Fitch, optimiste, relève la note de la Grèce

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Optimiste, Fitch a relevé mardi la note de la dette grecque de long terme. Elle a notamment salué le "rééquilibrage" de l'économie du pays. Reste plus que le retour de la confiance pour relancer l'investissement. En attendant, la note de la dette grecque reste encore placée en catégorie spéculative.

Fitch Ratings veut croire à une dynamique positive de l'économie grecque. Mardi, l'agence de notation a relevé la note de la dette à long terme de la Grèce de CCC à B- avec une perspective stable. L'agence de notation évoque un rééquilibrage de l'économie et de nets progrès accomplis dans l'élimination des déficits budgétaires et courants, autant d'éléments amenuisant le risque d'une sortie du pays de la zone euro, même si le prix à payer a été lourd en termes de hausse du chômage et de production perdue.

L'espoir d'un retour sur le marché en 2014

Elle s'accorde ainsi avec la Commission européenne qui croit, selon ses prévisions publiées il y a deux semaines, à un retour de la croissance dans la péninsule héllénique. Selon la Commission, la Grèce devrait retrouver le chemin de la croissance avec une progression du produit intérieur brut (PIB) de 0,6% en 2014, ce qui devrait lui permettre de voir son taux de chômage commencer à baisser et son déficit public passer sous la barre des 3% du PIB à 2,6% la même année.

Face à ce flot de prévisions optimistes, le Premier ministre grec Yannis Stournaras espérait début un retour de son pays sur les marché à l'horizon 2014, date à laquelle le programme d'assitance de la troïka (FMI, UE et BCE) doit normalement prendre fin. Pour que cela soit vivable pour les finances publiques grecque, Yannis Stournaras espère un taux sur le 10 ans en dessous de 6%. Actuellement, la prime de risque réclamée par les investisseurs avoisine les 10%. Et pour l'heure, la dette de long terme reste placée en catégorie spéculative par Fitch.

Un optimisme qui repose uniquement sur le retour de la confiance

Pour justifier cet optimisme, tous tablent sur le retour de la confiance des investisseurs grâce à l'accomplissement des objectifs de réduction des déficits publics malgré la récession. Les gains de compétitivité liés à la réduction du coût du travail, qui baisse régulièrement depuis 2010 devraient permettre de faire repartir les exportations dés cette année. Et celles-ci devraient continuer de progresser en 2014 selon les prédictions européennes. Alors que les importations devraient quant à elle continuer de baisser.

Mais ce modèle de prévision repose essentiellement sur une reprise solide de la croissance dans le monde, et surtout dans la zone euro, propice à l'augmentation de la demande extérieure. Ce qui pemettrait à la Grèce de profiter de ses gains de compétitivité. Quant au retour de la confiance, pour le moment, l'investissement ne repart dans le pays. En témoigne la faible demande de crédit des investisseurs dénoncée par la Banque centrale européenne qui peine à transmettre sa politique monétaire vers le sud de la zone euro.

