!
Votre exemple est très bon...de ce qu'il ne faut pas imiter !!!
Réponse de le 15/06/2012 à 8:23 :
@Lyon69: Si je prend votre logique il ne faut donc rien faire, continuer à récupérer des milliards et aller à la plage. La grèce est donc sauvé POUR TOUJOURS merci pour eux. Vous dites "A LA MERCI DES MARCHES" hahahaha parce que nous ne le sommes pas hahahah sur ce sujet il serait utile d'être réaliste. Récapitulons : ON NE FAIT RIEN et tout s'arrange (miracle Européen) ou ON CASSE TOUT et on recommence sur d'autres bases. Les BRICS se débrouillent et l'Argentine à des financements mais DESOLE Lyon69 ce n'est pas via le FMI, BANQUE MONDIALE ... ou autres dictatures en col blanc (c'est bien ça "vos marchés"). LE MONDE CHANGE et décidement peu d'Européens en ont conscience. Merci de partager votre solution, je n'ai pas dis que je détenais la vérité, l'exemple Argentin est simple "NON au FMI et à la mise sous tutelle" cela me semble assez cohérent et en effet on ne peu pas vivre AU DESSUS de ses moyens mais ça la France va le découvrir bientot .
a écrit le 14/06/2012 à 18:07 :
On va encore suivre un épouvantable suspens que nous sert notre presse écrite tous les 3 mois depuis deux ans pmxr a raison le we sera radieux .
Moi je reste persuadé que nous assistons à une mise en scène et que nous avons délibérément intégré la Grèce à l'euro car elle est et a toujours été insolvable., Nous allons vers une gouvernance monétaire de choc . Manque de chance On vote en France et je suis pas sûr que cela pourra passer en force....cette perte supplémentaire de libre arbitre...
a écrit le 14/06/2012 à 17:38 :
le week-end prochain s'annonce radieux !
Réponse de le 14/06/2012 à 18:16 :
Temps ensoleillé et 25° !
Je me sens d'humeur a faire une escapade !
Réponse de le 14/06/2012 à 18:47 :
avec les infos ... tu promets de ne pas grimper aux rideaux !
a écrit le 14/06/2012 à 17:37 :
Ah oui et si les banques pouvaient arreter de jouer avec l'argent des contribuables ca serait pas mal (cf Lehman qui specule sur la dette tout en tirant les ficelles de l'autre côté)
Réponse de le 14/06/2012 à 17:48 :
"Ah oui et si les banques pouvaient arreter de jouer avec l'argent des contribuables ca serait pas mal"..... Il faut d'abord commencer par les politiques !
Réponse de le 14/06/2012 à 20:20 :
Pmxr : les politiques sont tenus par les banques qui servent de bras armés aux plus riches. Ne nous trompons pas cible.
Réponse de le 14/06/2012 à 23:25 :
Les politiques laissent les banques nous diriger, ne nous trompons pas...
Réponse de le 15/06/2012 à 15:37 :
les politiques agissent sur les banques pour se faire réélire !!
a écrit le 14/06/2012 à 17:36 :
La Grêce n'a pas besoin d'austérité. Je pense que si les élites, religieuse par exemple, commencait à être taxé ca raporterais deja quelques milliards d'euros. De plus, et c'est une constante dans les pays méditéranéen, la fraude fiscale est un sport auquel il serait temps de mettre fin. Et je ne parle pas du travail au noir qui est une vraie plaie pour ce pays.
L'austérité, une fois de plus, ne concernera que la part la plus mal lotie de la population.
Réponse de le 14/06/2012 à 18:20 :
Ils pourraient aussi inviter les Japonais à venir sur leurs îles, leurs usines dans les bagages, avant que la piscine du réacteur 4 ne s'écroule et provoque évacuation de tout le Japon. Et ces Espagnols qui ont tous ces appartements vides sur les bras...
Sauvons les Japonais et la crise est finie.
Réponse de le 14/06/2012 à 18:37 :
