France Télécom secoué après le rachat de titres Orange

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A Paris en clôture de la séance de jeudi, l'action France Télécom perd 1,02% à 18,4 euros après être restée toute la matinée dans le rouge et avoir touché un plus bas historique à 18,07 euros. Orange perd 0,71% à 5,57 euros.L'opérateur historique français a annoncé ce matin avoir racheté 103 millions d'actions Orange détenues par E.ON pour un total de 950 millions d'euros. Ce qui correspond en fait à un prix de 9,22 euros, alors que le titre Orange vaut actuellement un peu plus de 5 euros. France Télécom a ainsi surpayé les titres de sa filiale de téléphonie mobile, ce qui ne va pas dans le sens d'un assainissement de ses comptes. Le géant allemand E.ON a exercé son option de vente sur les 103 millions de titres Orange qu'il détenait en vertu d'un contrat d'options d'achat et de vente qui avait été conclu avec France Télécom en novembre 2000 et amendé en janvier 2002. Les actions cédées par E.ON lui avaient été attribuées "en rémunération de la cession de sa participation dans Orange Communications SA à Orange", a indiqué France Télécom dans un communiqué paru ce jeudi. Orange Communications appartient à 100% à la filiale mobile de France Télécom. C'est le troisième opérateur de téléphonie mobile en Suisse.Compte tenu de la faiblesse du cours d'Orange, France Télécom a déclaré ne pas vouloir revendre ces actions sur le marché pour le moment. Encore un épisode douloureux pour France Télécom qui perd plus de 60% depuis le début de l'année, et auquel s'ajoute une dégradation sévère de la valeur, dont la vente est désormais recommandée par l'influent courtier Merrill Lynch.Dans une note à leurs clients, les analystes de Merrill Lynch abaissent leur recommandation à moyen terme de "neutre" à "vendre". Ils indiquent que le faible chiffre d'affaires de France Télécom au premier trimestre 2002 dans l'activité de téléphonie fixe a renforcé leur inquiétude sur la capacité du groupe à réduire sa dette. Le courtier américain reste préoccupé par le bilan de France Télécom, malgré les plans de ce dernier pour éviter de consolider la dette de l'opérateur MobilCom."Même si France Télécom négocie pour transformer en quasi-fonds propres le prêt à MobilCom, nous estimons que le niveau de la dette ajustée risque de dépasser 73 milliards d'euros d'ici à la fin de l'année", précisent les analystes. Merrill Lynch a réduit de 17% son estimation de la marge d'autofinancement de France Télécom disponible pour la période 2002-2006, en invoquant un environnement règlementaire plus difficile et une compétition accrue.

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