Angela Merkel et le SPD sont d'accord pour négocier une coalition

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Angela Merkel, chancelière et leader de la CDU, accompagnée du ministre président (CSU) de la Bavière (au centre), et du ministre des Transports Peter Ramsauer à leur sortie du parlement allemand à Berlin jeudi, après leur rencontre avec les responsables du SPD.
Angela Merkel, chancelière et leader de la CDU, accompagnée du ministre président (CSU) de la Bavière (au centre), et du ministre des Transports Peter Ramsauer à leur sortie du parlement allemand à Berlin jeudi, après leur rencontre avec les responsables du SPD. (Crédits : Reuters)
Angela Merkel et les sociaux-démocrates ont accepté d'ouvrir des négociations en vue de former une coalition gouvernementale. Une telle alliance avait déjà vu le jour lors du premier mandat de la chancelière entre 2005 et 2009.

Ils sont d'accord... pour commencer à discuter. Angela Merkel et le SPD ont accepté ce jeudi d'entamer des négociations en vue de former une coalition de gouvernement. 

Les dirigeants des Chrétiens démocrates (CDU/CSU) et des sociaux démocrates "sont arrivés à la conclusion de recommander aux instances de leurs partis le démarrage de négociations de coalition", a déclaré le secrétaire général de la CDU, Hermann Gröhe. Ce dernier a précisé qu'il espérait un début des négociations mercredi prochain.

De son côté, le président du SPD, Sigmar Gabriel, a annoncé que "le groupe de négociateurs du SPD a décidé à l'unanimité que le lancement de négociations de coalition avait du sens". La direction du SPD va maintenant devoir réunir une convention de 200 délégués dimanche pour demander son feu vert, ce qui devrait être une formalité. La CDU va de son côté organiser une conférence téléphonique de sa direction fédérale vendredi.

Un accord qui intervient après l'échec de pourparlers avec les Verts

Cet accord intervient au terme de trois rencontres de discussions exploratoires, après la victoire d'Angela Merkel aux législatives du 22 septembre.

Arrivés largement en tête, avec 41,5% des voix, les conservateurs de la chancelière avaient raté de peu la majorité absolue, et sont donc contraints de trouver un allié pour gouverner. Après l'échec de pourparlers exploratoires menés avec les Verts, la CDU n'avait pas d'autre partenaire possible que le SPD qui avait remporté 25,7% des suffrages aux législatives.

Une telle "grande coalition" avait déjà gouverné en Allemagne à deux reprises: entre 1966 et 1969, puis entre 2005 et 2009, pendant le premier mandat de Mme Merkel.

A lire aussi :

>> Coalition gouvernementale : les Verts opposent une fin de non-recevoir à Merkel

>> Une grande coalition en Allemagne ? Pas si sûr...

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Commentaires
a écrit le 18/10/2013 à 13:12 :
Je rejoins beaucoup des commentaires: si notre classe politique était moins centrée sur les egos de leurs soi-disants élites, et plus préoccupée par la réussite de pays et le bien être de ses habitnats, nous pourrions espérer une co gestion, source d'enrichissement collectif.

Mais voilà, nos hommes politiques restent dans leur tour d'ivoire et accrochés à leur dogme, se critiquent les uns les autres, et finalement nous font reculer au lieu de nous faire avancer.

Juste une petite réflexion: tout cela fait le lit du FN et autres extrêmes, qui vont nécessairement un jour ou l'autre passer aux commandes, nous mettre dans une chienlit pas possible, donc créer le chaos... Duquel sortira une nouvelle république, parce qu'ils ne faut pas croire qu'on se laissera longtemps faire!

a écrit le 18/10/2013 à 11:34 :
C'est quand même bien long pour pallier le "déficit" de 5 députés manquants à Merkel pour avoir sa majorité. Des soucis en interne de la CDU?
a écrit le 18/10/2013 à 7:46 :
En Allemagne, les deux plus grands partis en concurrence cherchent leurs points d'accord pour gouverner, en France ils cherchent leurs points de clivage pour s'opposer.
Quel est le pays le plus démocratique, le plus pacifié ?
a écrit le 17/10/2013 à 22:42 :
Belle leçon de maturité intellectuelle et politique mais aussi de civisme pour nos partis et nos gouvernants !
a écrit le 17/10/2013 à 19:31 :
D'un coté on a "le démarrage" de l'autre "le lancement" de négociations de coalition, on sent bien que la motivation est à son maximum pour une nouvelle coalition. Avec une convention SPD de 200 délégués qui devrait être une formalité! Un shutdown à l?allemande dont l?issue est peut être plus aléatoire que le scénario hollywoodien made in USA.
a écrit le 17/10/2013 à 19:04 :
Ah si on avait des socialistes d un tel niveau en France, notre pays pourrait avoir un avenir radieux
a écrit le 17/10/2013 à 19:04 :
Tout va de mieux en mieux en Allemagne. La croissance en Allemagne :

2011 : + 3,3 %.

2012 : + 0,7 %.

2013 : + 0,4 % (estimation des instituts économiques).

A propos de la dette publique de l?Allemagne :

Le journal économique Handelsblatt a fait ses comptes : 7000 milliards d?euros en tout.

Lisez cet article :

L?énorme dette cachée de l?Allemagne : 7000 milliards d?euros en tout.

« La vérité », titre le Handelsblatt, qui coupe court à la présumée parcimonie de l?Etat allemand, des chiffres faramineux à l?appui. Officiellement, la dette allemande en 2011 est de 2 000 milliards d?euros. Mais ce n?est qu?une demi-vérité, car la majeure partie des dépenses prévues pour les retraités, les malades et les personnes dépendantes ne sont pas inclues dans le calcul.

D?après des nouveaux chiffres, la véritable dette se chiffre en 5 000 milliards d?euros supplémentaires. L?Allemagne serait donc endettée à hauteur de 185 % de son produit intérieur brut, et non pas 83 % comme officiellement annoncé.

Par comparaison, la dette grecque devrait être de 186% du PIB en 2012, et la dette italienne est actuellement de 120%. Le seuil critique au-delà duquel la dette écrase la croissance est de 90%. Depuis son arrivée au pouvoir en 2005, Angela Merkel, « a créé autant de nouvelles dettes que tous les chanceliers des quatre dernières décennies réunis », remarque l?économiste en chef du quotidien économique.

« Ces 7 000 milliards d?euros sont un chèque sans provision que nous avons signé et que nos enfants et petits-enfants devront payer. »

http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief-cover/981331-l-enorme-dette-cachee-de-l-allemagne
Réponse de le 18/10/2013 à 10:57 :
Mon pauvre BA, nous sommes fin 2013 et vous découvrez la problématique de la dette implicite avec un article d'origine datant de 2011! Vous pensez que la France n'en a pas une? Les chiffres divergent mais les derniers que j'ai lu selon la Stiftung Marktwirtschaft parlent d'un cumul de la dette explicite (dette de l'état) et implicite (engagements financiers de l'état concernant le système social) allemande à hauteur de 136 % du PIB et de 442 % pour la France à égalité avec le DK (Pays-Bas 565 %, puis Irlande 1378 %) Comme je le disais ces chiffres varient selon les études, mais la France est toujours évaluer à être dans une situation bien pire que l'Allemagne; En particulier le système de retraite en France arrive à sa fin.
a écrit le 17/10/2013 à 18:31 :
C'est leur Front Républicain à eux. Nous avons le notre aussi.

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