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a écrit le 06/06/2013 à 23:18 :
Moi, j'aurais tendance à penser qu'ils ont pris tout ce qu'ils pouvaient, les privatisations sont bien avancées, le maximum d'argent a changé de poches. Prolonger l'étranglement n'a aucun intérêt. En plus, la preuve est faite : on peut spolier la totalité d'un pays membre de «l'Union» sans aucun problème. L?Union européenne se porte garante... À qui le tour ?
À moins que, dans un sursaut de lucidité, les Français décident que ça suffit !
Qu'il est temps de recouvrer notre indépendance et de sortir de ce carcan.
Sortir de l'UE, c'est le programme de l'UPR de François Asselineau. Il suffit de le soutenir.
a écrit le 15/05/2013 à 10:18 :
Dans une banlieue d'Athènes, durant le long week-end du 1 mai, tout était "closed"; sauf l'église et une ou deux échoppes ainsi qu' un petit super marché tenu par des Turcs.
Sur l'autoroute de Corinthe, les voitures roulaient cul à cul et, quand ce n'était pas de cette façon, à toute allure et, si possible, tous sur la file de gauche ainsi les voitures doublent par la droite! La crisi!! entendait-on!! Et puis, la Pâque orthodoxe aidant, chacun retourne dans son village ou, pour les autres, dans les îles, Mykonos pour la plupart.des nantis. Les tavernes bondées sous les bougainvilliers, il est vrai que le temps est idéal.
Mais à .part ça, c'est vrai la rigueur allemande commence vaguement à faire ses preuves: les entreprises sont surveillées, font des coupes drastiques, licenciements en masse surtout et paient davantage d'impôts. Les visages sont moins rieurs malgré tout.
Je ne vois pas que ce soit mieux chez nous. Dans ma ville sinistrée, rideaux ce commerces baissés, tristesse, mendicité, immigration massive, on nous promet un tramway! la rigueur allemande pft...pas pour nous!
Réponse de le 15/05/2013 à 11:10 :
...." villes sinistrées, rideaux de commerce baissées ou en faillites (eh! oui),tristesse, immigration massive, sdf innombrables aux coins des rues...regards fuyants et préoccupés, ici aussi, souvent, très souvent...la société est moribonde, découragée, sans espoir...et sans vouloir tomber dans le pathos, c'est ainsi..! que du bonheur en perspective on nous promet! nos élites se gavent, tous les pays agonisent, OUI! "avant", c'était mieux...!! un véritable génocide des peuples est en place! il faut le reconnaitre! il faut se réveiller, avant qu'il ne soit trop tard...si tant est qu'il soit encore temps....
a écrit le 14/05/2013 à 21:20 :
Comme quoi la rigueur a l'allemande a fait ses preuves. La Grece se relevera j'en suis convaincu ..l'espagne ,l'italie le portugual font aussi des efforts qui payeront a long terme..
Réponse de le 14/05/2013 à 23:02 :
Et les dettes publiques qui représentent 190 points de PIB en Grèce seront remboursées avec une économie qui a maigri de 20 % depuis 2007 et qui continue à s'enfoncer dans la récession ? La dette grecque a fait défaut en partie et pour le reste, la Grèce ne remboursera JAMAIS. Aucun état ne remboursera d'ailleurs et l'addition, c'est vous et moi qui la régleront !
Réponse de le 15/05/2013 à 9:09 :
votre humour" est sensationnel " !!
Réponse de le 15/05/2013 à 12:24 :
J'espère pour la Grèce que vous ayez raison... mais après 5 ans de récession on peut en douter. Rappelons nous : il était prévu un retour à la croissance en 2013 et une baisse de la dette dès cette année. Là on nous dit 0.6% en 2014. cela suffira t il a faire baisser le chomage massif ? cela advientra t il vraiment ? et si oui combien en 2015. Avec la récession qui arrive en France, la récession qui continue en Espagne et en Italie, le ralentissement en Allemagne je ne vois pas comment les Grecs pourraient voir la croissance remonter, et leurs exportations réequlibrer la balance commerciale. A moins bien sûr que la politique en Europe et principalement en Allemagne change. Si les syndicats parviennent à obtenir les augmentations de salaires de demandés et si Mmem merkel désserre les cordons du budget fédéral la croissance allemande va accèlerer fortement et entrainer l'Europe dans une sortie par le haut et pas par la déflation généralisée.
Réponse de le 15/05/2013 à 13:27 :
ET L ALLEMAGNE GOUVERNERA SUR L EUROPE
Réponse de le 15/05/2013 à 17:28 :
@ANDRE Vous voulez dire un ensemble d'Etats criblés de dette,on doit tourner autour de 85-90% de dette sur PIB avec les 17 pays en euro.Vous voulez vraiment du mal à Angela
Wolgang Schauble mon ami.

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