L'Union européenne utilise de plus en plus un anglais... mal compris des anglophones

 |   |  1007  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : Photo Reuters)
Les institutions européennes utilisent de plus en plus exclusivement l'anglais comme langue de travail. Mais un rapport publié en mai, qui fait la liste des termes utilisés à tort, pointe surtout l'émergence d'un jargon spécifique à la Commission.

L'Union européenne a beau compter 23 langues officielles (bientôt 24 avec le croate) et trois langues de travail, elle a beau dépenser 1,4 milliard d'euros par an de frais de traduction, l'anglais est bel et bien sur le point de devenir la lingua franca des institutions européennes. La Commission s'en défend, mais elle travaille désormais pratiquement exclusivement en anglais et l'usage des deux autres langues de travail, le français et l'allemand, est limité à la traduction depuis l'anglais des textes bruxellois. A la BCE, les choses sont claires depuis sa création en 1998 : la langue de l'institution est l'anglais, même si les seuls anglophones nés de la zone euro sont les 4,7 millions d'Irlandais sur un total de 330 millions d'habitants !

Shakespeare n'est pas fonctionnaire européen

Pour autant, quel anglais parle-t-on dans les institutions européennes ? Pas celui de Shakespeare si l'on en croit un rapport datée de début mai par la court européenne d'audit et intitulé « brève liste des termes anglais mal usités dans les publications de l'Union européenne. » « Au fil des ans, les institutions européennes ont développé un vocabulaire qui diffère de toutes les formes reconnues d'anglais », annonce le rapport dans son introduction. Au point que cet « anglais de l'UE » inclut des mots qui n'existe pas ou qui sont assez inconnus aux anglophones en dehors de ces institutions.

Le risque du développement d'une langue en soi

Selon l'auteur de ce rapport, les collaborateurs des institutions européennes se soucient assez peu de la justesse lexicale de leur anglais à partir du moment où ils sont compris en interne. Mais, comme le rappelle le rapport « il se peut qu'il soit plus aisé de communiquer avec ces termes qu'avec les termes corrects en interne, mais les institutions européennes doivent aussi communiquer avec le monde extérieur. » En d'autres termes, le rapporteur s'inquiète du développement d'une sorte de « jargon eurocrate » issu de l'anglais au sein de l'UE. Un jargon qui, non content de n'être pas compris par une grande partie de la population de l'Union européenne, ne le serait pas davantage par les anglophones européens. Ce serait une sorte de langue en vase-clos, vivante uniquement dans l'administration européenne comme pouvait l'être jadis la katharévoussa, la langue officielle de la Grèce jusqu'en 1974 qui n'était comprise que des classes dirigeantes. On le voit, la question linguistique n'est pas forcément aussi accessoire qu'il peut y paraître.

Au risque de l'incompréhension

Le rapport fait ensuite la liste non exhaustive sur 58 pages de ces mauvais usages. Il est piquant de remarquer que beaucoup de ces fautes relèvent en réalité de gallicismes ou de germanismes. La langue anglaise, qui relève à la fois du germanique et du roman de par l'influence de l'ancien français, se prête particulièrement bien à ces mauvais usages de la part de fonctionnaires polyglottes. On peut ainsi relever l'usage intensif du verbe « to assist at » pour « assister à », terme qui, sans être faux, est extrêmement archaïque en anglais courant qui préfère « to attend. » De son côté, « to precise » n'existe pas en anglais, malgré son large emploi dans l'anglais de l'UE. De même, les Eurocrates ne lésinent pas sur l'usage du terme « axis » au sens français « d'axe stratégique. » Or, relève le rapport en anglais, cet usage n'existe pas : « axis » est un axe physique ou l'alliance entre Hitler et Mussolini. « Ce terme est particulièrement malheureux au pluriel, souligne le rapport, parce qu'il peut être confondu avec le pluriel de « axe » (hache). »

Des calques dangereux

Le rapport cite un autre exemple frappant et complexe : celui de « to foreseen » largement utilisé au sens de ses calques allemands (vorsehen) ou français (prévoir) alors qu'en anglais courant, il n'est surtout utilisé que pour évoquer des prédictions de voyants ou de devins. C'est une prévision qui n'est pas toujours basée sur des faits, et donne ainsi de l'incertitude sur le résultat de la prévision. Ce verbe n'est, en tout cas, jamais, utilisé comme en français au sens de « fourni » (dans « un déjeuner est prévu », par exemple). « La politique la plus sûre concernant ce terme est de l'éviter », résume le rapport.

Risque de contresens

Parfois, ces calques peuvent conduire à de vrais contresens. Ainsi, la législation européenne utilise beaucoup « to dispose of » pour « disposer de » au sens français « d'avoir », sens qui n'existe pas en anglais où ce verbe veut dire « se débarrasser de. » La phrase : « the managing authority disposes of the data regarding participants » ne signifie donc pas que l'autorité compétente a les données concernant les participants », mais au contraire qu'elle les a supprimées ! De même « third country » ne signifie pas « pays tiers », sens dans lequel il est utilisé à Bruxelles, mais « troisième pays. » Enfin, l'usage « d'anglo-saxon » pour désigner les pays anglophones est souvent utilisé dans la législation européenne. En bon anglais, ce terme désigne au mieux les peuples qui, au Ve siècle, ont envahi les îles britanniques et, au pire, dans son usage américain, les Blancs, les fameux « Wasps » (White Anglo-Saxon Protestants). En dehors de son usage historique, ce terme a, précise le rapport, « une connotation négative et doit être évité. » Le rapport relève aussi quelques usages grammaticaux propres à l'UE comme l'usage intensif de la préposition « of » pour à peu près toutes les autres. Usage qui, là aussi, peut prêter à confusion.

