• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieUnion européenne

Les mauvais comptes du budget britannique

Photo de Antoine Patinet

Romaric Godin

Publié le 02 décembre 2014 à 13:30 - Mis à jour le 07 mai 2015 à 10:27

L'essentiel de l'actualité

vendredi 5 juin

  • L'économie de la zone euro s'est repliée au premier trimestre
  • Sophie Binet réélue à la tête de la CGT
  • Des signes distinctifs pour les nouveaux arrivants en entreprise
  • Amiel veut alerter sur le coût des frais médicaux
  • Le pétrole orienté à la baisse
Voir plus

Le Quotidien Numérique

06 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge

  • 2

    Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques

  • 3

    Le business des Miles, moteur insoupçonné de la rentabilité d’Air France-KLM

  • 4

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 5

    Sabah Abouessalam-Morin : « À Edgar Morin, l’homme de ma vie »

  • 6

    L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Le chancelier de l'échiquier britannique devrait, mercredi, annoncer quelques gestes budgétaires. Mais les comptes publics britanniques ne se résorbent pas aussi vite que prévu. Et les élections approchent.

Voici quelques mois, les médias français n'avaient pas de louanges assez fortes pour saluer le succès de la politique d'austérité britannique. Le but était toujours le même : prouver le « manque de courage budgétaire » des gouvernements français et l'inefficacité des dépenses budgétaires hexagonales. Mais, comme souvent, ces comparaisons internationales relèvent surtout d'une opportune propagande qui oublie les différences fondamentales de situation entre les pays.

Une croissance forte... mais pas à long terme

Certes, la croissance britannique a de quoi faire des envieux et pourrait atteindre 3 % en 2015, le chômage a également beaucoup baissé. Mais, sur le long terme, cette performance doit être relativisée. Entre 2008 et 2013, le PIB britannique a ainsi reculé de 0,74 % selon Eurostat tandis que le PIB français progressait de 0,42 %. En termes de PIB par habitant, la chute est encore plus spectaculaire : il a baissé, en parité de pouvoir d'achat, de l'équivalent de 114 % de la moyenne de l'UE à 106 % sur la même période, tandis que celui de la France stagnait de 107 % à 108 %.

Une politique monétaire très active

Outre l'effet de rattrapage, il n'est pas certain que l'austérité appliquée à l'économie britannique depuis 2010 permette aujourd'hui cette forte croissance. La politique monétaire de la Banque d'Angleterre (BoE), après avoir compensé les effets de cette austérité, favorise désormais l'expansion, notamment industrielle du Royaume-Uni. Rappelons que cette politique a commencé très tôt, puisque le taux directeur britannique est à 0,5 % depuis mars 2009 et qu'il n'a pas bougé depuis. A cette époque, le taux européen était à 1,25 % et il a, depuis, été remonté jusqu'à 1,5 % à l'été 2011. Et surtout, la BoE a ouvert dès 2010 son assouplissement quantitatif sur laquelle la BCE s'interroge. Enfin, l'économie britannique demeure très dépendante du secteur de la finance. Bref, l'austérité ne saurait expliquer à elle seule la croissance outre-manche.

Le budget se réduit moins que prévu

Surtout, cette politique d'austérité a enregistré une défaite cuisante : elle s'est montrée incapable de ramener le déficit budgétaire dans des proportions acceptables. Fin 2013, il était encore à 6,3 % du PIB (contre 4,2 % en France). Cette année, il devait revenir à 5,2 % du PIB, mais rien ne semble se dérouler comme prévu. Mercredi, dans son discours budgétaire d'automne, le chancelier de l'échiquier George Osborne devrait admettre qu'il manquera 9 milliards de livres, environ 11,3 milliards d'euros, pour boucler les plans budgétaires. Du coup, le déficit s'élèvera à seulement 2 milliards de livres de moins que l'an passé à 95,5 milliards de livres, soit encore proche des 6 % du PIB.

Des embauches à bas prix... et moins de recettes fiscales que prévu

La raison ? L'austérité ! La stratégie de baisse du prix de la main-d'œuvre a en effet conduit à des embauches, mais à bas prix. Les nouveaux employés le sont souvent à un niveau proche du salaire minimum et ne sont pas ou peu imposés. D'autant que le plafond de non imposition a été relevé. Résultat : les prévisions de recettes fiscales supplémentaires basées sur le recul du chômage ont été surestimées. Les recettes fiscales sur 7 mois ont ainsi progressé de 0,6 % seulement contre une prévision sur l'année de 5,3 % de l'OBR, le bureau de responsabilité budgétaire.

Newsletter

L’Alerte La Tribune

Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Illustration de la newsletter L’Alerte La Tribune

Tout ceci conduit le gouvernement britannique à une situation difficile. 2015 est une année électorale outre-Manche. Et c'est une année électorale qui s'annonce délicate. Tories et Libéraux risquent d'accuser une forte baisse. Les Libéraux-démocrates de George Osborne sont même menacés d'une quasi-disparition aux Communes. Il va donc falloir, lors de la préparation du budget 2015-2016 et dans l'exécution de l'actuel budget, faire preuve de générosité pour sauver les « Lib-Dem » et, même, donner un élan bienvenu aux Tories.

Les gestes de George Osborne

Samedi, George Osborne a ainsi annoncé un paiement extraordinaire de 2 milliards de livres au service national de santé, le NHS. Mercredi, il pourrait aller légèrement plus loin en gelant la taxe sur l'essence ou encore en appuyant sur le lancement d'un plan de renouvellement du secteur routier de 15 milliards de livres d'ici à 2021. Mais tout ceci pourrait n'être que poudre aux yeux : le paiement à la NHS n'est qu'un cautère sur une jambe de bois. Le chef de la NHS anglaise, Simon Stevens, a rappelé que pour faire face à ses défis, son institution devait recevoir de « vrais et nouveaux investissements. » Or, selon le parti travailliste, au moins 700 millions de livres sur ces 2 milliards de livres sont des réallocations de fonds. D'ici à 2020, la NHS va avoir besoin de 30 milliards de livres. Mercredi, on observera aussi les baisses de dépenses publiques que le gouvernement prendra pour tenter de contrer ces mauvais chiffres budgétaires. Si l'on prend d'une main ce que l'on donne de l'autre, l'effet sera sans doute nul.

Effet sur la campagne

À lire également

  • Compte rendu de l'inflation en Europe, au Canada et en Grande Bretagne
  • La zone euro s'éloigne de la Grande Bretagne et des Etats-Unis
  • La Grande Bretagne, première économie européenne en 2030 ?

Politiquement, ces chiffres budgétaires mettent David Cameron également en difficulté. Les Conservateurs ont promis en cas de victoire électorale de réduire de 7,2 milliards de livres les impôts pour près de 30 millions de ménages. La situation budgétaire plus difficile que prévue en 2015 risque de donner des arguments à ceux qui ne croient pas à cette promesse. George Osborne devra peut-être s'expliquer sur ces ambitieuses promesses. Une chose est certaine : pour faire oublier ces déboires budgétaires, David Cameron sera tenté, durant la campagne, d'insister sur les questions de l'immigration et de l'Europe.

Romaric Godin

Sur le même sujet

  • 1

    Après chaque consultation médicale, le gouvernement veut afficher la facture de la Sécu par SMS

  • 2

    Transparence salariale : la France accélère la transposition sous pression européenne

  • 3

    Budget : le gouvernement pris dans un scénario noir

  • 4

    Moins nombreux et plus diplômés : le profil des nouveaux immigrés en France