France-Allemagne : le dialogue de sourds va continuer

 |   |  995  mots
François Hollande entend convaincre Angela Merkel d'agir
François Hollande entend "convaincre" Angela Merkel d'agir (Crédits : Reuters)
C'est désormais clair : la France, avec le gouvernement Valls 2, adopte un ton plus conciliant pour convaincre l'Allemagne de relancer la demande européenne. Mais c'est méconnaître l'étendue du fossé entre les deux pays.

En 1970, Michel Audiard réalisait son premier film, « Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais... elle cause. » Bernard Blier y joue le rôle d'un employé de banque qui se voit adresser ce reproche par Monsieur Grusson, son caissier principal : « Lorsque vous m'adressez une supplique concernant votre avancement, soyez assez aimable de ne rien "soumettre à mon équité", mais de "solliciter de ma haute bienveillance." J'aimerais ne pas avoir à vous le redire. » Toute la crise du gouvernement français pourrait se résumer à la résolution des deux possibilités présentées par le caissier principal. Arnaud Montebourg souhaitait être légèrement plus ferme avec l'Allemagne que Manuel Valls sur la question de la relance européenne.

Le Premier ministre l'a confirmé mercredi lors de l'université d'été du Medef  : il demande aussi à l'Allemagne d'agir sur la demande, mais il le fait sans « montrer du doigt » ce pays. Il entend la convaincre par la méthode douce. « Solliciter de la haute bienveillance » de Berlin une action européenne, en somme... Voici donc la question de forme réglée. Mais pour le fond, rien n'a réellement avancé.

Poursuite de la stratégie menée depuis 2012

Car s'il y a un « tournant » dans le langage du gouvernement français vis-à-vis des entreprises, il n'y en a aucun sur la question franco-allemande. Cette clarification est en fait une confirmation de la ligne menée depuis 2012 et qui consiste à donner des gages de bonne volonté à l'Allemagne pour obtenir au mieux une action de relance, au pire sa simple tolérance sur la question des déficits.

Réformer pour séduire Berlin

Or, le bilan de cette action est évident. Depuis 2012, François Hollande n'a guère obtenu de sa stratégie européenne que des délais pour réduire le déficit. Son « pacte de croissance » de juin 2012 a fini sa vie dans les placards poussiéreux de Bruxelles. Il n'y a pas eu de relance et, du reste, l'économie de la zone euro demeure sous la menace de la déflation, faute de demande. C'est qu'en réalité, le « couple franco-allemand » ne se comprend guère et parle deux langages différents. De ce côté-ci du Rhin, on estime que l'Allemagne, impressionnée par la volonté de réforme du gouvernement, va aider la France à retrouver la croissance en stimulant la demande.

L'Allemagne ne veut pas de relance

Mais de l'autre côté du Rhin, on estime, comme le précisait le ministre fédéral des Finances Wolfgang Schäuble en juillet, que la France souffre de deux maux : une crise de confiance et une crise de compétitivité. Pour dépasser ces deux crises, il faut des « réformes structurelles » et une réduction du déficit. C'est uniquement ainsi que, dans la logique allemande, la France retrouvera la croissance, la « vraie », celle qui doit « durer. »  Or, en Allemagne, on craint que toute relance « artificielle » (entendez fondée sur une action de l'État) ne vienne ralentir - en faisant revenir la croissance - la volonté réformatrice de la France. C'est la fameuse peur de « l'aléa moral. » Celle qui a conduit aux politiques d'austérité des pays périphériques depuis 2010. A Berlin, on fait ce constat : la stagnation de l'économie française a du mal à convaincre Paris d'agir. Que sera-ce si la croissance revient ? Dans la logique économique ordolibérale, la récession a une fonction, celle de conduire à la correction. Et c'est ce que l'on refuse de voir en France où l'on pense que l'Allemagne ne peut se permettre une récession française...

Fossé entre deux logiques

On comprend donc le fossé entre les deux logiques : d'un côté, on veut faire des réformes pour obtenir une relance. De l'autre, on refuse toute relance qui freinerait les réformes. Au final, on n'avance donc pas. Ou plutôt, on avance dans le chemin tracé par les institutions européennes, celui du Semestre européen. Or, ce chemin, qui n'offre  à la France que d'obtenir plus ou moins de temps, ne permet pas de sortir de l'ornière du risque déflationniste qui menace de plus en plus la zone euro. L'impuissance de la BCE à contrer ce risque, l'apathie de la croissance européenne, l'affaissement des taux d'inflation, tout montre qu'il faudrait un choc de demande. Mais le blocage franco-allemand le rend impossible. En réalité, ce bocage permet aux institutions européennes issus de la crise d'assurer le maintien de la logique "allemande" et de rendre la relance au mieux limitée au pire illusoire.

Pas de contrepoids à l'Allemagne

D'autant qu'il existe un autre inconvénient à la stratégie choisie par Paris, celui de l'absence de résistance réelle à l'Allemagne au sein de la zone euro. Matteo Renzi, le président du conseil italien, qui était prêt au printemps à montrer de la fermeté vis-à-vis de Berlin, et qui, en juillet, pouvait lancer à la tribune du parlement européen un « pas de leçons » à un député conservateur allemand qui réclamait plus de réformes dans son pays, est désormais isolé. Lors du sommet européen des 28 et 29 juin, il n'a obtenu sur la question de la flexibilité des règles budgétaires qu'un rappel des traités. Lâché par la France et les sociaux-démocrates allemands, il en est réduit désormais ou à entrer seul en conflit avec Berlin, ce qu'il ne peut se permettre, ou à s'aligner sur la stratégie française dont on a vu les tares. Parallèlement, Berlin renforce ses positions en resserrant ses liens avec Madrid. Autrement dit, il ne faut rien attendre de l'initiative franco-italienne « contre l'austérité » qu'on annonce à Bruxelles. Pas davantage que du nouveau sommet européen sur le sujet demandé par François Hollande lors de la Conférence des ambassadeurs jeudi. La zone euro est encore dans l'ornière pour longtemps...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 01/09/2014 à 11:51 :
faires des reformettes ne sufiras pas? , sans demande interieur ,il n y auras pas de reprisse interieur,? DONC AUGMENTON LES MOYENS DES MENAGES FRANCAIS? et taxon les produits importe; cela peut faire revenir les entrprisses en france, ca c est des vrais reformes ; la france et l europe ne se protegent pas assez des produits importe,,,???
a écrit le 01/09/2014 à 10:56 :
En réalité nous sommes sauvés par l'Allemagne. Si la France n'était pas liée par les traités, notre classe politique hautement responsable s'en donnerait cœur joie dans le déficit pour se faire réélire sur le court terme et le pays serait encore plus en faillite qu'il ne l'est actuellement. Classe politique qui bien entendu prendra des vacances prolongées au soleil lorsque le pays sera étranglé par ses dettes. Quelle leçon pour les europhobes de tous poils.
a écrit le 29/08/2014 à 22:13 :
c'est l'histoire du cancre qui est resté à coté du radiateur, qui n'a rien étudié, et qui face aux mauvaises notes, demande aux autres élèves de moins travailler, et au professeur d'améliorer la notation, et se contente de fustiger les autres de responsables de ses mauvais résultats !!!!!!!
a écrit le 29/08/2014 à 13:20 :
Si Holland pense que depenser de l'argent (Allemand) pour construire des autoroutes en basse-saxe peut aider la France a relancer son economie il fait une groosse erreur! Aide toi le ciel t'aidera!
a écrit le 29/08/2014 à 13:12 :
Un peu de retenue et e modestie vis-à-vis de l 'Allemagne, qui, elle, a consenti depuis vingt ans à de cruels sacrifices ! Hollande est le dernier de classe qui veut donner des leçons à la Chancelière ! Typiquement français !!!!
a écrit le 29/08/2014 à 10:27 :
Heureusement qu'elle est là ! Sans cela, nous serions comme avec Maurois en 1981: il avait dit "je ne serai pas le premier ministre d'une troisième dévaluation", qui a eu lieu peu de temps après. Si on laissait faire Hollande, ce serait dévaluation sur dévaluation, Franc-monnaie de singe comme au bon vieux temps, fuite des capitaux, contrôle des changes pour finir comme la Grèce ou l'Argentine. Merci, Madame.
a écrit le 29/08/2014 à 9:01 :
quand un couple ne s entend pas, c est le divorce et c est reparti sur une meilleure base. que la france sorte de l EU et s accroche a la russie.
a écrit le 29/08/2014 à 1:28 :
La France est un pays de fonctionnaires et de retraités à rente avec de nombreux jeunes chômeurs qui désindustrialise et s'endette à l'extérieur en vendant ses entreprises, avec des groupuscules rouges antisémites et un modèle de chômage.
Réponse de le 29/08/2014 à 2:58 :
Les vrais antisémites, c'est la ldj et ces sionistes extremistes qui soutiennent le fn et font de la propagande islamophobe sur internet. C'est à cause de ces gens que l'antisémitisme augmente.
Réponse de le 29/08/2014 à 3:19 :
Les sionistes qui font de la propagande islamophobe sur internet, c'est pas eux qui créent l'antisémitisme ? Car on sait qui est derrière les pseudos "de souche" et "vrai français gaulois", c'est surtout des david et des esther...
Réponse de le 29/08/2014 à 8:37 :
La France est le paradis sur terre !
a écrit le 28/08/2014 à 23:29 :
C'est une Europe Pionyang qui martyrise la population! Prenez la France un quart d'ingénieurs sur le carreau suite aux études alors qu'on parle de problèmes de robots. Dans la tête il manque une case? Réduction de la construction de logements et doublement des prix... on fabrique des diplômés dans nos écoles qu'on met en pauvreté quand on compte des millions de chômeurs? Pour l'Europe de la croissance et du plein emploi on repasse, le déficit relance l'Allemagne, vive ganelon! L'europe du chômage surtout au sud, la moralité des boomers c'est quoi, l'esclavage? En France on n'est deux fois plus représentés qu'aux USA, nous sommes doublement satisfaits, doudoum doudoum, voila une blague! Aux USA on aurait des midestermes au 4 novembre, le sénat, 100 pour combien en France, contre 50% d'abstentionistes, passerait aux GOP. Mais alors pourquoi la présidence n'est pas populaire? En France nous serions le modèle parfait, mais en pib par tête moins si on compte 10 points de bureaucratie on a 70% des us...
Réponse de le 29/08/2014 à 8:35 :
Et ?
a écrit le 28/08/2014 à 22:16 :
Attention,monsieur le président,il va falloir se battre à Bruxelles et ne rien céder sur le poste de moscovici,sinon il faut mettre le veto et aller à la crise avec la grande Allemagne.Faudra pas avaler des couleuvres et ne pas trembler,il y va de l'honneur de la France!
a écrit le 28/08/2014 à 19:50 :
Les consommateurs sont le contrepoids de l'Allemagne : achetez des produits français ou de pays "amis". Avec 10% de chômage, on ne peut pas se permettre de faire autre chose. Quelques idées : Elgydium, Petrole Hahn, l'arbre vert, lepanierdesfamilles.com, le slip français, Atlas, Habitat, Bic, etc.
Réponse de le 28/08/2014 à 21:22 :
Habitat : Anglais, Atlas: fabriqué en Bangladesh ... Arretez les conneries
Réponse de le 29/08/2014 à 7:32 :
Je devrais donc échanger mon Audi contre une Renault!
Réponse de le 29/08/2014 à 8:40 :
Habitat est passe sous pavillon français, et j'ai parle d acheter français, c est a dire marque francaise ou du fabrique en France. Arrêtez les conneries!
a écrit le 28/08/2014 à 18:38 :
Et si la France cessait de chercher le coupable pour ses maux ailleurs? Pourquoi l'Allemagne, si elle est aussi méchante, égoiste et bête, n'est elle pas isolée en Europe? Pourquoi la France (et cela ne date pas de Hollande) ne convainc elle pas les Finnlandais, Polonais, Espagnols, Tchèques etc.? Pourquoi en Espagne, au Portugal, en Grèce etc.la croissance par la demande n'a-t-elle pas été perenne?
Réponse de le 28/08/2014 à 19:54 :
Pourquoi la BCE, les Etats-Unis, l'Italie, la Belgique, la Slovaquie, etc. ne soutiennent-ils pas l'Allemagne, puisque celle-ci est si intelligente ? Ah oui j'oubliais, ils sont jaloux ! c'est eux les méchants ! Et bien restez dans vos certitudes et arrêtez de donner des leçons à la terre entière.
a écrit le 28/08/2014 à 16:06 :
Je ne connais les chroniques de Romaric Godin que depuis quelques jours mais je suis frappé par la justesse de ses points de vue.
a écrit le 28/08/2014 à 15:51 :
Pour que l'Allemagne soit aussi intransigeante, c'est qu'elle n'a pas d'autre choix, son principal problème est le vieillissement de sa population et le financement des futurs retraités. Elle ne peut pas partager la croissance en Europe et pour cela, elle impose l'austérité pour que rien ne bouge et qu'elle continue de profiter de cet immobilisme.
La question à des centaines de milliards d'euros est: Est-ce que cette position sera tenable longtemps?
Réponse de le 28/08/2014 à 19:12 :
"Elle ne peut pas partager la croissance en Europe "

Croire que la rfa peut financer la croissance de toute l'Europe est du délire complet..
Réponse de le 29/08/2014 à 3:59 :
Et dis donc, a t'on demandé aux français de partager leur salaire avec les italiens ou les espagnols ? Vous pensez que les autres pays vont partager leurs richesses gratuitement pour vos beaux yeux ? Allez bosser au lieu de mendier de l'argent aux pays !
Réponse de le 29/08/2014 à 9:18 :
Qui parle de financer toute l'Europe? C'est vous qui êtes dans un délire paranoide.
a écrit le 28/08/2014 à 14:53 :
Que HOLLANDE fasse son travail de réduction du déficit en réformant l'état plutot que d'aller mendier à l'Europe une augmentation de déficit pour pallier son incompétence.
Que sa "nouvelle équipe" qui n'a rien de nouvelle fasse son travail pour réformer l'administration qui nous coute une fortune comparée aux autre pays européens.
Au boulot petit chef pour que la France recommence à etre un pays reconnu dans le monde
Réponse de le 28/08/2014 à 23:10 :
Ce n'est pas l'administration, mais les aides sociales, la santé, l'éducation... qui coûtent cher. Et, on ne peut avoir une bonne couverture santé, des crèches, l'éducation gratuite, des allocations familiales, un domaine maritime de 11 millions de km et ne pas payer d'impôt.
Réponse de le 29/08/2014 à 7:13 :
Ce qui est cher, c'est que les jeunes ne trouvent pas d'emplois, et se cassent à l'étranger, et aussi les cadres, les médecins, les ingénieurs, et les riches, qui en ont marre de payer des impots pour la retraite et les soins de santé de papys égoistes...d'ailleurs, qui va payer leur retraite ? le fn ? surement pas. Et sans immigration et sans enfants , sans éducation, la france n'a aucun avenir. Continuez à détruire ce pays de vieux...ça sera sans moi et sans des milliers de jeunes qui se barrent !
a écrit le 28/08/2014 à 14:31 :
Voici où nous a mené la politique du "couple" ou "axe" franco-allemand!
a écrit le 28/08/2014 à 14:27 :
UN SOURD ET AVEUGLE COMME HOLLANDE ne peut pas trouver un accord avec l'Europe alors même qu'en France il n'est plus écouté par personne au vue des résultats obtenus depuis son arrivée : augmentations des impôts et taxes pour les particuliers (de façon INÉGALITAIRE) et tous les résultats économiques négatifs et ENFIN aucune action lancée pour alléger les charges de l'administration qui tue à petit feu la France économiquement et socialement (puisqu'il faut de l'argent pour faire du socialisme)
a écrit le 28/08/2014 à 14:18 :
5,5 millions d'agents publics et territoriaux à très très faible productivités et absentéismes récurent et injustifiés... qui coutent une fortune et plombe le déficit. Deuxième poste de dépense de l'état. D'office et sans discussion passage au 39h sans augmentation de salaire et point d'indice gelé tant que l'état ne revient pas en dessous des 3%. Et réduction massif des agents sans renouvellement. L’Allemagne n'a que 2 millions de fonctionnaires et ils bossent !!!!!
Réponse de le 28/08/2014 à 14:27 :
Bon courage!!!!!!
Réponse de le 28/08/2014 à 14:56 :
Mais il faudra convaincre des politiques que cela n’intéressent pas car ils sont tous plus préoccupés par leur renouvellement de mandat que par l'avenir de la France.
La vraie réforme française à faire est de ne plus renouveler aucun mandat politique pour que les politiques agissent sur LEUR MANDAT UNIQUE, ils feront ainsi un peu moins de politique et un peu plus de plan de développement pour l'économie française.
MAIS QUI VOTERA CELA ??
IL FAUDRAIT UN REFERENDUM
Réponse de le 28/08/2014 à 19:57 :
Le cumul des mandats va être déjà limité... On ne pourra pas être parlementaire et chef d'un exécutif local.
a écrit le 28/08/2014 à 13:59 :
NE PAS ACHETER ALLEMAND TOUT SIMPLEMENT...
SAVOIR LIRE UNE ETIQUETTE ..
Réponse de le 28/08/2014 à 14:19 :
Et l'Allemagne faire de même avec les quelques produits qu'elle arrive encore à vendre à l'Allemagne.......le gagnant sera??? .......
Réponse de le 28/08/2014 à 14:58 :
ben, si vous vendez "quelques" produits, et que l'on ne vous les achète plus (ex: l'Allemagne à la France), mais que l'on achète plus vos bagnoles (ex: la France à l'Allemagne), le gagnant et perdants seront qui", d'après vous...? bricoles contre bagnoles, y a pas photo !
Réponse de le 28/08/2014 à 15:29 :
Il faut acheter de l'électro-ménager "made in France" évidemment mais comme il n'y en a pratiquement plus (Electrolux plie bagage depuis les Ardennes pour la Pologne !). Et ainsi de suite. D'ailleurs les Allemands sont très intéressés par l'Ukraine où ils pourront fabriquer leurs produits à moindre coût.
Réponse de le 28/08/2014 à 20:01 :
Pour l'électroménager, vous avez Rowenta, fabriqué en France. Sinon, vous avez SEB et Ekocafé.
a écrit le 28/08/2014 à 13:01 :
L'Allemagne veut mettre de la "morale" la où il n'y a besoin que d'économie. Comment un pays qui concentre pratiquement tous les excédents commerciaux de la zone Euro peut penser que les autres pays peuvent s'en sortir avec uniquement de pseudo réformes structurelles qui ne sont que soumission aux règles de la mondialisation. La réalité de cette politique c'est quoi: Faire passer une partie de la fiscalité des entreprises vers les ménages, ce qu'à fait l'Allemagne (il suffit de voir les taux d'imposition sur le revenu en Allemagne, imposition que les français n'accepteraient pas) pour faire baisser le coût du travail. Flexibilité et petits boulots pour les salariés ce qui revient à dire partage des revenus car un tel système ne tient que si il y a modérations salariale. Bref le modèle allemand. Mais ce modèle ne fonctionne que parce que un seul pays l'applique. Si toutes l'Europe et la France applique les préconisations allemande, elle devra partager ses excédents dont elle a absolument besoin pour financer à terme les retraites des allemands pays vieillissant démographie négative oblige. Il y a une certaine hypocrisie des allemands à souhaiter que les autres pays aille mieux. L’Allemagne peut piocher dans la main d’œuvre jeune des pays du sud sans assumer les coûts de formation, elle préserve ses parts de marché à l'exportation sans véritable concurrence, et l'Euro est taillé sur mesure pour son économie. alors pourquoi changer. Mais le résultat est là: Presque toute la zone euro est soit en stagnation comme la France, en récession comme l'Italie ou ne croissance très faible. Le taux de chômage n'a jamais était aussi haut en Europe et que dit l'Allemagne: On ne fait rien on continue. Combien de temps avant que tout explose ou que l’extrême droite arrive au pouvoir dans certains pays. Alors merci Mme Merkel pour votre aveuglement.
Réponse de le 28/08/2014 à 14:30 :
Ne vous cassez pas la tête, Poutine va mettre tout le monde d'accord en annexant l'Ukraine et personne ne bougera le petit doigt - ça réglera d'un seul coup tous les problèmes .
a écrit le 28/08/2014 à 12:52 :
hOLLANDE J4AI VOT2 POUR TOI ;jE ME SENS INSULT2 ;j4AI LE DROIT DE R2AGIR COMME SI TU AVAIS INSULTE UN MUSULMAN;PRENDS GARDE A TOI;
Réponse de le 28/08/2014 à 13:38 :
DEJAS COMMENCER PAR ECRIRE LE FRANCAIS POUR LE DEBUT
a écrit le 28/08/2014 à 12:52 :
Les réformes, ça fait plus de 15 ans qu'on les attends..

A chaque fois la réponse est "Non, ça cela va tuer la croissance" ou alors "Pas maintenant, mais quand il y aura de la croissance", bref, JAMAIS.

Qui peut croire un francais ?
Réponse de le 28/08/2014 à 13:54 :
Et pourtant il y en a eu un certains nombres.
Qu'est ce pour vous qu'une réforme ?
La France est par exemple le pays européen qui a le plus réformé ses retraites depuis une dizaine d'année. Étonnant, non ?
Réponse de le 28/08/2014 à 19:15 :
"La France est par exemple le pays européen qui a le plus réformé ses retraites depuis une dizaine d'année. Étonnant, non ?"

Supprimer les retraite n'est pas une réforme, la réformes c'était le plen Chirac d'ajouter un volet capitalisation par fonds de pensions, comme dans quasi tous les autres pays civilisés.

Bon, maintenant, la réforme c'est de casser le socialisme, virer deux millions de fonctionnaire, supprimer les primes de rentré, privatiser l'école, la sncf, etc,etc, pour enfin baisser par centaine de milliards les impôts.
Réponse de le 29/08/2014 à 9:20 :
Ceci est du dogme, pas des réformes.
a écrit le 28/08/2014 à 12:50 :
Avec Harlem Désir aux Affaires européennes cela va bouger d'autant plus que ce dossier est traité par les conseillers de Pépère. Il doit son morfondre dans son aile du Quai d'Orsay. C'est pourquoi il met son grain de sel dans les 35 heures.
a écrit le 28/08/2014 à 12:47 :
L'Allemagne a raison. La France a toujours été incapable de se réformer sérieusement. A l'époque du Franc, il y avait des dévaluations à répétition alors que l'Allemagne, la Suisse et d'autres pays avaient fait les réformes et ne dévaluaient jamais tout en ayant une économie saine. Les Politicards qui nous serinent à longueur d'année que si tout va mal, c'est la faute de Bruxelles ou la faute des Allemands nous racontent des inepties. Il y a toujours les groupies pour les croire et les suivre aveuglément. La France doit faire le nécessaire pour assainir les dépenses de fonctionnement, Si notre économie va mal, ce n'est pas la faute des autres, mais celle de nos dirigeants et des forces de recul (syndicats, politiciens ancrés à leurs sièges, etc..).
Réponse de le 28/08/2014 à 13:33 :
La quantité de pauvres en Allemagne ne vous pose pas question ?
Réponse de le 28/08/2014 à 14:16 :
Proportionnellement, il y a moins de pauvres en Allemagne qu'en France et surtout beaucoup moins de chômeurs. En outre, lorsque l'économie mondiale se redressera, les pays qui ont une politique de souplesse de l'emploi en profiteront beaucoup plus vite que nous qui avons le boulet de l'emploi à vie des fonctionnaires, le mille-feuille administratif, un nombre excessif de parlementaires, des agences d'état inutiles ou surpeuplées, un conseil économique et social qui est un garage à copains, etc...
Réponse de le 28/08/2014 à 20:06 :
Ce que vous dites est faux, il y a plus de pauvres proportionnellement en Allemagne qu'en France et, surtout, de travailleurs pauvres. Qu'on arrête avec la sagesse allemande ! La REUSSITE ALLEMANDE EST UNIQUEMENT DUE A LEUR VASTE MARCHE ET A LEUR ABSENCE DE PRISE DE RISQUE. Ils font des économies d'échelles avec 90 millions d'habitants et sont des petits bourgeois qui ne prêtent qu'aux riches et se font payer d'avance : la preuve, leurs bagnoles.
a écrit le 28/08/2014 à 12:08 :
Et plus 2017 approchera, plus les allemands auront des doutes sur la volonté réelle de la France d'enclencher les réformes. Là dessus, on peut difficilement leur reprocher leur appréhension parce qu'on cherchera à resquiller, c'est sûr. On a toujours fait comme ça.
a écrit le 28/08/2014 à 12:04 :
Nous ferons les réformes et ils se plieront car la dette de la seconde guerre mondiale n est pas encore soldée.
Réponse de le 28/08/2014 à 12:56 :
N'importe quoi.
Réponse de le 28/08/2014 à 19:16 :
"la seconde guerre mondiale n est pas encore soldée."

C'est aussi vieux que la guerre de cent ans ton truc : tout le monde s'en fou de la deuxième guerre mondiale..
Réponse de le 29/08/2014 à 8:45 :
Tout le monde s'en souvient de la 2e guerre mondiale et s'en souviendra si l'Allemagne se remet en guerre en créant du chômage chez les autres.
a écrit le 28/08/2014 à 11:50 :
L'Etat français semble avoir pris conscience de la situation de l'économie française. Reste à prendre des mesures concrètes. Pourquoi ne pas s'inspirer de l'Allemagne qui a déjà fait son travail de réforme?
Réponse de le 28/08/2014 à 13:36 :
Parce que l'avenir de l'Allemagne n'est pas enviable, parce que plusieurs Allemagne en Europe est impossible... surtout en cette période de crise européenne...
Réponse de le 28/08/2014 à 13:58 :
afin d'être les plus riches du cimetière ?
Si tout le monde mène une politique de déflation compétitive en même temps, ça ne peut pas marcher, c'est même mortifère.
Même les allemands commencent à s'en rendre compte (ils reviennent d'ailleurs progressivement sur les lois Hartz).
Réponse de le 28/08/2014 à 19:18 :
" parce que plusieurs Allemagne en Europe est impossible... "

En gros tout les pays germanique ( et la suisse !) "sont l'Allemagne...
Donc c'est possible.


"Si tout le monde mène une politique de déflation compétitive en même temps, ça ne peut pas marcher, c'est même mortifère."

Si on augmente le pouvoir d'achat de tout le monde ne même temps, ç'est mortifére ???
a écrit le 28/08/2014 à 11:27 :
les allemands ne sont pas impressionnes par la 'volonte', ils sont impressionnes par les ACTES et les RESULTATS... et la retraite a 50 pour tous finacee par personne via eurobonds, ca les impressionne... defavorablement
Réponse de le 28/08/2014 à 11:35 :
N'attribuez pas aux autres votre ressentiment. Les allemands voient leurs interest a nous d'en faire autant.
Réponse de le 28/08/2014 à 12:37 :
vous avez mal lu... je n'ai aucun ressentiment, je ne suis pas concerne... je dis que c'est pas la peine d'essayer de culpabiliser les allemands qui serrent la ceinture pour leur faire payer le caviar que vous envisager de vous offrir avec l'argent des autres, ils ne le feront pas... si c'est mieux dit comme ca .... pour reprendre vos propos, je dirais ' voyez votre interet, prenez vous en main une fois dans votre vie et resolvez tout seuls les problemes de la france'
Réponse de le 28/08/2014 à 13:40 :
Vous n'avez pas encore compris que l'Europe existe et que nous en dépendons ... et que le contrat européen est basé sur une philosophie et sur des règles. Les allemands s'appuient sur les règles (mal conçues, on le voit maintenant ) pour ne pas respecter la philosophie.
Réponse de le 28/08/2014 à 19:31 :
@Labo : le contrat européen n'est basé que sur des règles et ce sont bien les règles qui sont contraignantes et pas une supposée philosophie instillée sans consistance et sans prise dans la réalité.

La "solidarité européenne" ou le "vivre ensemble européen" qu'on nous sert à longueur de journée dans les médias et par la voix des politiques ne sont rien d'autre que de beaux slogans marketing qui ne cachent pas les réalités de cette UE où chacun tente de tirer à soi la couverture et où la préséance est donnée aux intérêts privés au détriment de l'intérêt général.

Les Français en sont plus que jamais conscients et ont bien compris qu'ils avaient fait une erreur en votant le Traité de Maastricht, erreur qu'ils ont su ne pas répéter avec le TCE.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :