Crise politique en Italie : Berlusconi, la volte-face

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Silvio Berlusconi a plongé l'Italie dans une nouvelle crise politique en incitant cinq ministres de son parti à démissionner. Mais face au risque de voir son immunité levée, il a décidé de changer de fusil d'épaule et d'appeler son camp à renouveler sa confiance dans le gouvernement Letta.
Silvio Berlusconi a plongé l'Italie dans une nouvelle crise politique en incitant cinq ministres de son parti à démissionner. Mais face au risque de voir son immunité levée, il a décidé de changer de fusil d'épaule et d'appeler son camp à renouveler sa confiance dans le gouvernement Letta. (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
L'ex président du Conseil italien appelle les parlementaires à accorder leur confiance au gouvernement Letta. Au Parlement, la majorité est désormais acquise à ce dernier.

Il voulait faire tomber le gouvernement Letta. Mais il risquait d'être lui-même entraîné dans sa chute. Dans un surprenant retournement, Silvio Berlusconi a appelé son parti, le Peuple de la Liberté, à accorder sa confiance au gouvernement Letta. L'actuel président du Conseil attendait  le vote du Parlement ce mercredi, qui devait statuer sur son sort après la démission au cours du week-end de cinq ministres PDL de son gouvernement de coalition. Le Parlement a finalement voté en faveur d'Enrico Letta. Les sénateurs ont été 235 sur 307 présents (majorité absolue à 153) à voter en faveur d'une motion de soutien à l'exécutif et 70 contre. 

"L'Italie a besoin d'un gouvernement capable de mener les réformes"

"Nous avons décidé, non sans débat interne, de voter la confiance", a déclaré le Cavaliere avant le vote décisif du Sénat où Enrico Letta n'était pas majoritaire avant ce vote. "L'Italie a besoin d'un gouvernement capable de mener les réformes", a déclaré l'ancien président du Conseil italien qui a notamment pointé la nécessité de réduire la fiscalité sur le travail.

Le Cavaliere acculé

 Silvio Berlusconi aurait longuement hésité avant d'opérer ce retournement, selon son entourage cité par l'AFP. D'après des témoins, il aurait même été vu au Sénat en train de s'éponger le front et de se tenir la tête entre les mains. 

Il a pris cette décision après que les ministres démissionnaires, au premier rang desquels figure son dauphin, Angelino Alfano, ont pris ses distances avec lui et appeler au vote de confiance. 

La levée de l'immunité dans la balance

La perspective de voir son immunité levée après sa condamnation du mois d'août et donc de risquer la prison aurait précipité son geste. Le Sénat italien doit se prononcer vendredi sur cette question. 

Soulagement des marchés

La réponse des marchés au revirement de Silvio Berlusconi a été immédiate. Peu après son allocution, la bourse de Milan grimpait de 1,44%. 

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Commentaires
a écrit le 02/10/2013 à 19:26 :
je croi que si silvio se fait retendre la po des fess et blanchir les dants , il redeviandra praisiden.
a écrit le 02/10/2013 à 17:07 :
ce revirement ne serait il pas le fruit d'un marchandage avec la classe politique au pouvoir afin que les ennuis judiciaires qui lui pendent au nez soient oubliés !!!
a écrit le 02/10/2013 à 16:27 :
c'est beau l'abnegation des hommes politiques, savoir se retirer pour ne pas compromettre
la stabilité gouvernementale....
a écrit le 02/10/2013 à 16:09 :
Un volte face apres tant de chirugie esthetique n'est-il pas dangereux pour la santé ?
a écrit le 02/10/2013 à 16:06 :
cultivé que celui d'Italie a pu laisser les clés du camion pendant 15 ans à ce sinistre, incompétent et malhonnête personnage. Cela restera éternellement un mystère pour moi.
a écrit le 02/10/2013 à 15:48 :
"Berlusconi, la volte-face" == Fruit d'un arrangement avec la justice !

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