La Bourse plébiscite l'éventuelle cession de Finaref par PPR

PPR semble retrouver peu à peu la confiance des investisseurs. Alors que l'action s'était effondrée dès le mois de juin sur des craintes liées au bilan du groupe, elle reprend en effet le chemin de la hausse. Déjà la semaine dernière, elle avait affiché plusieurs séances de hausse à la faveur de la reprise des marchés. Et ce lundi, elle débute la semaine sur une poussée de 8,7% à 75 euros. Bref, elle a repris environ 35% depuis le 9 octobre. Aujourd'hui, ce sont les rumeurs de cession de Finaref qui ont contribué à l'envolée du titre. Car la Bourse semble favorable à un tel projet. "Cette opération aurait comme vertu de désendetter le groupe et de rompre l'a priori négatif du marché à son égard", commente Fideuram-Wargny.D'après diverses rumeurs qui ont alimenté l'actualité du week-end (voir ci-contre), le groupe de François Pinault serait en effet sur le point de se séparer de son pôle financier. Une activité qui ne fait pas partie de son coeur de métier. Le candidat au rachat le mieux placé serait le Crédit Agricole, déjà propriétaire de Sofinco. Quant au prix évoqué, il serait au minimum de 3 milliards d'euros et pourrait même atteindre les 4 milliards.Si le marché semble autant apprécier ce scénario, c'est surtout qu'il lèverait une partie des incertitudes liées au rachat des parts des minoritaires de Gucci en 2004. En effet, PPR va certainement devoir débourser 4,9 milliards d'euros dans un an et demi pour reprendre (à 101,50 dollars l'unité) les titres Gucci qu'il ne détient pas encore. Les trois ou quatre milliards issus d'une vente de Finaref seraient donc les bienvenus dans les caisses d'un groupe dont la structure financière a récemment inquiété les investisseurs. "L'opération aurait le mérite de rendre une visibilité financière et une marge de manoeuvre financière accrue au groupe", estime Fideuram-Wargny.Enfin, l'opération pourrait être profitable à tous puisque l'analyste ajoute que, en regroupant Finaref (numéro trois en France) et Sofinco (numéro deux), le Crédit Agricole pourrait rattraper le numéro un Cetelem (filiale de BNP-Paribas).Du côté de PPR, on se refuse pour l'heure à commenter les informations sur Finaref. Mais lorsqu'il avait annoncé la cession des activités de vente à distance de Guilbert pour 825 millions d'euros (voir ci-contre), Serge Weinberg, le président de PPR, avait laissé entrevoir d'autres opérations en déclarant: "nous examinons actuellement plusieurs options stratégiques pour PPR".

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