IA : les pays africains « doivent » s'asseoir à la table des discussions, alerte la Cnuced
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DADO RUVIC
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
DADO RUVIC
Un centre régional d'intelligence artificielle (IA) dédié à l'Afrique et au Moyen-Orient verra bientôt le jour au Maroc, concrétisant l'accord signé mardi par le royaume chérifien et le PNUD. Entre temps, ce pays d'Afrique du Nord a lancé le mois dernier son programme national d'initiation des enfants à l'IA, le but étant de préparer la prochaine génération à configuration du monde en gestation. Récemment, le secteur privé était témoin du deal entre le géant de la monétique HPS et Enigma - leader mondial de la résolution de litiges et de la prise de décision basées sur l'IA - visant à révolutionner la détection de fraude grâce à l'intelligence artificielle. Ce sont autant d'actualités, entre autres, qui font du Maroc - aux côtés de l'Egypte - l'un des pays d'Afrique qui « dépassent la moyenne mondiale » en matière de capacité d'adaptation et de développement de l'IA, selon le nouveau rapport de la Cnuced sur la technologie et l'innovation.
D'ici 2033, l'intelligence artificielle pourrait atteindre une valeur marchande de 4 800 milliards de dollars, soit dix fois celle de 2024, selon les estimations de l'instance onusienne. Une dynamique de croissance dans laquelle le continent africain sera engagée, d'une manière ou d'une autre. Ainsi, au moment où le monde trace les contours de ce futur, la Cnuced regrette l'absence des pays du Sud des principaux échanges sur la gouvernance de l'IA. « Alors que la réglementation de l'IA et les cadres éthiques prennent forme, les pays en développement doivent avoir leur mot à dire pour s'assurer que l'IA sert le progrès mondial, et pas seulement les intérêts de quelques-uns », urgent les experts.
À lire également
Rebecca Grynspan et ses équipes en rajoutent donc une couche après le Sommet pour l'action sur l'intelligence artificielle où l'intérêt commun pour le développement socio-économique était au cœur des débats. Et les experts onusiens d'insister : « une coopération internationale plus étroite peut créer un cadre mondial de l'IA qui donne la priorité à l'équité, à la transparence et au partage des bénéfices ».
Current AI, entreprises, diaspora… Le Maroc pose les jalons de sa stratégie IA
Cybersécurité : Maroc, Bénin, Kenya… Les prémices d’une riposte face à la cybermenace ?
« Le Maroc embrasse l'IA au lieu d'en avoir peur » (Hicham Oudghiri, Enigma)
Comment Socium réinvente la gestion des talents en Afrique francophone