Togo : « faute de moyens », la conférence ministérielle de la Francophonie déplacée à Paris
Sylvain Vidzraku
Sylvain Vidzraku
Touchée, mais sereine, c'est ainsi qu'on peut qualifier l'état de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) suite à l'annonce des autorités togolaises reportant la tenue de la conférence ministérielle de la Francophonie. L'organisation a pris acte et a pris la décision de déplacer la rencontre sur Paris aux mêmes dates.
Les autorités togolaises avaient avancé qu'elles auraient eu besoin de beaucoup plus de temps pour « s'offrir tous les moyens nécessaires de mieux préparer cette rencontre internationale de haut niveau ».
Notons que la conférence de la francophonie de Lomé devrait rassembler près de 80 ministres des affaires étrangères de l'espace francophone et aura pour principale préoccupation, de préparer le sommet de l'OIF prévu en 2018 à Erevan (Arménie). Mais les troubles sociopolitiques dans le pays depuis quelques mois ont changé définitivement les prévisions.
Même si les autorités togolaises dans leurs propos n'ont pas fait cas du contexte politique actuel, il constitue vraisemblablement la raison principale du report demandé. Un contexte que suit la Francophonie de très près. Le communiqué de l'OIF précise que la Secrétaire générale a gardé un contact permanent depuis plusieurs semaines avec les plus hautes autorités togolaises ainsi qu'avec les partenaires régionaux et internationaux et porte également la plus grande attention aux préoccupations exprimées par les acteurs politiques et la société civile.
Elle a poursuivi, rassurant les uns et les autres que l'OIF « ne ménagera aucun effort aux côtés de cet État membre afin de contribuer à l'instauration d'un dialogue inclusif qui suppose la paix des esprits et un climat de sécurité. C'est ce qu'espère la population togolaise et toute la Francophonie avec elle ». Sauf qu'une tentative de médiation proposée en début de mois par l'OIF a été rejetée par toute la classe politique du pays, l'opposition ayant émis des doutes sur la principale médiatrice.
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Depuis, la médiation de la crise au Togo est initiée par le président ivoirien Alassane Ouattara. Ce mardi, il déclarait qu'il « est important qu'il y ait un climat de paix au Togo et condamnons toutes les violences. Les manifestations doivent pour se faire de manière pacifique ».
Sylvain Vidzraku