Charge fiscale record sur les banques françaises

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Le niveau élevé des charges sociales et des impôts en Europe continentale explique pourquoi la plupart des banques européennes et américaines dirigent leurs activités de banque d'investissement depuis Londres et pourquoi 200.000 Français ont décidé de travailler outre-Manche. C'est aussi la raison pour laquelle le gouvernement français a mis en place l'année dernière une réduction d'impôt destinée aux expatriés leur permettant d'être moins imposés sur les bonus. Selon Mercer Human Ressources Consulting, la charge fiscale totale d'un trader célibataire travaillant à Paris est de 92,5%. La banque en acquitte 32% au titre des charges sociales, et 18% pour les régimes de retraite volontaire et obligatoire. De son côté, le trader est imposé à hauteur de 42% - charges sociales et imposition sur le revenu confondues. A Londres, le même trader est mieux loti. La charge globale est de 56,9%: 36% pour l'employé en impôt et assurances, et moins de 21% pour la banque (charges sociales). Après Paris, Milan est la place fiscale la plus chère, avec un pourcentage d'imposition de 89,7%, suivie par Francfort (62,8%). New York est la place la moins pénalisante en termes de fiscalité puisque le taux d'imposition global y est de 53%. C'est à Milan et Francfort que l'on trouve les taux d'imposition sur les employés les plus élevés des pays couverts par l'étude, avec 47,8% d'imposition sur les plus gros salaires. Un banquier senior français rapporte que des taux d'imposition faibles sont indispensables pour permettre de vivre à Londres : " je n'ai trouvé que trois choses moins chères à Londres qu'à Paris : le talc, le paracétamol et la bière dans les pubs. Mais aucun de ces trois produits ne constitue une grosse ligne dans mon budget ".

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