Ecosse : le vote en faveur de l'indépendance progresse fortement

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Le 18 septembre 2014, les Ecossais devront se prononcer sur l'indépendance de leur pays.
Le 18 septembre 2014, les Ecossais devront se prononcer sur l'indépendance de leur pays. (Crédits : Reuters)
Selon un sondage publié ce dimanche, l'écart entre le "oui" et le "non" à l'indépendance de l'Ecosse se réduit fortement. Le référendum est prévu pour le 18 septembre.

Est-ce un vrai tournant ou une simple poussée sans lendemain ? Un sondage indépendant réalisé par ICM et publié par le quotidien Scotland on Sunday traduit ce dimanche une forte progression des partisans de l'indépendance écossaise. Le sondage donne 37 % de « oui » à l'indépendance contre 44 % de « non » et 19 % d'indécis. Mieux même, lorsque les enquêteurs ont pressé les personnes indécises de leur donner néanmoins un vote « possible », la majorité du rejet de l'indépendance est devient encore plus étroite : 53 % contre 47 %.

Si, en septembre, un sondage commandé par le parti nationaliste écossais, le SNP, avait donné une avance du « oui » sur le « non » à 44 % contre 43 %, la méthodologie avait été contestée et les autres sondages donnaient une large avance au « non. » En septembre, le même sondage ICM avait ainsi donné un écart de 15 points en faveur du rejet de l'indépendance, le oui n'obtenant que 32 %, le non 49 %.

Le camp du « oui » enthousiaste

Comme le souligne  le « Scotland on Sunday », il existe un vrai changement d'atmosphère autour de la question de l'indépendance en Ecosse. « Le sondage représente une vraie poussée en faveur du « oui »et montre que nous n'avons plus besoin que de trois points de pourcentage pour l'emporter. (…) A mesure que l'on approche du vote, les gens pèsent plus les conséquences et les coûts du « non » et, le résultat, c'est que le oui progresse », s'enthousiasme Blair Jenkins, chef exécutif du camp des soutiens à l'indépendance « Yes Scotland » cité par Scotland on Sunday.

Les femmes, la clé du vote

La progression du « oui » s'appuie sur deux éléments : le vote des femmes, jusqu'ici très défavorables à l'indépendance et la perception des avantages économiques de l'indépendance. La poussée du « oui » dans l'électorat féminin a atteint cinq points, comme celle du reste de l'électorat.. Le livre blanc sur l'indépendance publiée en novembre et promettant notamment une aide renforcée à l'enfance et aux mères qui travaillent a sans doute participé à une vision plus positive de l'indépendance dans l'électorat féminin. Surtout, avec seulement 33 % de soutien chez les femmes, les indépendantistes ont une marge de progression importante.

L'économie de l'Ecosse indépendante vue de plus en plus positivement

Sur le plan de l'économie, le changement est aussi sensible. En septembre, 31 % des personnes interrogées estimaient que l'économie profiterait de l'indépendance. En janvier, ils sont 35 % à le penser. Le SNP a beaucoup insisté sur les capacités économiques et sociales d'une Ecosse indépendante. Ce qui est frappant, c'est aussi que les électeurs écossais ne sont guère impressionnés par les pressions des dirigeants européens qui n'ont cessé ces dernières semaines de prévenir qu'une Ecosse indépendante devrait demander son adhésion à l'UE.

Rien n'est certes encore fait et le « non » demeure encore largement en tête. Mais il est possible que le résultat du 18 septembre soit un peu plus serré qu'on ne l'imaginait d'emblée.

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Commentaires
a écrit le 28/01/2014 à 2:59 :
Moi j'attend l'independance de la bretagne, qui en a marre de faire partie de la france. Voir les bonnets rouges par exemple.
a écrit le 27/01/2014 à 10:59 :
En gros les indépendantistes veulent garder comme souverain la reine d'Angleterre, comme monnaie la Livre sterling et avoir un accord de défense avec le Royaume Uni. En gros la seule indépendance qu'ils cherchent c'est de pouvoir mettre sur un drapeau écossais sur leurs bâtiments publics. Les Ecossais vont vite comprendre que tout ce changement ne servira qu'à donner plus de pouvoir à une clique d'élus locaux qui veulent devenir ministres ou députés d'un nouvel Etat.
Réponse de le 27/01/2014 à 21:50 :
encore un qui n'a rien compris a la democratie locale et au droit a l'autodetermination d'un peuple
a écrit le 27/01/2014 à 10:56 :
La question principale pour nous : Est-ce qu'on récupère automatiquement un passeport écossais pour nous si on en fait la demande en vertu de l'Old Alliance?
Réponse de le 28/01/2014 à 1:07 :
on dit auld alliance.
a écrit le 26/01/2014 à 23:40 :
Il faut s'assurer des intentions écossaises. Qu'ils fassent main basse sur le pétrole de la mer du nord passe encore...mais si ils nous privent de WHISKY, j'espère qu'on leur envoie l'armée !!!!! Non mais.
Réponse de le 27/01/2014 à 10:47 :
Peu importe le whisky écossais où l'on trouve le pire et le meilleur. Il restera le whisky irlandais (un must, car distillé 3 fois),et puis d'autres excellentes breuvages du même nom mais d'origine inattendue : avez-vous goûté au whisky japonais (fameux) ou breton (bien de chez nous mais très convenable) ?
A votre santé !
a écrit le 26/01/2014 à 20:03 :
Bien tous cela mais bon il n'est pas prévus un état en plus dans l'union européen.... Donc si s'est comme toujours avoir plus d'argent du système , il n'y a pas d'avantage à vrais dire.... Sauf pour les profiteurs comme toujours..
a écrit le 26/01/2014 à 17:59 :
Heu...53% contre 47%, peu de nos élus peuvent se vanter d'un score aussi élevé. Il y a de l'enfumage indépendantiste dans l'air...
Réponse de le 31/01/2014 à 18:50 :
Euh... C'est 53% de non contre 47% de oui... Pas d'enfumage.
a écrit le 26/01/2014 à 17:29 :
Pour habiter près de la frontière espagnole orientale, je reconnais une constante dans les arguments des indépendantistes : celle de penser que seuls on vivra mieux. C'est évidemment une vision à très courte vue tant sur le plan économique que sur le plan politique. Beaucoup de ceux qui sont tentés par des promesses de bonimenteurs devraient réfléchir sur les conséquences d'une telle aventure : qu'ont-ils retenu de l'éclatement de l'ex-Yougoslavie ? Qu'ont-ils retenu de la crise dans un "pays" qui s'appelle Chypre sur la captation de l'épargne des gens, leur protection sociale, etc... Et, dans un moment où l'on s'interroge en France sur le coût pharaonique du millefeuille territorial, quid des coûts supplémentaires du millefeuille européen? Que pensent-ils d'un "pays" comme Malte de 400.000 habitants, soit la taille d'une ville comme Rennes, qui en est réduit à vendre ses passeports à 650.000 euros (oui, bien 650.000 euros) aux très riches étrangers pour renforcer ses finances publiques ? Et la monnaie, avec les multiples taux de change nouveaux, et les freins induits au commerce ? Et leur armée ? Et, à supposer qu'ils entrent dans l'Europe, l'efficacité des sommets à 45 ou 50 chefs d' "Etats" c'est à dire un immobilisme garanti ? Bref, à l'heure de la mondialisation (avec tous ses défauts), de la mutualisation des moyens dans les très hautes technologies, opposer une balkanisation rétrograde des territoires ne me semble pas une belle perspective pour les générations à venir. Mais les hyper-nostalgiques d'un passé médiéval peuvent aussi nous ramener au temps de la Guerre du Feu où chaque tribu était un pays de quelques hectomètres carrés ....
Réponse de le 26/01/2014 à 20:00 :
l'indépendance n'empêche en rien les échanges économiques, les partenariats, scientifiques et culturels, une monnaie commune ou pas, la croissance et l'épanouissement des populations responsables d'elles-mêmes. l'indépendance signifie simplement être maitre et responsable sur son territoire; que cela puisse contrarier les projets de quelques technocrates n'entre pas en considération.
Réponse de le 26/01/2014 à 22:35 :
Les micro états sont bien plus faciles à contrôler par l'oligarchie ! Mieux encore : des individus isolés, dépolitisés, desocialisés et réduits à leur statut de consommateurs. Des sortes de légumes hors sol, sans nation et sans racine familiale !
Réponse de le 27/01/2014 à 17:31 :
allez dire ça à la Belgique, le Luxembourg ou la Suisse!
Sur qu'ils regrettent de vivre "seuls" hors de la France mère, hein?
a écrit le 26/01/2014 à 17:08 :
Il faudrait aussi scinder la France en deux: L'actuelle pour les conservateurs attachés à leurs privilèges, une sorte de Corée du Nord version ligth et une autre libérée de tous ses entraves qui deviendrait même amputée de la moitié de son territoire, compte tenu du génie français une redoutable économie.
Réponse de le 26/01/2014 à 18:24 :
n'importe quoi la france est un tout pas un objet qu'on découpe
Réponse de le 27/01/2014 à 0:00 :
@jean

Vous avez raison, une grande purge nationale offrirait des économies non négligeables.
Réponse de le 27/01/2014 à 14:06 :
La France, un tout ? Quelle blague ! C'est un pays à 2 vitesses entre une poignée de nantis qui s'accordent tous les privilèges et un monceau de pauvres qui vivent sous le seuil de pauvreté et dont le nombre augmente sans cesse. C'est une mosaîque de particularismes régionaux : culturels, linguistiques, économiques, environnementaux, culinaires, ...; oparticularismes qui n'ont strictement rien à voir les uns avec les autres. Mais si la France devait être "un tout", c'est vrai, vous avez raison, il y aurait bien des points communs de Lille à Marseille : la crétinerie d'une population de fainéants et d'incompétents, un pays qui se présente comme une véritable décharge et qui n'est que crasse et pollution,une populace d'assistés chroniques, ... La France est "un tout"... de baltringues, vous avez raison !
Réponse de le 27/01/2014 à 14:43 :
La France n'est pas, n'a jamais été et ne sera jamais "un tout". Même s'il existe des points communs à travers toute la population (incompétence, mentalité d'assistés chroniques, fainéantise, ...), la France n'est qu'un amalgame foireux de tribus qui n'ont rien en commun sur les plans culturels, linguistiques, culinaires, environnementaux, ... demandez si le Lillois se sent en parfaite communion avec le Marseillais. Ou si le Basque à quelque chose à voir avec l'Alsacien. Rien, à part une entité administrative (remaniée d'innombrables fois au cours de l'histoire et qui ne repose donc sur rien de réel) imposée manu militari. Mais vous avez tout de même raison d'associer étroitement dans vos propos "n'impiorte quoi" et "la france". Mais c'est une sorte de pléonasme, non ?
a écrit le 26/01/2014 à 16:16 :
Vu hors d'Ecosse on a l'impression que tous les chefs d'Etats étrangers sous couverts de dissuader d'une indépendance écossaise, utilisent des arguments qui in fine poussent au contraire à l'indépendance. De là à croire qu'il s'agit d'une perfide manœuvre... "Attention les dettes sont libellées au nom du Royaume-Uni qui continuera à exister si l'Ecosse est indépendante" "Attention si l’Écosse est indépendante, elle ne sera plus membre de l'UE" "Attention si l'Ecosse est indépendante, le redécoupage des eaux territoriales en Mer du Nord va entraîner une accaparation de 75 % des ressources pétrolières"... Avec de tels arguments pas étonnant que le OUI progresse...
Réponse de le 26/01/2014 à 16:22 :
Les chefs d'état étrangers ont surtout peur, d'avoir peur que cela arrive chez eux. Je
sais ce serait une catastrophe pour la France, Mais qui serait responsable, des
politiques qui ne pensent à s'engraisser à "n" fonctions
a écrit le 26/01/2014 à 16:15 :
Vu hors d'Ecosse on a l'impression que tous les chefs d'Etats étrangers sous couverts de dissuader d'une indépendance écossaise, utilisent des arguments qui in fine poussent au contraire à l'indépendance. De là à croire qu'il s'agit d'une perfide manœuvre... "Attention les dettes sont libellées au nom du Royaume-Uni qui continuera à exister si l'Ecosse est indépendante" "Attention si l’Écosse est indépendante, elle ne sera plus membre de l'UE" "Attention si l'Ecosse est indépendante, le redécoupage des eaux territoriales en Mer du Nord va entraîner une accaparation de 75 % des ressources pétrolières"... Avec de tels arguments pas étonnant que le OUI progresse...
Réponse de le 26/01/2014 à 19:58 :
tout à fait exact. les européistes montrent surtout qu'ils n'ont en fait aucun argument valable à opposer à l'indépendance. c'est très instructif.
Réponse de le 28/01/2014 à 0:21 :
Et quel est l´argument de voter pour le oui, en quoi les citoyens ecossais vivront mieux? en quoi leur culture sera mieux reconnue? ce repli sur soi n´est que le temoin d´une incapacite a s´adapter a un environnement mondialise, du populisme de base.

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