Moody’s se satisfait des réformes menées par Chypre

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Pour mener les réformes structurelles nécessaires à son redressement, Chypre est salué par l'agence de notation Moody's
Pour mener les réformes structurelles nécessaires à son redressement, Chypre est salué par l'agence de notation Moody's
L'agence de notation financière a relevé la perspective de la note de Chypre à positive, en raison des performances meilleures qu’attendues. Le chômage devrait y atteindre 19,2% cette année.

L'agence de notation financière Moody's a relevé la perspective de la note de Chypre à positive, contre négative auparavant, en raison des performances meilleures qu'attendues de l'économie et de la discipline du gouvernement face aux bailleurs de la Troïka.

Chypre reste en catégorie spéculative...

La note reste de Caa3, toujours en catégorie spéculative, alors que Chypre avait frôlé la faillite en raison de son exposition à la crise grecque, obtenant un prêt de 10 milliards d'euros dans le cadre d'un plan de sauvetage européen en échange de coupes budgétaires, privatisations et la liquidation d'une de ses principales banques. Depuis, l'île a enregistré "des performances économiques et budgétaires meilleures qu'attendues" en 2013, selon un communiqué de Moody's publié vendredi soir.

De plus "le respect déjà montré par les autorités des engagements pris dans le cadre du programme de la Troïka augmente la probabilité du maintien de ce soutien", ajoute l'agence de notation.

Début mars, la Troïka des bailleurs de fonds (Union européenne, Fonds monétaire international et Banque centrale européenne), a délivré un satisfecit à l'île estimant qu'elle était sur la bonne voie, avec une récession de 6% en 2013, inférieure de deux points aux prévisions, permettant le versement d'une nouvelle tranche d'aide de 236 millions d'euros. Pour obtenir la bienveillance de la Troïka, Chypre a dû adopter une reforme très controversée sur les privatisations.

... et la climat social y est très tendu

Pourtant fin février, le Parlement chypriote avait rejeté cette loi exigée par les Européens et le FMI pour débloquer la nouvelle tranche de l'aide. La pression de la rue est, il faut dire, très forte. Ce qui peut se comprendre : dans une économie en panne, le chômage ne cesse de grimper, passant de 11,8% en 2012 à 16,2% au troisième trimestre 2013 (dont 38,5% de moins de 25 ans), avec des prévisions de 19% pour 2014.

Le PIB a pour sa part reculé de 6 % l'an passé et devrait encore reculer de 4,8 % cette année. La croissance devrait revenir en 2015, affirme-t-on à Bruxelles. Mais avec seulement un « rebond » de 0,9 % après une contraction de 10 % en deux ans. Et surtout, Chypre connaît une vraie spirale déflationniste. En janvier, les prix ont reculé de 1,6 % sur un an et de 1,1 % sur un mois.

Pas étonnant dans ce contexte que la note de Chypre soit maintenue par Moody's en raison, selon l'agence, "des risques persistants qui pèsent sur les finances publiques chypriotes", notamment à moyen terme.

 

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a écrit le 23/03/2014 à 5:51 :
on s'en moque !! il est fini le temps où les marchés suivaient les notations de ces pseudos analystes financiers. Il suffit de voir à quels taux ridiculement bas la FRANCE emprunte pour s'en rendre compte
Réponse de le 24/03/2014 à 14:45 :
Je vous rassure, les taux bas pour la France ne dureront pas !...
Réponse de le 25/03/2014 à 13:27 :
Avec de telle connaissances financières, on est sauvés.

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