Les dirigeants européens saluent le vote des Grecs

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Le leader du parti de droite Nouvelle Démocratie, Antonis Samaras, dans un bain de foule dimanche soir après sa victoire aux élections législatives grecques - Copyright AFP
Le leader du parti de droite Nouvelle Démocratie, Antonis Samaras, dans un bain de foule dimanche soir après sa victoire aux élections législatives grecques - Copyright AFP (Crédits : AFP)
Soulagés par les résultats des élections législatives grecques, les dirigeants européens tendaient la main à Athènes dimanche soir pour faciliter la mise en oeuvre des réformes et la formation d'un gouvernement de droite pro-euro.

Dès les premières estimations des élections législatives grecques connues, Berlin a envoyé le signal d'une inflexion dans sa position traditionnellement intransigeante à l'égard des réformes à mener pour renforcer la compétitivité de l'économie grecque en pleine crise. "Je peux bien imaginer que nous discutions de nouveau des délais" pour la mise en oeuvre du programme de réformes négocié par Athènes avec l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international en échange de son sauvetage financier, a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle. Il a souligné que la Grèce avait connu "une paralysie politique ces dernières semaines en raison des élections". "Les citoyens normaux ne doivent pas en être les victimes, notamment ceux qui ont déjà dû supporter des coupes drastiques", a estimé Guido Westerwelle tout en martelant qu'il n'y aura "aucun chemin en dehors des réformes".

"Une marge de dialogue possible sur les délais de mise en oeuvre" du mémorandum

En Belgique, l'ancien ministre des Finances Didier Reynders a aussi affirmé qu'il existait "une marge de dialogue possible sur les délais de mise en oeuvre" du mémorandum conclu entre Athènes et ses créanciers. "Il faut que les Européens accompagnent les Grecs vers la croissance, il faut de la discipline mais il faut aussi de l'espoir", a renchéri le ministre français des Finances Pierre Moscovici. Le gouvernement britannique s'est lui dit prêt à travailler avec le prochain cabinet grec, "quel qu'il soit". "Le Royaume-uni travaillera avec le gouvernement qui sera formé, quel qu'il soit", a déclaré une porte-parole du Foreign Office.

La possible coalition avec les partis pro-euro rassure Angela Merkel

Les dirigeants européens qui ne cachaient pas leur préférence pour le dirigeant de droite Antonis Samaras, ont été rassurés par sa victoire face au leader de la gauche radicale Alexis Tsipras. Antonis Samaras semblait dimanche soir en mesure de former avec tous les partis pro-euro le gouvernement d'union nationale qu'il appelait de ses voeux. La chancelière Angela Merkel lui a rapidement téléphoné pour le féliciter de "son bon résultat". Elle a déclaré qu'elle "partait du principe que la Grèce allait respecter ses engagements européens". Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a salué "la décision des électeurs grecs de poursuivre la mise en oeuvre de réformes économiques et fiscales profondes". Les ministres des Finances de la zone euro ont souhaité "la formation rapide d'un nouveau gouvernement grec qui mette en oeuvre le programme auquel la Grèce et la zone euro se sont engagées en début d'année", dans un communiqué de l'Eurogroupe.

Le FMI se tient prêt à discuter avec le nouveau gouvernement

Soulagé par ces résultats qui écartent le spectre d'une sortie de la Grèce de la zone euro, l'Eurogroupe "attend que les institutions de la troïka (les principaux bailleurs de fonds de la Grèce) retournent en Grèce dès qu'un nouveau gouvernement sera en place (...) et se préparent au premier examen de la situation du pays, dans le cadre du second plan d'aide". Le FMI a d'ailleurs annoncé qu'il se tenait "prêt à discuter avec le nouveau gouvernement" grec tandis que les présidents de l'Union européenne Herman Van Rompuy et de la Commission européenne José Manuel Barroso ont promis d'aider Athènes. "Nous continuerons à soutenir la Grèce", ont-ils dit dans un communiqué commun diffusé à Los Cabos (Mexique) où un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du G20 devait débuter lundi. Alors qu'Antonis Samaras prône "une renégociation" du plan de rigueur imposé au pays depuis deux ans par les créanciers, Alexis Tsipras, souhaitait "l'annulation" de ce plan. "L'important c'est que soit formé un gouvernement pro-européen qui ne remette pas en cause tout ce qui a été négocié", a déclaré Guido Westerwelle.

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Commentaires
a écrit le 18/06/2012 à 12:07 :
Les Grecques ont tout intérêt à rester dans la zone Euro : ils reçoivent des paquets de milliards qu'ils ne rembourseront jamais ! Pourvu que ça dure !

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