Le point sur ... la gestion collective

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Qu'est-ce qu'un certificat et quels avantages apporte-t-il par rapport à un fond indiciel ?A mi-chemin entre un OPCVM et une action, un certificat reproduit strictement l'évolution d'un indice ou d'un panier de valeurs, son prix reflétant la valeur liquidative des titres sous-jacents. Tout en bénéficiant du régime fiscal des obligations, ces titres, qui disposent d'un code Sicovam, ont une durée de vie limitée qui dépend de l'espérance optimale de valorisation du thème sous-jacent. Les avantages des certificats sur les fonds indiciels sont multiples. Tout d'abord, leur mode de cotation, réalisée en continu, permet, à travers la fourchette proposée, une bonne visibilité de l'évolution de leur cours. Le listage à la Bourse de Paris comme tout autre type de valeur mobilière disposant d'un code Sicovam facilite par ailleurs les méthodes de gestion dynamique et souple. A la différence d'une OPCVM, des ordres de Bourse à cours limité, stop ou au mieux sont en effet possibles. En outre, l'accessibilité des certificat est facilitée par leur faible taille unitaire et par la charte de tenue de marché à laquelle sont tenus les émetteurs. Un des avantages comparatifs principaux est la modicité relative des coûts de transactions. Au contraire d'un fonds, aucun frais de gestion n'est demandé, seuls les dividendes étant abandonnés. Enfin, l'accès à des marchés étrangers que confère un certificat sectoriel permet de jouer à moindre coût des valeurs auparavant difficilement accessibles et chères en courtage.A quel type d'investisseurs ce produit est-il le mieux adapté ?De part leur simplicité d'utilisation, les certificats drainent deux types d'investisseurs. Tout d'abord, ceux qui agissent dans une optique spéculative et qui apprécie le côté « packaging » de ces outils. C'est, dans ce contexte, une alternative aux marchés à terme, beaucoup plus lourds à gérer en appel de marges. Par ailleurs, les épargnants disposant d'un horizon d'investissement plus éloigné s'y intéressent de plus en plus, en remplacement des OPCVM classiques. Tandis que 90 % à 95 % de ces derniers n'arrivent pas à battre leur indice de référence, autant acheter directement l'équivalent de cet indice !Quelles sont les perspectives de ce marché dans les années à venir ?L'essor déjà constaté de ce marché devrait encore se poursuivre. De manière plus qualitative, les demandes de la part des investisseurs devraient privilégier de plus en plus les certificats sectoriels au détriment des titres reflétant strictement des indices nationaux. L'approche thématique, et donc transversale, prime en effet de plus en plus dans les décisions d'investissements, d'autant que les équivalents sur les marchés à terme et les OPCVM sont encore peu nombreux.

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