Au moment où la France vient, par la loi Fioraso, d'accepter l'usage de l'anglais dans l'enseignement supérieur, ce rapport nous rappelle que la domination de l'anglais n'est pas aussi simple qu'il y paraît et que les institutions non anglophones qui utilisent la langue de Shakespeare la modifient souvent à leur façon et que cet anglais est souvent influencé à son tour par la langue d'origine des locuteurs. Comme une sorte de revanche silencieuse...
 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 17/10/2013 à 15:02 :
Autant de fautes d'orthographe dans un article aussi court... honteux !
a écrit le 10/10/2013 à 6:21 :
Solucion: Esperanto
Réponse de le 11/10/2013 à 9:54 :
Tout à fait d'accord, esperanto estas bona ideo.
a écrit le 09/09/2013 à 15:46 :
"Pas celui de Shakespeare si l'on en croit un rapport datée de début mai par la court européenne d'audit"

> De quel français s'agit-il exactement ici même ??
Réponse de le 10/10/2013 à 10:41 :
effectivement... On parle de la Cour des Comptes Européenne, et de http://ec.europa.eu/translation/english/guidelines/documents/misused_english_terminology_eu_publications_en.pdf
a écrit le 06/06/2013 à 9:22 :
@ concept " Le problème réside dans ce que l'on appelle "Union". Si on veut un Super-Etat a l'américaine, alors oui, il faudra une langue unique."
Pas forcement : dans le sud ouest des USA l´espagnol est une 2 eme langue officielle et au Canada le francais est oblighaotgire comme langue officilele meme dans les states qui sont a 100 % anglophones ( Alberta p.ex).
De fait que l´anglais est depuis longtemps la langue de communjication internationale la globalisation renforcera cette tendance de plus irreversible ! En Europe l´anglais
restera la première langue. En Scandinavie en Grece et en NL tout le monde parle l´anglais, trés bien meme !
En Europe centrale surtout dans les anciens territoires allemands, jusqu en Turquie c´est l´allemand qui domine et de très loin.
Les autres langues coime l´ espagnol, l´italien et...... le francais deviendront avec le temps des dialectes regionaux au meme titre que le catalan ou le flamand.


Réponse de le 16/12/2013 à 20:51 :
Rien n'est inexorable, le troisième REICH devait durer 1000 ans!!!
a écrit le 06/06/2013 à 9:03 :
Les fautes citées dans l´article sont une liste des "faux amis" venant presque exclusivement du francais. Un bachelier moyen avec 5 ou 6 ans d anglais ne commet plus ces fautes de faux amis. Cette panoplie de faux amis demontre le pauvre niveau en anglais des fonctionmaires de Bruxelles.
Il y a d´autres domaines où l´anglais est la langue universelle, comme dans la marine ou en aviation. La phraséologie (en anglais) est normée avec des termes qui devient de l´anglais de Shakespeare mais choisis en fonction d´une phonétique qui evitra les malentendus.
a écrit le 05/06/2013 à 13:58 :
Pardon, mais que signifie la phrase, dans votre article "même si les seuls anglophones nés de la zone euro sont les 4,7 millions d'Irlandais sur un total de 330 millions d'habitants !" ?
Réponse de le 12/10/2013 à 14:09 :
Ça signifie qu'un seul pays est anglophone de naissance parmi les États-membres de l'UE de la zone ?uro. Le Royaume-uni n'utilise pas la monnaie unique.
a écrit le 02/06/2013 à 16:37 :
Sans surprise car la jeune génération mondialisée ne prend pas au sérieux ni l'enseignement de langues ni beaucoup d'autres domaines de la vie. Sans parler de l'anglais comme langue étrangère, il suffit de lire des articles de journanux en français pour se rendre compte du niveau bien médiocre.
a écrit le 02/06/2013 à 14:59 :
Il ne me surprend pas que l'Anglais utilisé dans UE, ne soit pas exactement l'Anglais de Oxford. Dans le domaine professionnelle,
où les interlocuteurs sont de diverses nationalités, le même phénomène existe. Il est évident que des expressions calquées de la langue natale de l'interlocuteur aillent se mêler à l'anglais,les personnes ont une langue maternelle différente de l'Anglais.(sauf les Anglais, Irlandais, Maltais). Il n'est pas étonnant que cela se produise dans une institution telle que l'UE. Après tout, les personnes qui sont dans ses institutions ne sont pas des traducteurs de métier, plutôt des économistes, politiciens...
a écrit le 02/06/2013 à 14:49 :
A lire le niveau de maîtrise de l'orthographe et la syntaxe dans cette tribune d'expression libre, quasi réservée, de fait, aux francophones de naissance, on ne peut que rire doucement : Saisir toutes les nuances d'une langue étrangère suppose une aisance parfaite avec sa langue maternelle, ce qui n'est manifestement pas le cas pour la majorité des écrivaillons qui s'expriment ici. They couldn't organize a piss up in a brewery : celui qui traduit correctement (pas mot à mot) gagne le droit de me répondre.
Réponse de le 02/06/2013 à 15:58 :
Quelle est votre contribution par rapport à l'article, à part critiquer les internautes, ce site n'est pas réservé aux francophones de naissance et quand bien même des internautes de naissance française feraient des fautes, ils ont absolument le droit d'exprimer un commentaire par rapport à l'article, chose que vous ne faites pas.
Réponse de le 02/06/2013 à 18:49 :
LINUS: Tout comme j'ai le droit de manifester mon irritation à force de lire des propos mal écrits : c'est bien le sens de l'article que de s'inquiéter des approximations linguistiques qui changent le sens des phrases et trahissent les idées mêmes de leurs auteurs. Exprimer une opinion peut se faire au second degré, abstraction qui ne semble pas vous être familière.
a écrit le 01/06/2013 à 22:00 :
L'Union européenne n'est pas juste la zone euro. Il y a 500.000.000 d'habitants dans le UE. Ils parlent tous l'anglais -- sauf les 65.000.000 français. Que les français parlent le français.

