Pourquoi la BCE est au bord de la guerre civile

 |   |  1456  mots
Le président de la BCE, Mario Draghi, est contesté en interne.
Le président de la BCE, Mario Draghi, est contesté en interne. (Crédits : reuters.com)
Les critiques internes contre Mario Draghi, révélées par Reuters, visent moins le style de l'Italien que sa politique. Et la Bundesbank pourrait bien jouer la politique du pire.

La BCE est donc devenue une poudrière. Selon une information publiée mardi 4 novembre par Reuters, « des sources internes » à l'institution de Francfort contesteraient le mode de direction et l'individualisme de Mario Draghi. En cause principalement, l'évaluation du « gonflement » du bilan visé de la BCE. Contrairement aux engagements pris en interne, Mario Draghi a indiqué un objectif : revenir à une taille du bilan proche de celle de début 2012, ce qui laissait penser que la BCE chercherait à ajouter environ 1.000 milliards d'euros à son bilan. Autrement dit, le président aurait indirectement donné un objectif chiffré, « exactement ce que nous voulions éviter », indique la source de Reuters. Plus généralement, cette source semble se plaindre d'une gestion « individualiste » de Mario Draghi qui prendrait des initiatives sans consulter en interne, sans même informer les six membres du directoire de la BCE.

La Buba vent debout

Disons-le immédiatement : cette « information » de Reuters est une offensive violente contre le président de la BCE et il convient d'en rechercher la cause. Depuis quelques mois, la Bundesbank a repris ses attaques, un temps stoppées, contre la BCE. La banque centrale allemande s'est ainsi ouvertement opposée aux mesures prises par Mario Draghi en septembre, notamment la politique d'expansion du bilan par des rachats de crédits titrisés. Le président de la Buba, Jens Weidmann, ne manque aucune occasion de dire tout le mal qu'il pense d'un éventuel assouplissement quantitatif (Quantitative Easing ou QE), autrement dit l'achat massif de titres par la BCE sans « stérilisation » (rachats de titres pour un montant équivalent).

Le cauchemar des Allemands

Il est vrai que le QE, qui est de la création monétaire pure, est un cauchemar pour les économistes allemands qui y voient un tremplin vers l'hyperinflation. Plus concrètement, la Buba et plusieurs économistes allemands redoutent également les effets de ce QE sur le marché immobilier allemand qui s'est déjà beaucoup tendu et qui pourrait se muer en bulle. Par ailleurs, l'établissement d'un taux de dépôt négatif a beaucoup ému en Allemagne.

Toutes les institutions financières sont, depuis juin, vent debout contre cette décision. La Buba a mis en garde récemment contre le risque que ce taux négatif faisait porter à la « culture de l'épargne » allemande. Face à une opinion publique déchaînée, Buba et gouvernement fédéral ne peuvent qu'aller dans le sens du vent allemand, contre la BCE.

Enfin, un QE impliquant des titres souverains européens - qui n'est pas officiellement à l'ordre du jour mais qui a été évoqué par certains membres du directoire de la BCE - représenterait pour les Allemands une « socialisation » de fait des dettes européennes dont ils ne veulent pas. La Buba, en accord avec le gouvernement allemand sur ce point, est donc depuis l'été vent debout contre la politique de Mario Draghi.

Draghi vs Merkel

Du reste, l'observateur avisé n'aura pas manqué de souligner combien Mario Draghi n'a cessé de viser, depuis son fameux discours de Jackson Hole, fin août, l'inertie du gouvernement allemand. Le QE souverain représentait alors pour lui une sorte de moyen de pression : si l'Allemagne ne voulait pas de cette « arme atomique », il lui fallait organiser une relance européenne. Mais sans doute le président de la BCE a-t-il sous-estimé l'influence allemande au sein de sa propre institution.

Dans l'esprit de Mario Draghi, et comme il l'a souligné à plusieurs reprises depuis Jackson Hole, la banque centrale a, dans la zone euro, atteint les limites de ce qu'elle pouvait faire. Pour redresser des anticipations d'inflation qui s'affaissent inexorablement, il faut accompagner la politique expansionniste de la BCE d'une politique budgétaire expansionniste des pays qui le peuvent, principalement l'Allemagne.

Deux loups dans la bergerie de la BCE

Or, pour mener cette stratégie, Mario Draghi ne peut compter sur la Buba. Selon le magazine allemand Focus, la communication entre lui et Jens Weidmann est « quasiment impossible. »

Mais cette impossibilité de discuter pourrait bien aussi prendre place au sein même du directoire. Deux de ses membres sont en effet des « faucons » avérés : le Luxembourgeois Yves Mersch, et l'Allemande Sabine Lautenschläger. Ces deux membres du directoire doivent leur nomination à l'action d'Angela Merkel. La candidature d'Yves Mersch, en 2012, avait été rejetée par le Parlement européen, mais imposée au Conseil par la volonté de la chancelière. Quant à Sabine Lautenschläger, elle a été nommée directement par Angela Merkel suite aux élections allemandes de 2013. La chancelière avait alors obtenu la démission de Jörg Asmussen, un social-démocrate proche de Mario Draghi, nommé à un poste subalterne au ministère fédéral du Travail, et elle l'avait remplacé par cette proche de Jens Weidmann. C'était mettre le loup dans la bergerie.

Guerre interne

Mario Draghi a donc bien des raisons de se méfier de certains de ses camarades du directoire avec lequel il semble évident qu'il est en conflit. Une preuve suffira à s'en convaincre. Fin septembre, Benoît Coeuré, le membre français du directoire qui, lui, semble proche de Mario Draghi, a publié une tribune dans Les Echos et la Berliner Zeitung pour reprendre les arguments de Jackson Hole et réclamer explicitement une action allemande. Or, cette tribune a été cosignée par... Jörg Asmussen ! Un vrai défi lancé au nez et à la barbe de Sabine Lautenschläger et Jens Weidmann. Et une preuve que Mario Draghi n'a qu'une confiance limitée dans certains de ses collègues.

La nostalgie de Jean-Claude Trichet

Un autre fait est significatif : celui que les « sources » de Reuters regrettent avec beaucoup d'insistance, Jean-Claude Trichet, qui se montrait plus à l'écoute et qui cherchait davantage le « consensus. » En réalité, le Français était surtout à l'écoute des préoccupations allemandes, et sa prudence, qui a fait perdre un temps précieux à la BCE de 2007 à 2011, ne visait qu'à rassurer les Allemands sur son orthodoxie. On se souvient notamment des deux célèbres hausses des taux décidées par Jean-Claude Trichet : en juillet 2008, deux mois avant la faillite de Lehman Brothers et, trois ans plus tard, en juillet 2011, en pleine crise de la dette souveraine. Ce qui est regretté chez Jean-Claude Trichet par les « sources » de Reuters, ce n'est pas la gestion du Français, c'est bien sa discipline monétaire.

Offensive contre la politique de Mario Draghi

On l'aura compris : derrière les accusations de tyrannie interne, c'est bien la politique de Mario Draghi qui est visée. L'offensive vient évidemment d'Allemagne et est une réponse au « chantage » du président de la BCE vis-à-vis de Berlin. Il s'agit évidemment de l'affaiblir et de faire douter les marchés de l'unité de la BCE, et donc de la capacité d'action de cette dernière.

Mais ce jeu est excessivement dangereux. La BCE, depuis l'arrivée de Mario Draghi en novembre 2011, s'est montrée la seule institution européenne capable d'agir. C'est elle qui a apaisé la crise de la dette souveraine en juillet 2012, et c'est elle qui, depuis octobre dernier, tente d'agir - comme elle le peut, sans doute trop peu et trop lentement - pour éviter une rechute de l'économie de la zone euro où les politiques menées depuis 2010 la conduisent inexorablement. L'affaiblir, c'est encore affaiblir la zone euro et lui ôter une chance de continuer à jouer les contrepoids.

Négatif pour la zone euro

Encore une fois, l'Allemagne joue ici un rôle négatif au niveau européen. Pour prouver sa détermination à sauver la « culture de la stabilité » aux épargnants qui craignent les taux négatifs et à la presse qui craint l'hyperinflation, la Buba s'attaque à la seule institution de la zone euro qui s'est montrée efficace. Tout ceci en accord avec un gouvernement fédéral plus que jamais obsédé par son « schwarze Null », l'équilibre de son budget en 2015.

Face au constat lucide de Mario Draghi à Jackson Hole, la Buba et le gouvernement allemand ont répondu par une contre-offensive dont la conséquence pourrait être l'inertie future de la BCE. Mario Draghi n'est certes pas en position de démissionner comme le soupçonnent certains, mais peut-il tenir longtemps dans un environnement hostile ?

Lors de sa conférence de presse d'octobre, il s'était déjà montré nettement moins offensif sur son exigence d'action budgétaire des Etats. Pour calmer le jeu, il pourrait se contenter durablement des mesures prises jusqu'ici, qui sont notoirement insuffisantes puisque les anticipations d'inflation ne cessent de baisser. Le grand perdant en serait la zone euro. Mais il semblerait qu'il ne s'agisse pas là de la priorité de la Buba et de Berlin.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 22/11/2014 à 16:38 :
La France doit sortir de ce système qui nous conduit à la ruine. Ce n'est pas être d'extrême Droite que de demander un vrai débat de fond sur le sujet.
A voir absolument les analyses de Vincent Brousseau, Français éminent économiste à la BCE pendant 15 ans qui a tiré sa révérence l'année dernière.
www.upr.fr
a écrit le 17/11/2014 à 16:06 :
....qu’attendait-on d’autres de la part d’un « Goldman(-Sachs) boy... !
N’a t on pas crée tellement d’argent bon marché au détriment des richesses nationales (quantative easing) pour approvisionner les banques d’affaires, les fonds d’investissement et les hedge funds en argent bon marché qu’il ne faut pas s’étonner des résultats de ces apprentis sorciers !
Mais alors, quelle naïvetés et/ou complaisance(s) de nos politiciens européens ?
Ou quels affairistes cachotiers dans le style de l’ancien premier ministre « socialiste » anglais et autres qui souhaitent revenir aux affaires pour sauver nos pays.... !
a écrit le 06/11/2014 à 14:35 :
Je n'ai jamais vécu à crédit, mais certains protègent les multinationales
( voyez la presse et mr Junker ce jour !!)
l'austérité c'est pour vous et moi, le petit peuple ... d'autres trichent et sont protégés ; la triche est lourde : des milliards d'euros qui échappent aux états !
a écrit le 06/11/2014 à 14:32 :
le Luxembourg paradis fiscal pour des multinationales ! A QUAND UN ARTICLE SUR LA TRIBUNE ? vous et moi surtaxés !!!! QUI TROUVE CELA NORMAL - AUSTERITE- PLUS DE CROISSANCE ET PLANQUE POUR D AUTRES ... Mr JUNKER SE TAIT...
a écrit le 06/11/2014 à 12:27 :
Article très (trop ?) orienté en faveur de la politique de Mario Draghi.

Les Européens ont vécu (dans leur majorité) trop longtemps à crédit, maintenant un niveau de vie disproportionné par rapport à la richesse réelle de l'économie.

Oui, le niveau de vie doit baisser, oui il baissera. Et plus on essaiera d'empêcher cela, plus le choc sera violent quand il se produira finalement.

Ce qu'il faut, et là il s'agit de décisions de politique française, c'est libérer au maximum les énergies pour remonter le plus vite possible. Ceci dit, c'est difficile, car ça veut dire notamment moins d'Etat, et on voit mal la classe politique scier la branche sur laquelle elle est assise si elle n'y est pas forcée par un mouvement citoyen.
Réponse de le 07/11/2014 à 12:06 :
On se croirait dans une Madrassa, vive la psalmodication Fridmanienne!!!!
a écrit le 06/11/2014 à 11:26 :
Après moi le déluge, vive l'Europe!
a écrit le 06/11/2014 à 11:20 :
les prix des mêmes produits sont moins cher en Allemagne qu'en France, cherchez l'erreur ?
ce n'est pas la faute des allemands .
Réponse de le 06/11/2014 à 13:11 :
Peut être parce que Aldi et Lidl font infiniment moins de marge que Carrefour, Leclerc, Auchan et Intermarché sur les mêmes produits?
a écrit le 06/11/2014 à 10:25 :
Article peu objectif et profondément anti-allemand. Le journaliste pourrait aussi s'interroger sur le risque pour la BCE d'acheter des produits de titrisation, en déléguant une partie de l'exécution à des acteurs privés. Que les Allemands s'opposent à cela a un sens certain !
Réponse de le 06/11/2014 à 12:12 :
En quoi dire que les allemands sont les grands gagnants de l'euro et veulent imposer leur politique aux autres est anti-allemand. C'est factuel et la France ferait certainement la même chose que l'Allemagne à la place de l'Allemagne. L'Allemagne utilise les traités à son profit, c'est ce qu'essayent de faire tous les autres pays. Ecrire ça n'est pas anti-allemand mais c'est factuel
a écrit le 06/11/2014 à 10:21 :
Au lieu de quémander aupres de l'Allemagne, il suffit d'autoriser celle-ci à réévaluer en se référençant au Mark tout en gardant l'Euro comme monnaie commune.Ainsi son épargne serait préservée tout en augmantant ses salaires de facto.Par la suite l'Euro pourrait dévaluer par rapport au dollar.De même pour les investissements,créons des fonds mutualistes européens dont le capital et un minimum d'intérets seraient garantis par l'Europe.
a écrit le 06/11/2014 à 9:04 :
refaire les statuts de la bce
ce n'est pas la transparence de divulgue apres 30ans les informations
ceci est une escroquerie un detounement de fonds du vol
alors que les banques d'angleterre et du japon communique ans l'eure qui suits
a écrit le 06/11/2014 à 8:23 :
Il s en fout il est employé par Goldman Sachs...La BCE n est qu une mission pour permettre à GS de se gaver grace à un QE...
a écrit le 05/11/2014 à 22:21 :
Hollande, Draghi doivent suivre Merkel et appliquer ses ordres. On rentrera en déflation en moins de deux mois , puis ils pourront tranquillement revenir vers la grosse Merkel et lui demander: Qu'est ce que l'on fait maintenant ?
Aller bonsoir et bonne récession.
Réponse de le 06/11/2014 à 9:59 :
les Piigs + la France de concert avec les pays du nord se sont infligés ce traitement ou cet ordre (Maastricht) avec leurs " lumières " respectives. Des fonds ont été créés (MES...) pour passer les caps difficiles. Décroissance ? Non, épargne avant la grande orgie commerciale de décembre ou la demande explosera !
Réponse de le 06/11/2014 à 12:04 :
La demande explosera avec 5M de chomeurs en France et des salaires médians allemands en baisse ? Avec quels sous ?
a écrit le 05/11/2014 à 21:47 :
Il faut se mettre dans la tête une fois pour toute que la zone euro ce n'est pas État. Ce sont des États qui se se mis d'accord pour se faire une guerre économique totale en partageant une monnaie unique l'Euro et dans cette guerre il y a eu des perdants et des gagnants. La Grèce, l'Espagne, l'Italie, la France ont fait partie des perdants, l'Allemagne est le principal gagnant. Les perdants disent au gagnants, vous devez faire des efforts pour nous soutenir. Les gagnants disent aux perdants « Nous n'avons pas à faire d'efforts pour vous, débrouillez » en respectant les règles budgétaires formalisées dans les traités européens que vous avez ratifiés.

Les perdants devraient avoir la lucidité de sortir de l'euro. Malheureusement ce ne sera pas le cas donc ça va aller de mal en pire. Le système des années 2000 de l'euro où les uns jouaient les cigales, les autres les fourmis, a fini par se casser la gueule. Le système où tous les pays de la zone euro doivent s'efforcer d’être plus compétitifs que les voisins en compriment les dépenses et le coût du travail se cassera la gueule également. Ce n'est qu'une question de temps. Une monnaie unique est celle d'un État ou d'un État Fédéral, pas d'une agglomération d’États qui ont des économies divergentes et des intérêts divergents.
Réponse de le 05/11/2014 à 22:34 :
+1
Réponse de le 06/11/2014 à 8:25 :
+1
Réponse de le 06/11/2014 à 8:53 :
La France, l'Italie, l'Espagne, perdants de la zone euro? Allons... sans elle ces pays seraient bien plus mal qu'aujourdhui, avec des taux d'emprunts freinant tout potentielle croissance...
Réponse de le 06/11/2014 à 11:17 :
Si ces pays sortent de la zone euro, elles n'auront plus a emprunter sur le marché financier mais auprès de leur banque centrale nationale!
Réponse de le 06/11/2014 à 12:09 :
Perdants, oui ; sans l'euro le Mark serait bien plus fort et la compétitivité allemande à l'export bien plus fort. Les allemands sont les gagnants, ils ont les avantages de l'euro et de la libre circulation des biens et des travailleurs. Ils refusent la mutualisation des dettes (je peux les comprendre vu nos politiques pour qui dépenser c'est exister) car ça ne présente aucun intérêt pour eux. Et en tant que pays puissant ils imposent leur politique aux autres. C'est normal, c'est ce que prévoient indirectement les traités, la France les a signé/voté en connaissance de cause.
Réponse de le 06/11/2014 à 12:18 :
Le problème majeur n'est pas "l'Europe"; cette idées était bonne à l'origine. Mais la réalité n'a jamais été créé comme elle l'a été vendu... Si l'Europe avait été faite pour les citoyens et non pour les entreprises mondiale on en serait pas là. De plus ce chapeau supplémentaire que sont les politiciens Européens, nous coute cher et pour pas grand chose en définitif.
a écrit le 05/11/2014 à 18:38 :
On voit bien là la folie que représente le fait d'avoir une seule monnaie pour 18 pays différents non seulement parce que leur économie et différentes mais aussi et surtout parce qu'ils ont des cultures différentes par rapport à la monnaie.
Je vous conseille cet échange entre olivier berruyer et Sylvie Goulard sur BFM Business ( à partir de 13:23 https://www.youtube.com/watch?v=NAcWu9UkSGU) Olivier Berruyer présente les causes de léchec de l'euro et soutient sa thèse par des prix nobel d'économie. Sylvie goulard explique bien que c'est une utopie et qu'elle refuse de considérer la réalité.

Plus spécifiquement, je vous conseille cet analyse des relations entre la BCE et la BundesBank par un économiste ayant passé 15 ans à la BCE: https://www.upr.fr/actualite/europe/bundesbank-bce-la-guerre-des-tranchees-analyse-par-vincent-brousseau

ainsi que sa conférence sur la sortie de l'euro: https://www.youtube.com/watch?v=x5FCiHqwF6U

A jean, ce ne sont pas des égoïsmes nationaux, ce sont des intérêts nationaux. C'est normal d'avoi des intérêts nationaux, c'est comme els intérêts personnels.
a écrit le 05/11/2014 à 17:35 :
L'égoïsme allemand conddamnera à court terme l'eurozone à la décroissance non contrôlée, et se retournera contre Angela Merkel elle-même. Avec le même destin que celui de la "dame de Fer" britannique, mais sans la postérité de celle-ci ....
Réponse de le 05/11/2014 à 18:17 :
"L'égoïsme allemand " ou le manque de réformes françaises ?????
Réponse de le 05/11/2014 à 22:24 :
L'égoïsme Allemand avant les reformes françaises bien sûr.
Croire que le bouclier de dépense publique de Sarko puisse nous sauver est …
stupide et affreusement égocentrique.
Un mal bien Parisien , enfin Neuillissois.
Réponse de le 06/11/2014 à 12:16 :
Et oui, gauche/droite, pour un politique dépenser de l'argent c'est avoir du pouvoir, c'est exister, c'est se faire mousser dans les médias. Bref c'est bon. Que derrière 57% du PIB soit prélevé puis dépensé par l'état ne choque pas grand monde et surtout pas les politiques.
a écrit le 05/11/2014 à 16:37 :
c'est la loi de Murphy tout simplement ^_^
a écrit le 05/11/2014 à 16:05 :
N´en déplaise ! La vertueuse fourmi protestante réussit le fameux tour de force de rééquilibrer ses comptes (o déficit budgétaire) de faire régresser la dette totale sous 80% du Pib d´avoir un taux de chômage de 6% un taux de croissance 3 fois supérieur à celui de la france, une balance commerciale qui fait des envieux tout en ayant la majorité des décideurs dela BCE contre elle et son mòdèle social d´économie de marché ???
Réponse de le 05/11/2014 à 16:35 :
Je le dis depuis un bon moment, l'Allemagne se prépare en catimini pour rejoindre les BRICS et faire partie de l'Eurasie conquérante dans l'avenir. Et peut-être que l'Europe de l'est en fera de même.
Réponse de le 05/11/2014 à 16:54 :
Réduire sa dette financière peut-être refuser d'entretenir ses infrastructures, son armée, etc. n'est-ce pas contracter une autre forme de dette qu'il faudra bien rembourser un jour ?
Réponse de le 06/11/2014 à 9:29 :
Oui, il y a des pays comme la France où on n'aime pas ceux qui reussisent même au foot
Réponse de le 06/11/2014 à 12:22 :
Refuser d'entretenir ses infrastructures est perdant à long terme. Mais sucrer les crédits de l'armée dans un pays qui fait tout pour ne pas avoir à se servir de l'armée (aucun engagement allemand dans rien sauf peut être l'otan (depuis l'afghanistan je crois)) c'est de la bonne gestion. En France on dépense beaucoup d'argent pour l'armée parce que ça donne l'illusion aux Français que grâce à ça la France est toujours un grand pays prestigieux à la Bonaparte (mais profondément sclérosé et en cours de paupérisation).
a écrit le 05/11/2014 à 15:34 :
Les allemands veulent la guerre. Ils n'ont pas tort, la planche à billets, c'est la fin de la monnaie garantie
Réponse de le 05/11/2014 à 16:27 :
Une nouvelle qui vient de tomber et qui doit vous réjouir : Poutine vient d'être élu "L'Homme le plus puissant de la planète" par Forbes, et pour la deuxième année consécutive. Il remet Barack Obama à la deuxième place, quand on sait qu'une 2ème place pour Obamaniac c'est plutôt bien payée.
a écrit le 05/11/2014 à 15:29 :
Pourquoi ne parle-t-on pas des études démontrant qu'une relance importante des investissements en Allemagne n'aurait que très peu d'effet sur le PIB des autres pays européens ?? En effet faire des autoroutes ou des aéroports restent des investissements nationaux profitants au nationaux et je ne crois pas une seconde que Mme Merkel achèterait des vins fins français !!!
Réponse de le 06/11/2014 à 12:28 :
Parce que ça permet aux politiques français de vous faire croire que c'est la faute de l'europe et des allemands qui ne dépensent rien si il y a 5M de chomeurs en France.
Ca laisse un (faux) espoir de possibilité d'action politique qui changeraient la mouise dans laquelle on est en France en agissant sur les autres, le tout en étant indolore pour vous et moi...
a écrit le 05/11/2014 à 15:05 :
Apres le référendum de la GB, nous y verront plus clair
a écrit le 05/11/2014 à 14:43 :
La France anti-Allemagne, anti-Royaume Uni et maintenant anti-Italie se retrouvera un jour isolée ?
Réponse de le 05/11/2014 à 16:16 :
mais nooooon, elle aura toujours les amerloques de son coté….. lol
a écrit le 05/11/2014 à 14:37 :
Je ne comprends pas les craintes historiques fondées ou non des allemands. Nous allons tout droit vers une décroissance à la japonaise et il faudra une génération pour que les affaires reprennent.
a écrit le 05/11/2014 à 14:37 :
Et si l'Allemagne quittait la zone euro ?
Réponse de le 05/11/2014 à 14:45 :
La zone euro s'effondrait, tout court. Les pays reviendraient à leurs monnaies nationales d'avant la folie de la monnaie unique. Et tant mieux, tant pis...
Réponse de le 05/11/2014 à 16:12 :
L'europe est gouverné par eux pourquoi voudraient ils la quitter?
Réponse de le 05/11/2014 à 17:08 :
Car (et cela est un secret de Polichinelle) la zone euro n'a pas d'avenir. Les échanges dans quelques années vont se faire en monnaies nationales, donc revenir au deutschmark est une assurance pour les Allemands car l'euro est une monnaie chère, très chère. Et pas un monnaie forte.
Réponse de le 06/11/2014 à 7:55 :
Comme tout parasite qui se respecte, dés que l'on peut plus rien tirer de la "bête" on s'en décroche!
a écrit le 05/11/2014 à 14:29 :
Il faudra bien que ça arrive un jour. La prospérité Allemande ne pourra pas se faire indéfiniment sur les dos de ses voisins et de ses intransigeances. Le problème de la guerre civile, c'est qu'elle peut se transformer rapidement en guerre tout court.
Réponse de le 06/11/2014 à 12:32 :
Ben sis justement, ça peut durer indéfiniment comme ça. Vous pensez réellement que le fait que l'Allemagne exploite les traités européens à son profit peut nous mener à la guerre. Ca n'a même pas explosé en Espagne (un tout petit peu en Grèce et au Portugal) alors que les citoyens de ces pays ont subi une baisse de niveau de vie bien plus forte que les Français
a écrit le 05/11/2014 à 13:49 :
Mario est un mystère ! Serait il touché par la grâce ?
a écrit le 05/11/2014 à 13:42 :
E comme européenne?
Quand est-ce que on va foutre un coup de pied dans la fourmilière afin que cette banque serve les intérêts de l'Europe et non pas ceux de la finance et l'industrie allemande?
Réponse de le 05/11/2014 à 16:39 :
L europe n existe pas encore c un hydre a 27 tetes ! Donc pas de coordination car interets divergents
( rappeller vous qu en france on n aime pas les plombiers polonais )
a écrit le 05/11/2014 à 13:26 :
Le véritable problème concerne notre conception du role de l'énergie dans le développement économique; il y a le travail, le capital et l'énergie. Pourquoi oublie-t-on l'énergie? L'énergie remplace le travail.
a écrit le 05/11/2014 à 13:26 :
Le véritable problème concerne notre conception du role de l'énergie dans le développement économique; il y a le travail, le capital et l'énergie. Pourquoi oublie-t-on l'énergie? L'énergie remplace le travail.
a écrit le 05/11/2014 à 13:14 :
Il faut quitter l'euro le plus vite possible
a écrit le 05/11/2014 à 12:52 :
exiger la transparence de la gestion et de la communication
reporter a 30ans toute information est digne d'une escroquerie organise
d'une manipulation et de prises illegale d'interets
qui pourrat a l'heure des permiers bilan rendu demander reperations
a écrit le 05/11/2014 à 12:46 :
Moi je vois déjà deux raisons majeur:

1 - le chapeau supplémentaire des élus européens qui coutent aux citoyens encore plus qu'avant. Ils sont hyper nombreux et servent réellement a quoi?
2- Et le plus grave: l'Europe contrairement a ce qu'elle promettait n'a pas été faites pour les citoyens et les PME. Mais pour que les grands groupes multinationaux puissent développer encore plus leur influence en payant plus les taxe inter monetaire (d'ailleurs c'est pas sur ça qu'ils veulent créer une taxe, rendant l'intérêt de l'euros plus obscure?), et oui on nous promettait un libre échange mais en réalité, nous simple citoyen et PME, on ne peux toujours pas acheter de produit d'un pays européen sans payer nos taxe locale alors que les grandes entreprises elles oui!!!
a écrit le 05/11/2014 à 12:33 :
Tôt ou tard les problèmes d'une vision différente viennent à maturité
a écrit le 05/11/2014 à 12:31 :
Tôt ou tard les problèmes d'une vision différente viennent à maturité
a écrit le 05/11/2014 à 12:28 :
La comparaison avec Trichet est interessante pusique s'il etait reste a la tete de la BCE d'euro il n'y aurait plus....
a écrit le 05/11/2014 à 12:26 :
Il vaux mieux quitter l'euro avant ou après l'éclatement?
Réponse de le 05/11/2014 à 12:50 :
Maintenant ca ne change plu rien. Dans les deux cas sa va nous couter un max comme le passage à l'euro nous a couté a l'epoque... Il aurait fallu réfléchir avant (le simple taux de change francs-euro nous montrait déjà qu'on allait y perdre.; il aurait fallu que 1€>1frs). Aujourd'hui on dépense 1€ comme on dépensait 1frs avant sauf que les payes n'ont pas suivit.
a écrit le 05/11/2014 à 12:03 :
L'Allemagne doit tirer les conséquences de sa divergence par rapport à la politique de la BCE : sortir de l'Euro pour mener sa propre politique monétaire. Et ils verront bien le résultat : chute de leurs exportations sur le marché européen.
a écrit le 05/11/2014 à 11:51 :
Drôle d'Europe de faux-semblants…. et la presse aux ordres ne fait que jeter de la poudre à nos yeux, tantôt en faisant d'éloges aux politiques européennes, tantôt en les discréditant. Le Titanic UE a déjà heurté l'iceberg et il fait de l'eau, malgré les chants des sirènes qui tentent encore de dire le contraire….
a écrit le 05/11/2014 à 11:46 :
Quand je vois l'augmentation des prix de l'alimentation (fromage, poisson, fruits et légumes...) j'ai du mal à voir où se cache la déflation...
Réponse de le 05/11/2014 à 13:24 :
En fait il y a deux phénomènes:
- déflation: sur les salaires, et la productions et vente de biens.
- inflation: sur les biens de consommations, les matières premières, etc...

un cocktail explosif en somme.
Réponse de le 05/11/2014 à 14:21 :
@dure réalité
Ne serait-c e pas de la stagflation?
a écrit le 05/11/2014 à 11:35 :
Pour l'instant il me semble que le risque est davantage celui d'un "déflation hyper longue" que d'une "hyperinflation".
a écrit le 05/11/2014 à 11:34 :
Hyperinflation !!!!! Que la Buba relise les prévision de Paul Krugman.
Réponse de le 05/11/2014 à 11:53 :
Paul Krugman, du fait d'être un économiste indépendent, voit toujours l'évolution des choses de manière juste.
a écrit le 05/11/2014 à 11:34 :
Il faudrait arrêter de justifier systématiquement la politique financière allemande par la peur du QE de la BCE comme un « cauchemar pour les économistes allemands qui y voient un tremplin vers l'hyperinflation ». Aucune inflation et a fortiori hyperinflation n’est à craindre, mais la Bundesbank préfère de loin collecter les intérêts des prêts accordés autoritairement par la BCE aux pays « aidés » tels l’Irlande, la Grèce et le Portugal. Ceci avec la complaisance de la France par exemple qui en retire aussi les bénéfices. L’austérité est aussi un gage de la continuité de ce type de revenus et le maintien de la position financière dominante de l’Allemagne. Mais c’est une position à très courte vue car les conséquences de l’austérité commencent à se faire sentir aussi en Allemagne. Par ailleurs l’excédent exagéré de la balance commerciale allemande, qui se fait au dépens des autres pays de la zone euro devrait commencer à être considéré par la Commission dont c’est le devoir. L’Allemagne viole le traité d’une façon mais ne voit que les infractions des autres pays. L’appropriation de la monnaie commune par les allemands est intolérable. D’autant plus qu’elle ne participe en aucune façon à la défense de l’Europe, ni par ses troupes, ses matériels ou son budget. Elle profite de la protection de ses voisins. Sa seule réflexion est toujours autours du profit économique immédiat. La lutte actuelle contre la Russie, qui implique toute l’UE est essentiellement due à la dépendance de l’Allemagne au gaz russe. Là encore l’UE paye pour soutenir l’Allemagne, en transformant en adversaire un pays dont on a plutôt besoin comme allié. Une vision réellement européenne est ce qui fait défaut aujourd’hui à l’Allemagne, l'UE n’a pas pas besoin de sa vision d’épicière à la Thatcher.
Réponse de le 05/11/2014 à 12:06 :
+1
Réponse de le 05/11/2014 à 12:41 :
@EBT : "L’Allemagne viole le traité d’une façon mais ne voit que les infractions des autres pays"

Allez juste pour rire, dites-nous en quoi l'Allemagne viole le traité ? J'aimerais bien voir ça !
Réponse de le 05/11/2014 à 20:28 :
Ce qu'il dit est exacte, vous ne pouvez pas dépasser plus de 7% du PIB (si ma mémoire est bonne) en marchandise exportée, ça veut dire qu'il y a un sous investissement dans votre pays, et pour ce qui est de l'Allemagne c'est le cas ... J'ai des amis Allemands qui viennent en France, ils sont content de voir que nos gares sont entrain d'être rénové, que nos routes n'ont pas de trou. Mais je leur explique ça cela à un prix et qu'un jour, si l'Allemagne ne coopère pas, la France et les français risquent de dire "ça suffit", car la France à toujours tout cédé pour l'Europe sans rien recevoir en retour.
a écrit le 05/11/2014 à 11:12 :
Mais ou est l'hyper-inflation ? La Buba est elle aveugle !!!! C.f. l'alerte de Krugman
a écrit le 05/11/2014 à 10:33 :
"...rejetée par le Parlement européen, mais imposée au Conseil par la volonté de la chancelière..."
Le Parlement osera-t-il s'imposer au delà du choix de Juncker ?
Réponse de le 05/11/2014 à 10:49 :
la question est plutôt : les chefs d'état européens accepteront-ils de donner au parlement plus de pouvoir qu'ils n'en ont ???
Vous pouvez deviner la réponse...
Réponse de le 06/11/2014 à 10:23 :
Le rejet de la candidature de Mersch tenait au sexe du candidat et non pas à ses compétences de banquier central..C'était plus un mouvement de mauvaise humeur qu'un rejet pur et simple !

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :