Mediator : L'Assurance maladie veut se retourner contre les laboratoires Servier

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La caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) compte se retourner contre les laboratoires Servier si des victimes du Mediator décidaient de mener des procédures juridiques. Une décision prise en accord avec le ministre de la Santé, Xavier Bertrand.

La Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) est prête au conflit judiciaire avec les laboratoires Servier, fabricant du Mediator, ce médicament destiné aux diabétiques en surpoids mais qui dont l'usage a été détourné en coupe-faim, de sa commercialisation en France en 1976 jusqu'à son retrait du marché, en 2009. Utilisé par cinq millions de personnes, il pourrait être responsable de 500 à 2000 décès et aurait coûté 423 millions d'euros en dix ans à la Sécurité sociale. Quelque 3.500 personnes auraient été hospitalisées pour des lésions cardiaques, selon la Cnam.

Pour Frédéric Van Roekegem, directeur de la Cnam, "les enjeux financiers sont tels que nous avons décidé d'organiser un suivi national et une coordination de l'ensemble des actions des caisses" d'assurance maladie. Dans d'éventuelles procédures juridiques ouvertes par des victimes ou des parents de victimes, "les caisses feront valoir leurs droits", a-t-il précisé, et ce afin que "la Sécurité sociale puisse se faire rembourser des sommes qui auraient été prises en charge à la suite de problèmes consécutifs à la prescription du Mediator".

Le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, avait annoncé vendredi sur RTL que tous les patients ayant pris du Mediator bénéficieraient d'une "prise en charge intégrale par l'assurance maladie". Il a invité les malades à consulter leur médecin pour déceler d'eventuelles complications liées à la prise du médicament. Quelques jours plus tôt, il avait évoqué de graves défaillances dans le fonctionnement du système du médicament en France. Un numéro vert - le 0 800 880 700 - a été mis en place par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) le 16 novembre pour permettre aux patients de s'informer sur les risques liés à la prise du Mediator.

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Commentaires
a écrit le 01/01/2011 à 9:01 :
Au lieu de vous intéresser au sort d'un criminel russe, messieurs Fillon, Sarkozy et toute votre mafia politique (droite-gauche) pourquoi vous ne nous éclairez pas au sujet de toutes les magouilles dans lesquelles vous avez trempé depuis des décennies. Personnellement, je souhaite pour 2011 que le bel oiseau Sarko 1 qui a coûté si cher aux français ait le même sort que celui du président polonais; avec vous-tous à bord. JCM
a écrit le 27/12/2010 à 8:37 :
Cette affaire est significative de la collusion coupable qui existe dans ce pays entre les politiques gauche et droite confondues et les industriels de la santé du style Servier pour ne citer que ceux là. Une telle situation n'a en effet pu exister et perdurer aussi longtemps sans cette promiscuité d'intérêt qui la rendue possible. Ce n'est en effet pas un hasard si une fois encore on retrouve l'ump et les financements nébuleux de ce parti puisque Servier fait partie des très généreux donateurs du 1 er cercle abondant les caisses de l'ump au même titre que le faisait grassement les Bétencourt. Autre similitude entre ces deux affaires, la remise de médaille cette fois ci par N Sarkozy lui même sans doute pour services rendus à la nation excluant bien sur que d'autres raisons nettement moins glorieuses n'aient pu y contribuer;ce serait doute médire. Il serait très intéressant d'ailleurs de connaître l'évolution de la situation fiscale de Mr Servier à titre personnel mais aussi celle des labos Servier depuis une trentaine d'année alors même que l'avocat d'affaire N Sarkozy s'occupait personnellement du client Servier au sein du cabinet d'avocats ou il officiait à l'époque préparant ainsi son avenir politique. Le comble dans tout cela, c'est que les contribuables que nous sommes qui avons contribué invotairement bien entendu au détournement de ces richesses via les énormes remboursements de la sécu assurant ainsi très largement les revenus des laboratoires Servier, les contribuables donc vont devoir continuer à payer pour indemniser les patients qui à juste raison vont entreprendre des procès aussi bien à l'encontre de l'état pour ces carences que contre Servier pour les poisons produits et vendus. Nous constatons que la politique du copain et du coquin est toujours bien présente dans ce pays malgré les promesses de transparence dont notre président actuel nous avait pourtant largement abreuvé en 2007 ( que n'avait-il pas promis d'ailleurs ) alors qu'il n'était encore que candidat à la présidence. Il est même permis de se demander si cette situation ne s'est pas encore aggravée durant cette période ??? Les multiples affaires qui sont actuellement en cours tendraient en tous cas pour certaines d'entre elles à le démonter même si leurs origines remontant parfois assez loin dans le temps impliquent également le parti socialiste ce qui n'est pas réjouissant pour autant. Le PS n'est d'ailleurs pas très bruyant sur cette affaire Servier ceci expliquant peut être cela.
a écrit le 26/12/2010 à 18:20 :
les responsables politiques concernés sont encore hors jeux.
a écrit le 26/12/2010 à 15:31 :
Ce n'est pas aus assurés de subir les frais occasionnés par une faute d'un laboratoire, ce dernier doit subvenir aux soins des malades dont il a la responsabilité, ne sont pas a écarter toutes personnes qui en a tirée profit
a écrit le 26/12/2010 à 15:15 :
ce n'est que justice ! c'est au labo à payer les dérives

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