Crise politique en Italie : Berlusconi est en train de perdre son pari

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Tous les membres de son parti ne sont pas unis derrière Silvio Berlusconi. (Photo Reuters)
Tous les membres de son parti ne sont pas unis derrière Silvio Berlusconi. (Photo Reuters) (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
L'Italie, en proie à une nouvelle crise politique pourrait assister à un retournement. Même les ministres démissionnaires du gouvernement Letta ne comptent pas suivre Silvio Berlusconi aveuglément.

Au dirigeants de son parti, le Peuple de la Liberté, Silvio Berlusconi a martelé lundi: "nous devons rester unis (...) nous devons laver notre linge sale en famille". Mais sa famille politique est bel et bien au bord de la rupture. 

Une vingtaine de sénateurs à convaincre

Certains pourraient en effet se retourner contre l'ancien Premier ministre et voter la confiance au gouvernement Letta mercredi. L'actuel président du Conseil, qui a appelé à ce vote après la a démission des cinq ministres du PDL, doit convaincre au moins dix-neuf sénateurs parmi eux ou bien au sein du Mouvement Cinq-Etoiles de Beppe Grillo pour espérer conserver son mandat.

>> Quelle "combinazione" pour sortir de la nouvelle crise politique?

Des sénateurs au sein du Peuple de la liberté (PDL) sont prêts à se rebiffer contre le Cavaliere, condamné le mois précédent à une peine de prison pour fraude fiscale qui sera muée en assignation à domicile ou en travaux d'intérêt général. C'est ce qu'indique la presse italienne ce mardi, par exemple la Repubblica ou le Corriere della Sera

Être "berlusconien" différemment

Même les cinq ministres démissionnaires ont pris leurs distances. Ce que leur a d'ailleurs reproché Alessandro Sallusti, le directeur d'Il Giornale (propriété de la famille Berlusconi). Le 30 septembre, ils ont répondu publiquement qu'ils "ne se laisseraient pas intimider". Parmi eux, même le "dauphin"  de Silvio Berlsuconi, Angelino Alfano, ex-ministre de l'intérieur de l'ancienne coalition menée par Enrico Letta n'entend pas suivre aveuglément son mentor et ses soutiens les plus radicaux surnommés "faucons" qui réclament la démission du gouvernement. "Je suis berlusconien et loyal. Mais si les extrémismes prévalent, je serai berlusconien différemment", a-t-il ainsi twitté.  

Reste à savoir si, au Sénat où le parti démocrate de Letta est minoritaire, la ligne dite "modérée" au PDL acceptera d'aller jusqu'à voter la confiance au gouvernement.  

Fitch menace

Une nouvelle chute du gouvernement risque d'effrayer un peu plus les marchés et tendre notamment le taux d'emprunt de l'Italie. L'agence Fitch a annoncé lundi qu'elle pourrait encore dégrader la note du pays en cas de chute du gouvernement. Elle avait déjà procédé ainsi lors de la période de blocage politique qui avait suivi les élections générales de février. 

