Après Napster, l'industrie du disque s'attaque à Aimster

 |  | 425 mots
Lecture 2 min.
Alors que Napster, très affaibli par les juges américains, n'en finit pas de se vider de sa substance en attendant une hypothétique relance par son principal actionnaire, Bertelsmann, les "majors" du disque ont trouvé une nouvelle cible dans leur combat contre l'échange libre et gratuit de fichiers musicaux : Aimster, un clone de Napster dont l'originalité repose dans l'utilisation, comme support des échanges, d'AOL Instant Messenger, la messagerie instantanée d'AOL. Sony Music, BMG, Universal Music et EMI ont porté plainte ensemble pour violation de la législation sur les droits d'auteur contre la société éditrice d'Aimster. "Aimster est exactement comme Napster. La grosse différence entre les deux est que Aimster vous permet aussi d'échanger des films, des logiciels et des images", a déclaré l'avocat des "majors" du disque, Matt Oppenheim. Les plaignants souhaitent une injonction du tribunal obligeant Aimster à contrôler que les fichiers échangés par ses abonnés sont libres de droits.AOL Time Warner a choisi de porter plainte parallèlement pour mettre en valeur le fait qu'outre sa division musicale Warner Music, ses activités dans le cinéma étaient également concernées par Aimster. Une source proche du dossier a déclaré que les grandes compagnies du cinéma s'apprêtaient à porter également plainte contre Aimster plus tard dans la journée. La Motion Picture Association of America, l'association des producteurs de cinéma, a simplement indiqué qu'elle réfléchissait encore à d'éventuelles actions.Aimster, tirant les leçons du dossier Napster, avait pris les devants en portant lui-même plainte le 3 mai contre la RIAA (Recording Industry Association of America), la principale organisation professionnelle américaine de l'édition musicale. "La RIAA nous a envoyé une lettre disant qu'Aimster est identique à Napster et que nous devions empêcher (le partage des fichiers) comme le fait Napster, faute de quoi ils prendraient des mesures judiciaires supplémentaires", a déclaré Johnny Deep, le directeur d'Aimster. "Nous demandons à la cour un jugement disant qu'il serait injustifié de nous poursuivre car nous ne faisons rien de mal".Le logiciel Aimster a été téléchargé gratuitement par quelque 4,2 millions d'utilisateurs, et l'entreprise prévoit de lancer une version améliorée conçue pour les professionnels. Plus puissant que Napster, il permet l'échange de tous fichiers numériques, à commencer par les morceaux de musique, les vidéos et les photos. Mais à la différence de son célèbre homologue, il ne permet les échanges qu'entre groupes d'utilisateurs cooptés. latribune.f

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :