Sept candidats en lice pour la reprise de KirchMedia

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Ils étaient près de 80 il y a quelques semaines, il ne sont finalement plus que sept. Les entreprises ou consortiums ayant finalement déposé une offre formelle de reprise de KirchMedia sont sans doute les plus solides financièrement, la décision des administrateurs judiciaires de renoncer à une vente par appartements ayant découragé bon nombre de candidats. L'administrateur du joyau de l'ex-empire Kirch, Wolfgang von Betteray, a annoncé jeudi que les sept candidats retenus auront accès, au cours des prochaines semaines, aux comptes détaillés de KirchMedia, qui regroupe les actifs les plus intéressants du groupe, notamment les droits de retransmission d'épreuves sportives (comme ceux du football ou de la Formule 1), mais aussi ses catalogues de films et ses chaînes de télévision en clair en Allemagne (ProSiebenSat1). L'unique repreneur devrait être désigné fin août ou début septembre. La plus élevée des offres en lice atteint 2,6 milliards d'euros. Un chiffre conforme aux estimations récentes, qui évaluaient KirchMedia entre 2 et 3 milliards d'euros selon les sources. Mais qui reste bien inférieur aux 8,5 milliards réclamés par les créanciers et par les entreprises liées à KirchMedia par des partenariats commerciaux. Certaines des revendications de ces dernières sont cependant contestées par les administrateurs. En 2001, KirchMedia avait perdu 2,47 milliards d'euros, pour un chiffre d'affaires de 1,35 milliard.La composition de la liste des sept candidats n'a pas été publiée. Parmi les favoris des observateurs figure notamment un consortium associant le groupe de presse Heinrich Bauer, son concurrent Springer, Spiegel Verlag (éditeur du magazine Spiegel) et la banque HypoVereinsBank. Un autre "pool" de repreneurs comprendrait la Commerzbank, Columbia TriStar (filiale cinéma de Sony). Le français TF1 pourrait lui aussi rester sur les rangs : mardi, lors du sommet franco-allemand de Schwerin, le chancelier Gerhard Schröder avait souligné qu'il ne serait pas opposé à la reprise de KirchMedia par un groupe français.Les autres noms fréquemment cités sont ceux du producteur américain Haïm Saban, mais aussi de deux ex-actionnaires minoritaires de KirchMedia, l'italien MediaSet, propriété de Silvio Berlusconi, et l'australien News Corp de Rupert Murdoch.

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