Crise politique en Italie: Berlusconi, la volte-face

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Il voulait faire tomber le gouvernement Letta. Mais il risquait d'être lui-même entraîné dans sa chute. Dans un surprenant retournement, Silvio Berlusconi a appelé son parti, le Peuple de la Liberté, à accorder sa confiance au gouvernement Letta. L'actuel président du Conseil attendait le vote du Parlement ce mercredi, qui devait statuer sur son sort après la démission au cours du week-end de cinq ministres PDL de son gouvernement de coalition. Le Parlement a finalement voté en faveur d'Enrico Letta. Les sénateurs ont été 235 sur 307 présents (majorité absolue à 153) à voter en faveur d'une motion de soutien à l'exécutif et 70 contre.
"Nous avons décidé, non sans débat interne, de voter la confiance", a déclaré le Cavaliere avant le vote décisif du Sénat où Enrico Letta n'était pas majoritaire avant ce vote. "L'Italie a besoin d'un gouvernement capable de mener les réformes", a déclaré l'ancien président du Conseil italien qui a notamment pointé la nécessité de réduire la fiscalité sur le travail.
Silvio Berlusconi aurait longuement hésité avant d'opérer ce retournement, selon son entourage cité par l'AFP. D'après des témoins, il aurait même été vu au Sénat en train de s'éponger le front et de se tenir la tête entre les mains.
Il a pris cette décision après que les ministres démissionnaires, au premier rang desquels figure son dauphin, Angelino Alfano, ont pris ses distances avec lui et appeler au vote de confiance.
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La perspective de voir son immunité levée après sa condamnation du mois d'août et donc de risquer la prison aurait précipité son geste. Le Sénat italien doit se prononcer vendredi sur cette question.
La réponse des marchés au revirement de Silvio Berlusconi a été immédiate. Peu après son allocution, la bourse de Milan grimpait de 1,44%.
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