Espagne : Rajoy affirme que respecter l'objectif de déficit public sera " très compliqué"

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Le chef du gouvernement espagnol affirme ce dimanche qu'il sera "très compliqué" de respecter l'objectif de déficit public cette année, fixé à 6,3% du PIB en accord avec l'Union européenne.

Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy affirme ce dimanche qu'il sera "très compliqué" de respecter l'objectif de déficit public cette année, fixé à 6,3% du PIB en accord avec l'Union européenne, l'Espagne ayant largement dérapé en 2011, jusqu'à 8,9%! "Il est très compliqué de réduire de 2,6 points le déficit dans un contexte de récession, avec autant de problèmes avec les recettes et un financement aussi cher", a-t-il indiqué dans un entretien accordé au journal La Razon.

Fort recul du PIB

La quatrième économie de la zone euro ne voit pas le bout du tunnel. L'Espagne est restée en récession au troisième trimestre. D'après les chiffres de l'Institut national de la statistique (INE), le PIB a reculé sur la période de 0,3% par rapport au deuxième trimestre. Pour mémoire, le pays avait renoué avec la récession fin 2011. Et ce, moins de deux ans après en être sorti. En rythme annuel, sur le troisième trimestre, le PIB s'affiche en repli de 1,6%, pointe l'institut, alors que le gouvernement conservateur vise un recul de 1,5% à la fin de l'année. Madrid s'est déjà résigné à une nouvelle année de récession en 2013, tablant sur une baisse du PIB de 0,5%. Toutefois, cette prévision apparaît optimiste.

 

Un actif sur quatre sans emploi

De fait, l'Espagne peine à sortir la tête de l'eau depuis l'éclatement de sa bulle immobilière en 2008. Avec plus d'un actif sur quatre sans emploi, le pays affiche aussi un taux de chômage record. Or, pour les économistes, les mesures de rigueur visant à réduire le déficit public plombent le redémarrage de l'économie.

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Commentaires
a écrit le 03/12/2012 à 11:02 :
L'Europe n'est pas une zone monétaire optimale, ça va coûter cher! C'est une arnaque inventée pour détruire les pays... on nous sort du Staline de premier ordre!
a écrit le 02/12/2012 à 21:05 :
Quelle surprise ! Cette stratégie de sauvetage qui a si bien fonctionné en Grèce - où la croissance devait revenir dès 2012 selon nos génies du FMI, de la BCE et de la Commission - semble avoir quelques ratés en Espagne. En Europe, on ne change pas une équipe qui fait perdre les autres.
a écrit le 02/12/2012 à 20:08 :
Alors Angela, on l'annule aussi celle là de dette ? Au bal des guignols, nos dirigeants donnent le tempo.
a écrit le 02/12/2012 à 18:15 :
La situation des espagnols est terrible. On est clairement dans un système qui ne fonctionne pas avec un clivage entre les générations. Est-ce qu'on peut décemment avoir la moitié d'une génération au chômage pendant 10 ans. Qu'on fasse monter les prix immobiliers de manière déraisonnée, on voit ce que ça donne! On ne peut pas fonctionner indéfiniement sur des dettes, sinon on en arrive à la restructuration, le pays va mécaniquement s'apauvrir d'un coup. Donc ceux qui ont des assurances vie n'en ont plus...
a écrit le 02/12/2012 à 12:19 :
mais mr le president socialo espanol , le notre flambisocialofrancais il va y arriver , mais au détriment d'une faillite en france
Réponse de le 02/12/2012 à 12:36 :
Le pronostic vital est déjà engagé depuis fin 2011.
Réponse de le 02/12/2012 à 13:51 :
"president socialo espanol" Rajoy n'est pas plus socialo. que vous, sa famille politique est le "PPE" (parti populaire espagnol) .
Réponse de le 02/12/2012 à 18:24 :
@lajoie: même pas de respect, c'est triste....
a écrit le 02/12/2012 à 12:05 :
"l'individu stupide est le type d'individu le plus dangereux au monde"(Carlo M.Cipolla) et que dire lorsqu'il s'agit d'une Troika.
a écrit le 02/12/2012 à 11:40 :
En suivant les diktats de la Troika, effectivement l'Espagne n'a aucune chance..
Mais qu'est ce qui fiche autant la trouille aux parlementaires et gouvernements de l'Espagne, Portugal, Irlande, Grèce? (L'Italie c'est différent: on leur a collé un gauleiter + propagande massive)
Les recettes pour sortir de ce bourbier sont pourtant connues; retrouver sa souveraineté monétaire et s'asseoir sur les dettes "odieuses", et en profiter pour coller en taule quelques escrocs de haute volée en liaison avec le Cartel bancaire, à la façon des islandais..ou de l'Equateur.
Sinon ça va se terminer à l'argentine, avec des populations ruinées, outils de productions HS, pays en vrac..
Nous sommes tous concernés.
Réponse de le 02/12/2012 à 12:09 :
@ Leon: vous avez raison. Malheureusement, les dirigeants sont prêts à plonger les peuples dans la misère pour préserver leur frankenstein politique et monétaire et sauver leur crédibilité qui serait réduite à néant en cas d'aveu d'échec. Eux sont à l'abri de toutes façons et leur communication est parfaitement rodée pour faire accepter l'inacceptable à suffisamment de personnes. Je crains que rien ne change, à moins que les peuples se soulèvent mais j'en doute car on leur fera comprendre que ce sera pire encore et ils courberont l'échine. Je suis déjà surpris de ne pas voir le début d'une révolution en Grèce avec ce qu'ils endurent.
Réponse de le 02/12/2012 à 12:52 :
Il y a quelque chose qui m'interpelle dans votre discours !
S'asseoir sur les dettes, c'est génial, j'adore !! Mais es-ce responsable, faisable et bénéfique ? J'aurai bien aimer acheter une maison, une Ferrari (tant qu'à faire), une entreprise et m?asseoir sur ma dette, mais j'ai de sérieux doutes que ça marche.
Si on déclenche la réaction en chaîne du refus de rembourser sa dette, tout le monde en fera pareil, les pays à qui la France vend des avions, des bateaux, du commerce en général, les particulier de la terre entière, en gros, un écroulement total de la confiance et
des échanges commerciaux internationaux.
Vous semblez tenir un discours pas trop réfléchi, mais si au final et après moult réflexions, vous cherchez une anarchie mondiale et une chute du système, pourquoi pas, c'est un point de vue aussi, que je respecte, mais loin d?être le mien.
Je pense que c'est bien de forcer les Etats à stopper un peu leurs délices dépensières, mais s'ils n'arrivent pas à tenir leur paroles, c'est pas si grave que ça, car ils sont sur la bonne voie.
Réponse de le 02/12/2012 à 13:35 :
@Leon : Le terme de Gauleiter est insultant et inapproprié. M Monti à été nommé président du conseil par le président italien car il apparaissait comme plus compétent que M Berlusconi pour gérer la situation. L'Italie et un pays démocratique et loin de l'image que vous en faites dans ce forum.
Réponse de le 02/12/2012 à 13:42 :
Nuance : rembourser sa dette c'est très bien, mais rembourser la dette de banques privées c'est nettement moins bien.
Réponse de le 02/12/2012 à 13:55 :
Les états ont racheté les dettes pourries des subprimes de 2008 (achetées par des banques privées qui se sont fait rouler ) pour leur éviter de faire faillite et de ruiner leurs clients, particuliers et entreprise.
Réponse de le 02/12/2012 à 13:56 :
@William : une petite pensée pour BANKIA dont le sauvetage a coûté très cher aux contribuables espagnols.
Réponse de le 02/12/2012 à 14:10 :
@Pierre Le résultat est au rendez-vous, des pays en quasi faillite
Réponse de le 02/12/2012 à 19:14 :
Précision: j'étais d'accord avec Léon pour que chacun retrouve sa pleine souveraineté politique et monétaire, pas pour l'effacement de dettes.

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