Le ''black'' en Gross Deutschland, c'est pas mal non plus, ainsi que la dissimulation fiscale ...
Étrangement, les germanolâtres oublient toujours d'en parler ... Satané mémoire qui leur joue des tours !
Réponse de le 14/06/2012 à 19:11 :
C'est étrange tout ça. A l'époque de la drachme, ni les armateurs ni l'église qui semblent tant vous déranger (alors que nos mosquées apparemment beaucoup moins) ne posaient le moindre problème à la Grèce. Vous êtes sûr que vous ne regardez pas le doigt ?
Réponse de le 15/06/2012 à 6:39 :
si les religieux ne sont pas touchés par les impôts, c'est uniquement qu'elles assument les pauvres dans leur totalité !!
Réponse de le 15/06/2012 à 10:01 :
La fraude massive à la TVA est un sport national en Allemagne...
Réponse de le 15/06/2012 à 15:38 :
Tout le monde en a marre de payer pour les autres !!!!!
a écrit le 14/06/2012 à 17:34 :
The dead country is walking ... Lisez-moi bien : quel que soit l'issue de ces élections qui verront sans doute les pro-euros réunir une majorité en Grèce, l'Union européenne est pliée !
Réponse de le 14/06/2012 à 19:52 :
Bastien
La nouvelle Pythie qui lit dans les entrailles des big Mac ...
a écrit le 14/06/2012 à 17:20 :
L'impossible issue à trouver pour la Grèce sur les bases actuelles, y compris de Syrisa. La démarche démocratique révolutionnaire courageuse, dans cette situation délicate et dangereuse, consiste à relever le défi en cessant au plus tôt tout accord avec les responsables qui ont conduit à cette situation. La poursuite de l'austérité sous l'égide de la Troïka ne peut être envisagé ainsi que le maintien de la monnaie spéculative qui à démontré son échec lamentable et promis à d'autres rebondissements. Les Grecs sont donc en défie avec leur histoire mais aussi celle de l'Europe et doivent, peuvent ouvrir une brèche dans laquelle les autres peuples s?engouffreraient rapidement. La révolte conduit à la Révolution émancipatrice à condition de s'armer de volonté et de lucidité sociale, économique dans une lutte démocratique pour le bien commun. Les solutions existent l'issue est possible mais en dehors de tous ces replâtrages idéologiques ou autres décisions de soumission du peuple à un statut quo dévastateur.
Réponse de le 15/06/2012 à 6:42 :
BRAVO, oui, mais qui paie votre salaire, votre retraite ?
cessez de rêver, c'est tout le système financier qui est en cause !!
UNE SEULE SOLUTION : il va FALLOIR TRAVAILLER et créer de la richesse au lieu de descendre dans la rue
Réponse de le 15/06/2012 à 11:38 :
Les Français champions du monde de la productivité horaire.

La France est l'un des pays du monde ou il y a le plus de vacances surtout quand on rajoute les RTT, (réduction du temps de travail).

Mais une étude américaine nous apprend aussi que les Français sont les plus productifs du monde.

Un Français rapporte 25,15 dollars par heure, voici la suite du classement:

2 - États-Unis -> 24,64 dollars par heure.
3 - Royaume-Unis -> 23,22 dollars par heure.
4 - Canada -> 22,37 dollars par heure.
5 - Australie -> 20,63 dollars par heure.
6 - Italie -> 19,79 dollars par heure.
7 - Japon -> 18,89 dollars par heure.

Des chiffres qui montrent que les Français sont loin d'être des fainéants.
Réponse de le 15/06/2012 à 15:39 :
que veut dire cette étude ???? R I E N du tout : ce ne sont qu'addition de chiffres !!
a écrit le 14/06/2012 à 16:51 :
Remarquez, une troisième élection ne serait pas si mal... Qq1 sait ce que fait le gvt de transition grec et sur quoi il s'est engagé ?

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