DSK lamine Sarkozy dans deux sondages

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Si la présidentielle se tenait dimanche prochain, Dominique Strauss-Kahn l'emporterait largement face à Nicolas Sarkozy, selon un sondage Ifop pour Paris-Match et une enquête TNS-Sofres pour Le Nouvel Observateur. Plus inquiétant encore pour le chef de l'Etat, selon l'Ifop, il serait également battu par François Hollande et Martine Aubry et ferait jeu égal avec Ségolène Royal.

La cote d'alerte est atteinte pour Nicolas Sarkozy dans les sondages d'intentions de vote pour l'élection présidentielle de 2012. Le président sortant est donné vaincu au second tour par deux enquêtes d'opinion rendues publiques mardi. La première - Ifop pour Paris-Match - prédit qu'il serait écrasé par Dominique Strauss-Kahn, élu avec 59% des suffrages contre 41%. Nicolas Sarkozy serait battu par François Hollande (53/47) et par Martine Aubry (52/48) et ferait jeu égal avec son ex-adversaire de 2007, Ségolène Royal.

Une autre enquête TNS-Sofres pour Le Nouvel Observateur indique que Nicolas Sarkozy serait encore plus sévèrement battu par l'actuel directeur général du FMI, qui est crédité de 62% des voix au second tour.

Ces sondages vont bien sûr relancer les rumeurs sur une prochaine entrée en lice de Dominique Strauss-Kahn. Venu faire un tour de piste à Paris la semaine dernière, le patron du FMI a campé à la frontière de son devoir de réserve, prononçant sur France Inter un plaidoyer remarqué en faveur de  la "gauche mondiale" qui agit pour la régulation financière.

"Les statuts du FMI ne m'interdisent pas de vous dire que j'adore les pâtes à la sauce tomate et pourtant je ne vous le dis pas", a-t-il plaisanté dans une formule aussitôt interprétée par ses soutiens les plus enthousiastes comme la confirmation de son envie d'en découdre avec Nicolas Sarkozy en 2012. Car les statuts du FMI interdisent à DSK de dire qu'il est candidat à la présidentielle... "et pourtant il l'est", décrypte ainsi un de ses proches.

Pour DSK, le chemin de la victoire est semé d'embûches

Plusieurs obstacles demeurent sur la route du retour de DSK en France, à commencer par le pacte qui le lie à Martine Aubry, première secrétaire du PS, elle aussi présidentiable. Les deux alliés du congrès de Reims de 2008 devront clarifier leurs relations. Quant à Ségolène Royal, elle a fait l'objet de toutes les attentions du patron du FMI lors de son passage à Paris.

Un petit-déjeuner "de réconciliation" au Pavillon de la Reine, un hôtel bien-nommé de la place des Vosges. L'ancien premier secrétaire du parti, François Hollande, désormais installé dans le club des présidentiables, n'envisage pas de baisser pavillon sans combattre mais une candidature de Dominique Strauss-Kahn le priverait d'air dans l'électorat "réformiste" de gauche.

DSK devra aussi affronter l'hostilité de l'aile gauche du parti, en dépit des efforts de conciliation fournis par le porte-parole du PS, Benoît Hamon, et de "la gauche de la gauche". Jean-Luc Mélenchon, président du Parti de gauche, a estimé le week-end dernier que les formations à la gauche du PS ne pourraient se ranger derrière la bannière du directeur général du FMI, dont la candidature serait "une bêtise". 

A un an et demi du scrutin rien n'est joué

Les élections présidentielles ne sont cependant pas pour demain. A 18 mois du scrutin, l'opinion des Français peut encore se retourner. Mais Nicolas Sarkozy est conscient du danger, lui qui avait joué son élection de 2007 sur un score élevé de premier tour (31%). Aujourd'hui très affaibli, ne conservant des positions assurées que chez les personnes âgées et les sympathisants de l'UMP, le chef de l'Etat s'est posé la semaine dernière à la télévision en "protecteur" des Français. Il a mis fin à l'ouverture, au débat sur l'identité nationale pour privilégier la réforme fiscale, la lutte contre le chômage et l'insécurité. 

La principale force de Nicolas Sarkozy est sa position de candidat unique à droite. Même s'il est apprécié dans les sondages, François Fillon ne peut pas encore envisager d'être un recours à droite.

 

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Commentaires
a écrit le 23/12/2010 à 23:50 :
l enfumage continu
a écrit le 22/12/2010 à 12:05 :
DSK, le ps, tout ça vaut autant que l'UMP... Des Européistes, au services des banques internationales, et on a vu le résultat en Europe et en France... DSK comme Sarko se foutent completement de redresser la France, ce qui leur importe c'est de faire plaisir à leur copains les banquiers et les multinationales...
Les Français sont de pauvres ahuris si ils ne comprennent pas que les médias sont en train d'enterrer le débat démocratique, et que DSK est tout sauf une solution pour sortir du marasme provoquer par le système financier et l'Euro cher...
Le pouvoir d'achat est lamentable, le chômage grimpe, les français ne tarderont pas à connaître la même situation que les grecs, les irlandais, les espagnols, les portugais etc... C'est l'Europe qui s'écroule et c'est aussi la faute des mauvais citoyens, apathiques, qui ne savent même plus se révolter quand la situation s'y prête...
a écrit le 06/12/2010 à 10:41 :
DSK est un cheval de troie de la finance internationale au PS. DSK avance avec un faux-nez socialiste au PS et cette supercherie a été découverte en juin dernier puisqu'il a été vu à la réunion secrète de Bilderberg qui réunit tous les puissants de ce monde !!!
a écrit le 05/12/2010 à 16:19 :
DSK a le même programme que Nicolas Sarkozy !
Faire des dettes : D
Surendettement : S
Profit du capital : K
(K symbole du Capital)

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