Alors: le risque de l'incompréhension est bien atténué en utilisant l'anglais. Il y a 435 millions d'habitants qui parlent l'anglais (bon ou mal); il y a just 65 millions avec des notions de langue français.

C'est claire: le lingua franca est l'anglais. Vous feriez mieux de vous y habituer.
Réponse de le 01/06/2013 à 22:25 :
Vous n'avez manifestement jamais franchi les frontières de notre beau pays... Essayez de bouffer dans les campagnes de n'importe quel pays d'Europe avec juste le français et l'anglais dans vos bagages, et vous allez bénéficier d'un régime a pas cher :-)
Réponse de le 01/06/2013 à 23:46 :
@heikki: 1) l'UE ne compte pas 500 millions d'habitants et 2) ils parlent mal anglais, un peu comme en France d'ailleurs :-)
Réponse de le 02/06/2013 à 0:36 :
@Voyageur: bon, je suis holandais d'origine, alors j'ai deja franchi quelques frontières.. je vous assure que même dans les campagnes des Pays-Bas, Belgique, Allemagne, Danemark, Finlande, Angleterre, (...), vous seriez bien servi avec juste l'anglais dans le bagage.

@Patrickb: j'ai pris le nombre de 500 millions de Wikipedia: http://en.wikipedia.org/wiki/European_union. "Population 2012 estimate 503,492,041". Si vous savez mieux, veuillez aider et mettre à jour cette page.

Bien sûr pas tout le monde parle très bien l'anglais. Mais en général, ils parlent ! Si vous appelez un helpdesk, dans les plupart des pays ils peuvent vous assister en anglais; par contre, essayez d'appeler un service d'assistance en France et demandez faire le conversation en anglais. Pas possible.

Mon point est que l'anglais est beaucoup plus commun dans l'Union européenne que le français, et qu'en France, les gens ne semblent pas s'en rendre compte. L'anglais est un langue que en général est parlé par une grande majorité des habitants de l'UE; le français, forcement, n'a pas cet statue.
Réponse de le 02/06/2013 à 2:29 :
La Hollande est un pays très particulier pour des grands voyageurs, et si vous voyagez dans l'Europe du nord (selon votre propos), le flamand (un peu germanique avec un peu de culture) + l'anglais , marchent pas trop mal dans les capitales, mais vraiment pas dans les petites villes, sauf en Scandinavie puisque les programmes TV ne sont pas doublés et on peut souvent parler anglais avec des bambins de 10 ans dans les villages. Étendez votre parcours dans les petits villages de Roumanie, d?Espagne, de Grèce, de Pologne par exemple, et on en reparle... Dans le centre de l'Europe, l'allemand est indispensable, et il faut ajouter un peu de russe (sans trop le forcer parce que c'est un peu contre nature dans certaines ex républiques). Globalement, pour vraiment voyager en Europe, il faut tout de même une demi douzaine de langues, l'anglais seul ne suffit pas. Et même dans les pays où il permet de prendre un café, il est loin de permettre de tout faire... les touristes américains ne l'acceptent toujours pas, mais le constatent en dehors des bistrots de sites a touristes ;-)
Réponse de le 02/06/2013 à 15:29 :
Savoir si tous les Européens sont totalement bilingues Anglais, n'est pas le sujet. Par contre, c'est la langue la plus étudiée, et donc celle où vous trouverez toujours au moins quelqu'un ayant quelques notions pour vous permettre de trouver le chemin ou des choses simples à demander. Evidemment si un étranger veut engager une conversation à tombeau ouvert en Anglais dans un pays étranger, il vaut mieux connaître la langue des natifs et avoir des bases cela aide, c'est la moindre des choses et surtout si vous y faites un séjour prolongé dans un pays étranger, quel qu'il soit c'est la moindre des choses, avoir des bases de la langue pour pratiquer avec les autochtones car en général les autochtones ont autre chose à faire que parler Anglais et préfère leur langue natale, c'est bien à l'étranger de s'adapter au pays, non?
Réponse de le 05/06/2013 à 14:14 :
J'adhère aux propos de Voyageur et de Linus.
Les Espagnols ne parlent pas spécialement l'anglais (beaucoup connaissent, ou connaissaient, mieux le français en fait). Certains Basques et surtout les Catalans aimeraient bien que d'autres (y compris les étrangers), connaissent quelques rudiments (eskerrik asko, adeu...) de leur langue.
Il n'y a pas que l'anglais comme langue, ce qui n'enlève rien à son utilité comme outil de communication globale.
Et je pense que toutes les langues sont respectables et méritent d'être préservées (y compris les régionales, locales...).
Tout cela n'empêche pas l'adoption d'une langue "internationale", quel qu?elle soit (anglais, globish, esperanto...), afin de faciliter les échanges et la compréhension mutuelle entre les peuples...
a écrit le 01/06/2013 à 21:58 :
L'erreur est de penser que nous devions parler l'anglais des anglais. La langue anglaise a cessé de leur appartenir, c'est un outil de communication. Nous parlons Globish. L'essentiel est de se comprendre.
Réponse de le 02/06/2013 à 10:58 :
Complètement d'accord (et c'est ce que je constate dans la multi-nationale où je travaille). Les anglais ne sont pas dispensés d'apprendre eux aussi le Globish (c'est beaucoup plus simple que l'Esperanto ou le Volapuk de de Gaulle) ! ;o)
Réponse de le 02/06/2013 à 15:39 :
Pas de mal qu'il y ait une langue commune au monde qui soit l'Anglais pour les relations commerciale.C'est très pratique. L'important c'est de se comprendre. D'un autre côté, je continue à parler ma langue maternelle en France. Les Hollandais, Suèdois, Norvégiens, Allemands.... c'est la même chose, ils parlent leur langue dans leur pays. Donc l'utilisation croissante de l'Anglais dans les entreprises, n'est pas un obstacle à notre identité linguistique française.
a écrit le 01/06/2013 à 21:51 :
"European Court of Auditors" donne en français "cour des comptes", et non "court européenne d'audit".


a écrit le 01/06/2013 à 20:13 :
I have a dream: j'ai révé une langue unique et universelle, qui n'aurait ni racines, ni déclinaisons, rien que des hapax et pas de syntaxe, une sorte de grognement primal que tout le monde comprendrait, pour dire uniquement des choses essentielles telles que "qu'est-ce qu'on mange?", "casse-toi" ou encore "est-ce que tu baises?"
Réponse de le 01/06/2013 à 21:02 :
comme "la guerre du feu"... mdr ! Au Cap d'Agde, peut-être !
a écrit le 01/06/2013 à 17:16 :
C'est très bien je trouve, que l'anglais s'impose, malgré les fautes, ça s'estompera avec le temps .. Moi en tant que Monégasque je peux vous dire qu'ici le français ne sert à rien, tout le monde communique en Anglais, le français c'est pour parler aux serveurs et autres qui travaillent dasn les services...
Ici l'anglais est indispensable et tant mieux
Réponse de le 01/06/2013 à 17:31 :
Quand je lis des conneries pareilles, j'ai envie de découper un morceau de côte et de foutre Monaco à la baille plutôt qu'à la remorque de la France.
Réponse de le 01/06/2013 à 18:49 :
@Monégasque: espérons toutefois que la amjorité des Monégasques parlent mieux l'anglais et le français que leur prince dont le vocabulaire semble très limité et qui cherche ses mots dans les 2 langues :-)
Réponse de le 01/06/2013 à 20:10 :
@Monégasque, quand il dit que "c'est très bien que l'anglais s'impose", "Ici l'anglais est indispensable et tant mieux", j'aimerais qu'il s'explique.Veut-il dire qu'il y a des colonies d'anglais qui ne parlent pas français et c'est tant mieux ? Que les résidents qui parlent français éprouvent un réel plaisir à parler anglais ? :) Que le français, c'est bon pour les prolétaires et que les vrais "aristocrates" du rocher parlent anglais ? Bref, soyez plus explicite svp.
Réponse de le 02/06/2013 à 2:51 :
La langue principale de Monaco est le Dollar... Et plus vous le parlez fortement, plus on vous comprend la bas... Etrange non ? :-)
Réponse de le 02/06/2013 à 11:48 :
Etre obligé de parler anglais pour attirer les dollars, ce n'est pas une vie ! Je les plains sincèrement... Je leur conseille de se détendre au Carrefour en parlant français aux caissières ; ce sont les plus sympathiques du monde ! Et souriantes avec ça !
Réponse de le 02/06/2013 à 16:12 :
a Monegasque : pourtant, vous postez sur LT. Vous êtes serveur! Ironie, car je ne méprise pas les serveurs.
Réponse de le 02/06/2013 à 16:16 :
A Monegasque : Il est évident que dans un lieu touristique comme Monaco, peuplés d'une ribambelle d'étrangers fortunés, l'Anglais soit constamment utilisés. Mais de là, à mépriser le Français comme vous le faites, c'est indécent. Vous parlez anglais à votre famille?
a écrit le 01/06/2013 à 15:15 :
dois je comprendre que nos élites ont découvert que l'anglais était pierre angulaire de la koinè moderne?
Savent elles au moins de quoi il s'agit?
de plus en plus désespérant ...
a écrit le 01/06/2013 à 14:27 :
Si on veux l'union, ça passe par une seule langue fatalement. Se qui n'empêche pas le folklore local de perdurer. Si l'anglais s'impose de lui même c'est très bien, ça évitera une Nieme série de réunions interminables pour aboutir à rien. Au passage on fera l'économie des traductions des textes européens en une multitude de langues. Soit on veux l'union et on calque les USA, soit se n'était pas la peine de se lancer dans se schéma politique et on aurait dû rester à l'état nation. Pour le moment le machin mi figue mi raisin ne fait rêver personne.
Réponse de le 01/06/2013 à 15:14 :
Le problème réside dans ce que l'on appelle "Union". Si on veut un Super-Etat a l'américaine, alors oui, il faudra une langue unique. Nos europarasites nous vendent totalement a la casse aux US (cf traité de libre pillage EU-US) donc autant que ce soit l'anglais international. Par contre, si Union veut dire mise en commun de moyens dans des sujets pertinents (un peu a la mode GIE), étendu sur la base de ce qu'était la CECA au début, alors nul besoin de langue commune, puisque chaque pays reste très indépendant. J'aurais une petite préférence pour la seconde option, tant nous ne sommes pas prêt a la première.
Réponse de le 01/06/2013 à 19:42 :
Si je peux me joindre au débat, je proposerais plutôt une Europe des régions... avec 3 langues obligatoires dès le CP: langue locale (ou régionale), langue européenne (anglais, allemand, espagnol, français) et langue internationale (anglais, chinois mandarin, arabe, espagnol, français, allemand)... il est reconnu qu'un apprentissage précoce des langues facilite leur apprentissage: préparons nos enfants à ce que sera le monde dans 30ans! International et multi-culturel!
Tant que nous y sommes, supprimons les départements (inutiles puisque doublons avec la région ) et les états (doit on vraiment encore payer des sénateurs, un premier ministre doublon du président, des députès ET des euro-députés).. pour enfin accéder à une Europe moderne débarassée de ses eurocrates et lobyistes, représentant leurs régions et leurs terroirs (mandat électif tout les 2 ans, remplacement en cas de mise en examen, destitution et remboursement de toute indemnité en cas d abus de bien public/social).
Réponse de le 02/06/2013 à 1:52 :
Il suffirait pour le monde entier de parler la langue locale et l'espéranto et hop, plus aucun problème. La planète entière bilingue puisqu'il n'y a plus de choix de seconde langue car la même pour tous, tout le monde qui se comprend, aucun pays favorisé, plus aucun problème de traduction ou de coût de traduction, les brevets arrivent à la pelle, les touristes peuvent aller partout, la croissance mondiale prend 5%/an supplémentaire, la paix s'installe sur la planète. Vont s'ennuyer les militaires, les géopoliticiens, les linguistes, les technocrates, les faiseurs de haine.
Réponse de le 02/06/2013 à 11:05 :
Attention au cliché sur les US : sur certains aspects les états sont plus autonômes vis à vis de l'état fédéral que nous vis à vis de l'UE. Par ailleurs dans certains états il est plus utile de parler espagnol.
Réponse de le 02/06/2013 à 15:50 :
a Theophile Je suppose que vous parlez de la Californie, Floride, Texas. Mais la majorité de la population est hispanique. C'est uniquement pour cela. Mais vous pouvez parler Anglais aussi.
a écrit le 01/06/2013 à 13:59 :
De toute facon il faut une langue commune....on connait la fin de la tour de Babel
et puis les surcouts la perte de temps liés à 24 langues....???? Debile....mais nos politiques vereux et incompetents ne parlent pas anglais en regle general...et comme la soupe est bonne...pourquoi changer qqchose qui ne fonctionne pas ...mais qui nous rapportent??
a écrit le 01/06/2013 à 13:39 :
Bonjour, pour éviter les problème, il faut demander au anglophone de parler français, allemand?,,, À il parle aucune langue étranger! Pauvre de nous. Bon la solution les anglais ils rentrent sur leur île et on les oublis très vite.... Pour le reste il y a bien longtemps que nous aurions du pousser un peut plus l 'intégration européen.... Définir une première langue européen commune à nos 12 pays européens, imposser une gouvernance commune, et enfin un président de nos nations, élus démocratiquement.....
a écrit le 01/06/2013 à 11:58 :
L'anglais domine surtout parce qu'il est impossible de travailler sur les traduction de texte qui sont tout simplement incompréhensible
ils mettent les erreurs en avant mais ne donne pas les solutions... comment je vais remplacer forsee ! :))
Réponse de le 01/06/2013 à 12:27 :
Si les anglais n'avaient pas la même langue que les américains, on ne parlerait pas plus anglais que suédois au sein de l'UE...
Réponse de le 01/06/2013 à 14:43 :
@ Ricain: En vendant la Louisiane aux Américains, Bonaparte ne nous a pas rendu service !
Réponse de le 02/06/2013 à 1:55 :
Napoléon ne parlait pas anglais, même après des siècles de conflit avec l'Angleterre, ce n'était pas une langue étudiée en France, au contraire de l'allemand, langue étudiée, elle( et qui de nos jours prédomine en Europe avec un européen sur 2 l'ayant étudiée de près ou de loin), les scientifiques universitaires et lettrés parlaient eux tous latin en europe.
a écrit le 01/06/2013 à 11:20 :
Cette Europe ne peut demeurer ainsi. Des langues, des administrations nationales (poste, chemins de fer etc.) différentes, des garanties dans les magasins limitées au pays d'achat. Ainsi un PC acheté chez Cora au Luxembourg ne bénéficie pas de la garantie de l'enseigne en France par exemple. Sans oublier les communications des téléphones portables facturées hors de prix dès que l'on quitte le pays d'origine. La quasi impossibilité de commander une marchandise dans un pays voisin sans des frais prohibitifs. Et ainsi de suite. En fait l'Europe profite avant tout aux multinationales et à un certain patronat employant de la main d'oeuvre à bas coût et déposant ses bénéfices dans des pays accueillants type Luxembourg.
a écrit le 01/06/2013 à 10:22 :
C'est exactement la même chose pour l'anglais professionnel. Un collègue anglais ne comprenais pas nos conversations téléphoniques entre nos services internationaux :) Je devais lui traduire en anglais natif (Shakespearien :) nos conversations. Il a progressivement appris notre anglais international et tout c'est bien passé. Je ne vois aucune raison que l'on interdise l'émergence d'une nouvelle langue à partir du moment ou tout le monde peut la parler et la comprendre. C'est nécessaire car la prononciation ou la compréhension de certains son est parfois trop difficile pour quelques populations. Je trouve que l'évolution de l'anglais devrait être encouragé pour favoriser l'échange, d'autant plus que l'on nous demande de nous adapter à la mondialisation. C'est un parfait example (exemple en français :) d'adaptation. Shakespeare ne nous concerne pas, il ne concerne que les anglais auxquels le monde n'a pas prêter allégeance à ce que je sache.
Réponse de le 01/06/2013 à 10:59 :
Pour promouvoir l'anglais, encore faudrait-il écrire correctement le Français. J'ai relevé au moins 6 fautes d'orthographe lexical ou grammatical. Sans compter "example", que j'ai pris comme "a joke". (comprenais, c'est bien passé, ou tout le monde, certains son, être encouragé, pas prêter allégeance).
Réponse de le 01/06/2013 à 12:15 :
C'est typiquement Français : La forme compte avant le fond. J'ai travaillé pendant plusieurs années dans un contexte international et j'ai appris à faire des phautes ("fautes" en français franchouillard obsolète qui disparaît pour notre plus grand plaisir). La forme n'enlève rien à l'intelligence du propos. On attaque la forme quant on ne peut contredire le fond. Mal écrire le Français ne m'empêche pas de bien gagner ma vie. En Suisse, on parles tous 3 ou 4 langues, avec beaucoup de fautes, et cela ne nous empêche pas de faire du fric.
Réponse de le 01/06/2013 à 17:12 :
La langue française a été crée par une académie, et imposée par le Roi de France par l'ordonnance de Villers-Cotterêts. Les langues locales comme le Breton ou le basque ont pratiquement disparues. C'est ce qui va inéluctablement arriver aux langues européennes. Mais nous parlerons un anglais Européen, tout comme les anglais et les américains possèdent des accents et vocabulaires différents.
a écrit le 31/05/2013 à 22:26 :
From moment que l'anglais stays strictly une language de job, l'essential is to communicate. Par contre, en dehors des heures de travail, on se repose ! Pas d'anglais svp !
Réponse de le 01/06/2013 à 11:02 :
@ivanleterr. svp traduire en "frenchie" on n y comprend rien
Réponse de le 01/06/2013 à 17:33 :
@Igor le pas si grozny: faux, on voit dans des pays à forte immigration, comme le Canada ou les US, que la deuxième génération ne parle, ni ne comprend la langue des parents. La fainéantise y est sans doute pour quelque chose, parce qu'il n'est pas si évident que cela d'apprendre correctement une autre langue, mais l'environnement est primordial. On sait en effet qu'à l'école, celui qui est différent est un weirdo qui ne mérite que le bullying he/she deserves :-)
Réponse de le 01/06/2013 à 19:25 :
C'est effectivement une question d'environnement, de volonté... et la pression est forte. Personnellement, je refuse de parler anglais en dehors des heures de travail. L'anglais, c'est pour les affaires, un point c'est tout. Pour le reste... j'utilise d'autres langues (ou les gestes). C'est un moyen très pratique d'éconduire les monolingues et de s'amuser.
Réponse de le 02/06/2013 à 11:11 :
Mais les anglais ne peuvent pas rester monolingues. Il doivent aussi apprendre le globish (indispensable pour travailler à l'international).
Réponse de le 05/06/2013 à 13:40 :
Je suis en partie d'accord avec tout ce qui précède, et j'ai trouvé la phrase franglaise de ivanleterrib très compréhensible.
a écrit le 31/05/2013 à 20:42 :
L'emploi de "third-country" ou "third countries" pour pays tiers est officiel aussi bien au Royaume-Uni qu'au Canada: Exemples au RU: https://www.gov.uk/government/publications/guidance-notes-for-importers-of-organic-products-from-third-countries-into-the-european-union et au Canada : http://www.parl.gc.ca/HousePublications/Publication.aspx?DocId=2171281&Language=E&Mode=1&Parl=39&Ses=1. Third-country comme pays tiers est peu employé dans les pays anglo-saxons où cette notion précise est peu répandue. En général, ils emploient des expressions moins précises comme "partner countries" ou "non-member countries, voire le très redondant "third-party countries".
a écrit le 31/05/2013 à 20:31 :
L'anglais du Minitrue(*) de Bruxelles ce n'est pas de l'anglais, c'est de la novlangue.
"Freedom is slavery" "Weakness is strength" "War is peace". (Brave new world, A. Huxley)
(*) Ministry of Truth (de l'ouvrage cité)
Réponse de le 05/06/2013 à 13:42 :
Ce n'est pas plutôt George Orwell (1984) que vous citez ?
a écrit le 31/05/2013 à 18:04 :
De toutes façons, les Anglais veulent sortir de l'Europe, alors ils s'en moquent :-)
Réponse de le 31/05/2013 à 21:36 :
"sortir de l'Europe" ? c'est impossible ! x) tu veux probablement dire sortir de "l'Union Européenne". ;) c'est différent.
Réponse de le 01/06/2013 à 11:56 :
En effet, j'ai fait un petit raccourci... Mais on peut d'ailleurs se demander s'ils ne souhaiteraient pas également découper leur ile pour la placer au large de Long Island ;-)
a écrit le 31/05/2013 à 17:56 :
S'il y a bien un mot anglais mal compris en France, c'est le mot "regulation" qui signifie règlementation. Alors que le mot français "régulation" se traduit en anglais par "control". La règlementation n'est qu'une modalité administrative de régulation de la société. Le marché en est une autre modalité de régulation. "Budget control" est la gestion régulée par rapport à un budget. etc.
a écrit le 31/05/2013 à 17:34 :
Dans le monde, plusieurs formes d'anglais se développent( en inde en afrique de l'est, de l'ouest, aux antilles), on a d'ailleurs inventé le globish pour parer à cette différenciation en appauvrissant la langue.
C'est en fait tout à fait normal que les gens essayent de mixer leur ancienne langue maternelle avec la nouvelle, c'est à l'anglais d'absorber tous ces nouveaux termes, comme le français y arrive déjà merveilleusement( très fortiche pour agglomérer le vocabulaire étranger), pour cela qu'on a tant de synonymes.
En Inde ancienne il y a avait 2 langues principales, une pour le peuple, pratique et floue pour la vie de tous les jours et une pour les scientifiques les sages les religieux( bref la classe instruite) très précise pour très peu varier au cours du temps.
Peut-être devrions-nous nous en inspirer en séparant bien l'utilité de 2 langues.
Réponse de le 01/06/2013 à 12:00 :
Il serait sympa de créer un europidgin, permettant d'avoir un ou deux milliers de mots qui deviendraient communs dans toutes les langues européennes.. Taxi est déjà quasi universel, mais d'autres termes seraient tout aussi utiles ;-)
a écrit le 31/05/2013 à 17:20 :
"Si l'on en croit un rapport datéE" daté svp "par la courT" la cour! "inclut des mots qui n'existe pas" qui n'existENT pas "Ce serait une sorte de langue en vase-clos, vivantE uniquement dans l'administration" vivant! vous confondez genre et liaison ! Bref et ça continue comme ça... pas la patience de tout corriger mais pour un article qui tance les petits arrangements avec la langue anglaise cette collection de fautes de syntaxe de grammaire est plutôt mal't'à propos.
a écrit le 31/05/2013 à 17:17 :
En France, on utilise souvent des mots anglais sans savoir ce qu'ils signifient tout simplement par snobisme, en particulier dans le domaine financier. Mais le fait est que, comme le souligne l'article, une langue n'est pas forcément aussi facile à maîtriser qu'il y paraît. Entre acheter un big mac et s'exprimer professionnellement et correctement, il y a en effet un abîme.
Réponse de le 01/06/2013 à 10:42 :
Comme disait Ophelie Winter...No Soucy
a écrit le 31/05/2013 à 17:12 :
"la recension des termes utilisés à tort" sérieusement c'est un hoax? Le recensemment éventuellement.. Plus ça va moins ça va décidément.
Réponse de le 31/05/2013 à 17:37 :
"recension des termes" C'est peut-être du Français de Bruxelles ? J'imagine un Anglais lire leur prose, en se grattant la tête.
Des collègues (sciences) avaient fait un contresens avec "hardly improved" en voulant dire "fortement améliorée", raté, c'était l'inverse.
Ceux qui croient que l'anglais est "facile" se trompent. Les cours Universitaires, si ça ne vient pas d'un anglophone, je crains un peu.
Réponse de le 31/05/2013 à 21:04 :
"Les cours Universitaires, si ça ne vient pas d'un anglophone, je crains un peu". Bien observé. C'est ainsi que les enseignants et les traducteurs anglo-saxons (anglophones de langue maternelle) occupent la plupart des postes d'emploi concernés dans le monde, mais aussi se placent (et sélectionnent) à la source du savoir diffusé. Donc le gain est double: un gain financier par rapport aux emplois occupés et un gain en terme de domination intellectuelle ou scientifique. Les non-anglophones ont un rôle passif dans le sens où ils sont les réceptacles de la communication et de l'enseignement dispensés. La loi Fioraso est une erreur stratégique et devrait être abrogée le plus vite possible avant de produire d'autres dégâts.
Réponse de le 01/06/2013 à 18:23 :
Vous avez tout à fait raison..enfin quelqu'un de bon sens qui réfléchit: la langue est en effet utilisée par les Etats-Unis, les anglo-saxons en général comme arme de domination de la connaissance et de l'économie;malheureusement, la réforme Fioraso est encore une réforme bâclée dont les incidences n'ont pas été évaluées. Les arguments donnés pour justifier cette réforme sont tous fallacieux.
Plutôt que de se réjouir de la domination de l'anglais comme le font de nombreuses personnes ici, elles feraient mieux de s'inquiéter de la perte de diversité linguistique qui à terme entrainera un appauvrissement de la pensée...
Réponse de le 01/06/2013 à 21:46 :
L'Empereur Frédérik de Prusse avait déja prévu le problème, et disait-il:
On parle latin entre savants, français entre gens cultivés, anglais entre marchands et allemand aux chevaux.
C'est simple!
Réponse de le 02/06/2013 à 0:02 :
@ Naïf: Charles Quint: "Que l'on devrait parler allemand à son cheval, anglais aux oiseaux, français à son ami, italien à sa maîtresse et espagnol à Dieu!"
Réponse de le 02/06/2013 à 16:05 :
Bubu : vous êtes sûr qu'il avait dit quelque chose de l'Anglais, Charles V.
Réponse de le 03/06/2013 à 13:49 :
Bubu, en tous cas nos amis ne se font pas d'illusion sur l'universalité de la langue de Goeute
Réponse de le 05/06/2013 à 13:47 :
J'aime beaucoup cet échange.
Réponse de le 05/06/2013 à 16:34 :
Comme toute langue (vivante), l'anglais est évolutif: C'est donc au départ, soit un celte abâtardi de normand, soit un normand abâtardi de celte, puis vint le reste, et comme le dit si bien Xavier-Marc, il n'y a pas qu'un seul "anglais" ( allez donc à Miami essayer de comprendre ce que vous disent les employés de l'aéroport ). L'anglais, surtout quand il est américain ne manque pas de mots français dont le sens a changé au cours du temps.
Il est probable que dans une centaine d'année seuls des linguistes - s'il y en reste - seront capable de décrypter nos traités actuels.
La langue de la diplomatie fût le français, mais ce français, qui le parle actuellement?
L'important n'est-il pas de se faire comprendre et si nos politiciens emploient tous la langue de bois, croyez vous que ce soit pour être compris?
Réponse de le 07/06/2013 à 13:27 :
A LINUS: Mea culpa, j'ai réalisé que j'avais mis Celte à la place de Saxon au moment ou je frappais sur le touche envoi- too late!, Mais il n'en reste pas moins vrai que chaque mot en anglais a sa version saxonne et sa version normande, ce qui en fait une langue qui possède plus de mots que le français, mais qui n'en est pas moins plus "pauvre"
De toutes façons il vaut mieux un anglais abâtardi mais vivant qu'un "esperanto" cul-de-jatte et mort-né
Réponse de le 07/06/2013 à 17:26 :
ah ok! la langue sur le territoire britannique était bien Celte (cf gallois, irlandais, et ecossais encore parlé de nos jours) avant l'arrivée des Saxons et Normands (qui parlait un dialecte du français, langue d'oil).; Après la conquête normande, le vieil anglais est confiné dans les classes sociales pauvres, et le normand et le latin le supplantent dans l?aristocratie. Après la dynastie issue du territoire français "Plantagenet" prend le pouvoir en Angleterre. Tout ça pour dire que le latin et non seulement le normand se sont mixés dans le parler "vieux anglais", pour donner l'Anglais.
Vers le XVe siècle, l?anglais revient à la mode dans toutes les classes sociales, bien que très modifié. Le moyen anglais montre de nombreux signes de l?influence française, à la fois dans le vocabulaire et dans la prononciation. Pendant la Renaissance anglaise, de nouveaux mots sont forgés grâce au latin et au grec. L?anglais moderne étend cette habitude de flexibilité, en incorporant des mots depuis d?autres langues. En grande partie à l?aide de l?empire colonial britannique, l?anglais devient la lingua franca non officielle dans le monde.
Moi aussi tout à fait d'accord qu'il vaut mieux l'Anglais pour les relations internationales, si déjà elle est lingua franca depuis bien longtemps. Aucun complexe à avoir par rapport à notre langue française, qui est notre langue de pays. Aller inventer une pseudo lingua franca, à quoi bon.
Réponse de le 08/06/2013 à 13:51 :
Ouf, merci Linus pour ce cours magistral, ce soir je me coucherai moins c...Et gardons le francais pour les futurs François Villons ou Geeorge Brassens !
Réponse de le 08/06/2013 à 17:29 :
Oui, merci, c'était en effet très instructif (surtout pour moi). Par contre, Linus, je constate que vous préférez échanger sur les langues anglo-saxonnes que sur les langues de la péninsule ibérique ! ;)

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :