Metro conserve ses actifs immobiliers

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Metro renonce à céder son parc immobilier. Le distributeur allemand a annoncé, en marge de ses résultats trimestriels qu'il entendait au contraire consolider dans ses comptes au 31 décembre 2003 la société AIG qui regroupe ses actifs immobiliers. AIG est actuellement détenu à 49% par Metro et à 51% par la banque WestLB. Le distributeur a indiqué qu'il allait entamer des négociations avec WestLB en vue de prendre la majorité du capital dans AIG. Les actifs immobiliers de Metro sont estimés à 3 ou 4 milliards d'euros.Le marché s'est évidemment inquiété de cette décision. Une vente des actifs immobiliers du groupe aurait en effet permis de réduire la dette. Mais il apparaît qu'aucune proposition n'a satisfait le groupe. Metro indique ainsi qu'il a abandonné le projet de cession faute d'avoir trouvé "un prix de vente qui lui permette de dégager un bénéfice après impôt et qui lui permette également d'avoir un impact positif sur les ratios d'endettement". Metro affirme cependant que l'intégration d'AIG "n'affectera pas les résultats du groupe". Il en faudra cependant plus pour rassurer le marché. En fin de journée, le titre cédait 0,40% à Francfort. Les investisseurs ont donc fait l'impasse sur des résultats trimestriels plutôt solides. Le résultat net entre juillet et septembre a ainsi progressé très nettement sur un an; +15% à 59,3 millions d'euros. On est donc bien loin des attentes des analystes qui, selon le consensus Bloomberg, prévoyait une baisse de ce résultat net. Et pour couronner le tout, la direction du groupe a confirmé ses prévisions de résultats. Le bénéfice par action devrait ainsi croître de près de 10%. A noter que le bénéfice opérationnel trimestriel est en hausse de 22% sur un an à 445 millions d'euros. Pourtant, le groupe, qui s'internationalise de plus en plus (48% des ventes ont été réalisées hors d'Allemagne au troisième trimestre) a subi le contrecoup de l'appréciation de l'euro. Le chiffre d'affaires a ainsi progressé de 3,6% seulement à 12,8 milliards d'euros, contre +5% hors effets de change. Comptant sur un léger redressement de la consommation outre-Rhin, le groupe prévoit pour l'ensemble de l'exercice 2003, une croissance d'au moins 5,5% de ses ventes hors effets de change.

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