Monti relance l'idée d'une demande d'aide européenne par l'Espagne

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Face à l'impatience des investisseurs, le président du Conseil italien y va de son bon conseil auprès de l'Espagne.

Après Mario Draghi jeudi dernier, c'est au tour du Président du Conseil italien Mario Monti d'encourager l'Espagne à demander de l'aide à l'Union européenne. "Si on voit que le mécanisme existe et fonctionne, j'imagine que cela donnera une attitude moins agressive à la spéculation ou en tous cas au marché" a estimé Mario Monti ce vendredi lors d'une rencontre avec la presse étrangère à Milan.

Cette déclaration intervient au lendemain d'un nouvel abaissement de la note de l'Espagne par l'agence Standard & Poors. Le pays est désormais classé dans la catégorie "BBB-" et a vu sa note assortie d'une perspective négative. Si elle descend en dessous de ce seuil, l'Espagne fera alors partie des émetteurs spéculatifs, ceux pour lesquels le risque de ne pas honorer les remboursements est réel.

Comme l'expliquait déjà LaTribune.fr fin septembre, l'Espagne s'obstine à repousser une demande d'aide financière auprès de ses partenaires européens car cela revient à accepter une mise sous tutelle, avec à la clef des reformes douloureuses, notamment l'allongement du départ à la retraite.

Le président du Conseil italien a par ailleurs répété que de son coté, l'Italie n'envisageait pas de demander de l'aide.

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Commentaires
a écrit le 13/10/2012 à 14:15 :
Monti qui se permet de donner des conseils ?
On aura tout vu !
Car n'oublions tout de même pas que cet ancien de Goldman Sachs (ce qui fait tout de même tache alors que l'on nous bassine avec de la "bonne gouvernance" !) n'a jamais été élu et que, en démocratie, il occupe son poste de manière tout à fait illégale. Mais il est vrai qu'Europe et démocratie font de moins en moisn bon ménage ... S'ils ont jamais cohabité, ce qui reste largement à proiver, d'ailleurs ...
N'oublions pas non plus que cette taupe des banksters, peu reluisant personnage toujours occup à veiller aux intérêts de Goldman Sachs au détriment des Italiens, n'a pour le moment qu'un seul "exploit" à son actif : la recrudescence éffrayante du travail au noir des enfants en Italie. Un exemple avec la ville de Naples où plus de 50 % des enfants en âge de scolarité sont obligés d'aller travailler au lieu d'aller en classe parce que leurs parents ont perdu leur boulot, ne perçoivent plus aucune aide sociale sous quelque forme que ce soit et sont victimes des augmentations scandaleuses de sprix et des taxes. Ces gosses tfavaillent en moyenne pour 50 euros ... par mois ! Une somme totalement dérisoire, mais tout à fait indispensable pour les familles qui tentent vaille que vaille de survivre dans l'Italie de Monti, entièrement aux mains des mafieux de la finance.
L'Italie de Berluscini n'était déjà pas un exemple à suivre (pas plus que l'Allemagne de Merke, d'ailleurs); celle de Monti est résilument à abattre !
a écrit le 13/10/2012 à 10:43 :
Monti par la relance de l'idée d'une demande d'aide européenne par l'Espagne, spécule sur une "non spéculation future" tout en voulant écarter l'Italie du danger d'une spéculation! Voilà a nouveau la solidarité européenne en action pour taper sur les autres!
Réponse de le 13/10/2012 à 14:42 :
exact, c'est surtout une facon pour lui de designer le mauvais eleve pour paraitre dans la categorie des bons.
a écrit le 13/10/2012 à 8:09 :
Face à l'impatience des investisseurs, le président du Conseil italien y va de son bon conseil auprès de l'Espagne.
Joli titre mais je me permet de le corriger.
Face à l'impatience des investisseurs de la banque Goldman Sachs, l'ex employé maintenant président du Conseil italien y va de son bon conseil auprès de l'Espagne.
Je suppose que c'est plus clair maintenant sur qui nous dirige..
a écrit le 13/10/2012 à 2:31 :
Hahahahahaaha! Plus aucune retenue ces gens! Et pourquoi Monti ne se nommerait-il pas président de l'Espagne? Voilà qui aurait de l'allure! Deux coups d'états, voilà qui poserait définitivement notre homme... Pour quelques mois seulement bien sûr. Enfin, pas plus longtemps qu'en Italie en tout cas...
a écrit le 13/10/2012 à 0:50 :
Quelle énergie pour fourger de la dette Euro a un pays étranglé qui refuse encore de signer sa capitulation !!
De quoi se mèlent t'ils?
Certains doivent trouver intéret à cette signature, semble t'il...

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