
« Rendez-nous Fedorov » : en Ukraine, la colère gronde après l'éviction du ministre de la Défense par Zelensky
En limogeant cette semaine Mykhaïlo Fedorov, le président ukrainien a déclenché une crise politique majeure. Saura-t-il calmer la colère ?
Publié le 04/02/2015 à 13:42. Mis à jour le 04/02/2015 à 17:22.
Dans son marathon des négociations, Alexis Tsipras continue à jouer la carte de l'accalmie. "Nous voulons dialoguer, nous ne sommes pas une menace pour l'Europe", a-t-il ainsi dit, mercredi 4 février, lors d'une déclaration conjointe avec François Hollande à l'Elysée.
Pour Alexis Tsipras, il faut "arrêter cette crise qui s'auto-alimente" par un travail "en commun pour surmonter la crise en Grèce et aider également l'Europe à surmonter la crise". Et d'appeler la France à "jouer un rôle prépondérant, de garant" de la croissance de l'économie européenne.
François Hollande, quant à lui, a de nouveau prôné "deux principes", la "solidarité", faisant valoir que Paris et Athènes étaient "dans la même zone monétaire" et le "respect" à la fois du vote "clair" et "fort" du peuple grec mais aussi "des règles européennes qui s'imposent à tous, et à la France aussi".
Plutôt dans la journée, le Premier ministre grec s'est dit "optimiste" sur la possibilité de trouver une "solution viable" pour son pays avec l'Union européenne, après avoir rencontré les présidents des trois instances européennes (Commission, Parlement et Conseil), à Bruxelles. Et de préciser, lors d'une brève déclaration au côté de Martin Schulz, président du Parlement européen:
En outre, Alexis Tsipras a évoqué auprès du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker la possibilité d'"un accord transitoire" donnant à la Grèce la marge financière lui permettant de préparer, "en commun" avec l'UE, "un projet de plan sur quatre ans" (2015-2018) : celui-ci comprendrait un programme "radical" de réformes couplé à un allègement de ses obligations budgétaires.
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De son côté, le ministre des Finances grec, Yanis Varoufakis, a rencontré le président de la BCE, Mario Draghi, à Francfort, mercredi.
En outre, il a annoncé dans un entretien publié mercredi 4 février par le quotidien italien La Repubblica que la Grèce a ouvert des discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) sur son projet d'échanger une partie de sa dette publique contre des obligations indexées sur la croissance.
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Pourtant, le FMI a affirmé n'avoir eu aucune "discussion" avec la Grèce sur une renégociation de la dette que le pays doit à l'institution, un de ses bailleurs de fonds au sein de la "troïka".