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Commentaires
a écrit le 01/10/2013 à 18:37 :
Berlusconi est tel qu'on le connait, mais comment est il arrivé et s'est il maintenu au pouvoir si longtemps? Une gauche marxiste et irréaliste dominant la fonction publique, une democratie chretienne qui surencherissait sur les aides sociales de l'état en étant minée par la mafia et la corruption, c'est le terreau du populisme berlusconien, rien de tres special , mais au moins se débarrasser des autres. Les Italiens ne se font aucune illusion,il ont élu un corrompu mais tout le monde le sait et les vols d'un homme même milliardaire sont financierement ridicules face au pillage des richesses par une classe dirigeante de morale officielle de droite ou de gauche mais officieusement pourrie qui se compteen centaines de milliards.
Ce qui perd Berlusconi au bout du compte, ce n'est pas la morale c'est Pepe Grillo, une alternative dont nul ne sait ou elle mène sauf qu'elle s'eloigne aussi des institutionnels.
Attention, le risque nous guette aussi
a écrit le 01/10/2013 à 17:21 :
Pendant mon service militaire, les TIG (travaux d'intérêt général) désignaient la corvée de chiottes. Avec toute la merde qu'il a mis, j'espère que Berlusconi va être condamné à des "travaux d'intérêt général", car s'il est condamné à résidence, il va faire des soirées bunga-bunga !
a écrit le 01/10/2013 à 14:33 :
Ça sent enfin l'hallali mais c'est l'Italie qui paie et paiera !
Comme quoi les électeurs privilégient toujours la forme sur le fond, les promesses sur lles faits, les beaux parleurs sur les gens honnêtes et les politiciens, l'intérêt personnel sur l'intérêt public !
Ce n'est pas en France qu'arriveraient des choses pareilles !
a écrit le 01/10/2013 à 13:14 :
La saga Berlusconi a assez durée. Comment cela est il possible que cet homme soit encore au pouvoir.
a écrit le 01/10/2013 à 13:00 :
En Italie ils ont Berlusconi et sa bande, en France nous avons Sarkozy ...et sa bande
a écrit le 01/10/2013 à 12:48 :
Bravo au peuple italien de réussir à faire fléchir ces politiciens, c'est la fin de la monarchie pour le peuple italien. A quand le peuple français se rebiffera t il contre les UMPS qui plonge la France depuis 30 ans dans la banqueroute...
Réponse de le 01/10/2013 à 17:14 :
Si c'est pour aller vers les populistes du FdG ou du FN je ne vois pas le changement. Berlusconi en France serait le chef d'un parti naviguant entre le FN et l'UMP, c'est un populiste de droite : il fait "populaire" en public quand ça l'arrange et rentre ensuite dans ses propriétés de milliardaires. C'est vrai que Marine elle n'a que des propriété dse millionnaire (papa n'a pas assez assuré de ce coté là) mais cela reste du même acabit : "je suis contre le système, moi je comprend le peuple et je dénonce mes opposants comme des suppôts de l'étranger' ... Bref c'est pitoyable
a écrit le 01/10/2013 à 12:29 :
Tant que l'Italie ne plonge pas dans la guerre civile entre les mafieux et les populistes, il y a l'espérance que des hommes courageux, responsables et intègres sortent l'Italie de l'ornière politique. L'histoire montre que cela a toujours eu lieu.
a écrit le 01/10/2013 à 11:30 :
La vraie problématique n'est pas que le gouvernement Letta tienne ou pas, ce qui est en jeu n'est rien de moins que la résistance à la montée en puissance de cette dictature technocratique européenne, elle mème n'étant qu'un des bras de la dictature "corporate" euro-atlantiste qui devient de plus en plus évidente, et puissante.
Nous ne sommes déja plus en démocratie représentative, nos représentants n'étant plus que des chambres d'enregistrement serviles des "directives" ou diktats d'une entité supra-nationale.
"ceux qui se rebellent sont notre seul espoir" dixit Chris Hedges en 2012.
Il semble avoir malheureusement raison...
Réponse de le 01/10/2013 à 12:07 :
Totalement faux cher ami, si vous voulez faire barrage a votre parano, participez un peu plus au vote des europeennes.... s ils n y avait pas plus de 70% d abstention a ces elections vous pourriez parler de diktats......
Réponse de le 01/10/2013 à 12:19 :
+10
Réponse de le 01/10/2013 à 12:24 :
ok ... mais avec le reconnaissance du vote BLANC ...! Dont les politiques ne veulent pas !!!!!!!!!!!!!!!!!
Réponse de le 01/10/2013 à 12:30 :
Wof n'importe quoi .... La dictature c'est celle de Berlusconi avec l'accord d'une part du peuple Italiens qui se berce d'illusion. La dictature c'est pas celle de Bruxelles, mais celle des lâches politique Italien et du système d?élection qui fait qu'aucune reforme n'a été faite et ne peut être faite pour cette pauvre Italie. La dictature c'est celle des dettes et acquis sociaux stupides que l'état accorde. Ce que tu dis c'est que du blabla comme la politique Italienne. il y a pas une politique de droite ou de gauche, mais simplement une bonne politique. Et quand à Berlu c'est la pire merde que nous ayons mis au pouvoir après Andreotti ...
Réponse de le 01/10/2013 à 12:31 :
La non reconnaissance du vote blanc est forme de dictât ! si Pierre, Paul, Jacques vous proposent d'aller au cinéma, bowling, et restaurant .... rien ne vous plaît... alors vous votez blanc ... !
Réponse de le 01/10/2013 à 12:34 :
sans parler d'opinion politique ... imaginons que Marine soit élue .... avec 70% d'abstention, elle dira j'ai gagné !

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