Les consommateurs américains dépensent toujours

Les Américains ont toujours une fringale de consommation: en juillet dernier, leurs dépenses ont augmenté de 0,8% par rapport à juin, a annoncé ce vendredi le département américain du Commerce. Simultanément, leurs revenus ont progressé de 0,2%.Ces chiffres sont tout à fait conformes aux attentes des économistes, qui, selon le consensus Reuters, prévoyaient +0,8% pour les dépenses et +0,3% pour les revenus.Cette forte progression de la consommation est d'autant plus remarquable que, en juin, les dépenses ont été plus élevées qu'on ne le pensait jusqu'ici: leur hausse a été finalement de 0,6%, après révision, la précédente estimation étant de 0,3%. Les revenus des ménages ont pour leur part augmenté de 0,4% en juin, contre +0,3% précédemment annoncé. Combinés, la forte hausse des dépenses en juillet et le relèvement du chiffre de juin témoignent de la bonne santé de la consommation aux Etats-Unis. L'annonce, jeudi, d'une forte révision à la hausse de la croissance américaine au deuxième trimestre avait confirmé elle aussi ce phénomène. Si le PIB américain a enregistré au trimestre dernier une croissance de 3,1% en rythme annuel, c'est notamment grâce aux consommateurs. La consommation a en effet augmenté de 3,8% sur le trimestre, après avoir déjà progressé de 2% durant les trois premiers mois de l'année. Les consommateurs américains dépensent donc toujours autant, et cela en dépit de la dégradation de la situation de l'emploi. Ils ont certes été aidés par le niveau historiquement très bas des taux d'intérêt, qui dégonfle d'autant la facture des cartes de crédit, ainsi que par les fortes baisses d'impôts décidées par le gouvernement de George Bush. Le département du Commerce souligne ainsi que les réductions d'impôt ont augmenté le revenu disponible de 1,5% et que sans ces réductions, ce revenu disponible n'aurait progresssé que de 0,2%.Il n'en demeure pas moins que le moral des consommateurs demeurera largement soumis, dans les mois qui viennent, aux évolutions du marché de l'emploi. Et à cet égard, les perspectives ne sont pas bonnes. La publication, cet après-midi, de l'indice de confiance définitif de l'Université du Michigan constitue une mauvaise surprise. Son estimation préliminaire, le 19 août, avait été considérée comme inquiétante, avec un recul inattendu de 0,7 point à 90,2. Si bien que les analystes tablaient en général sur un indice définitif plus élevé, à 90,4.Mais finalement, il n'en est rien: l'indice s'est en fait établi encore plus bas que prévu initialement, à 89,3 points en août contre 90,9 points en juillet. Les consommateurs sont donc inquiets quant à l'avenir. Ce qui, il est vrai, ne les empêchera pas forcément de continuer à consommer, ne serait-ce que pour se soutenir le moral...

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