Contrefaçons : dans deux mois, Bordeaux ne "trinquera" plus en Chine

Pascal Rabiller

Pascal Rabiller
Elle faisait l'objet d'une discussion de longue haleine. En vérité, c'est en 2011 qu'ont commencé les discussions entre la France et les autorités chinoises pour la reconnaissance, par ces dernières, de l'indication géographique protégée "Bordeaux".
Mais une bonne nouvelle ne venant pas seule, hier, à l'occasion de la visite officielle du Premier ministre chinois Li Keqiang, le ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, Stéphane Le Foll, ainsi que le secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur, le Lot-et-Garonnais Matthias Fekl, ont annoncé que c'est en fait l'ensemble des 45 appellations bordelaises de vins tranquilles rattachées à l'appellation Bordeaux qui devraient faire l'objet de la reconnaissance géographique. Les décrets chinois ont été publiés, ce qui devrait aboutir, sous deux mois, à leur protection effective sur le territoire de l'Empire du Milieu.
Pour Stéphane Le Foll et Matthias Fekl, il s'agit là "d'une avancée historique pour la protection des appellations bordelaises en Chine".
Pour Bernard Farges, président du Conseil Interprofessionnel du vin de Bordeaux (Civb), c'est également une avancée importante.
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Au delà de la problématique bordelaise, une discussion plus globale a d'ailleurs été engagée avec la Chine dans le cadre de la conférence de Lisbonne où des discussions sont en cours afin d'aboutir à la reconnaissance mutuelle entre l'Union européenne et la Chine d'une centaine d'indications géographiques des deux pays.
En attendant, la visite du Premier ministre chinois, qui passe par Toulouse demain 2 juillet et Marseille ce 1er juillet, devrait être rythmée par la signature de pas moins de 53 accords étatiques entre la Chine et la France.
Pascal Rabiller
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