Le Smic revalorisé de 3,05% le 1er juillet

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Le Smic mensuel sera porté à 1.254,28 à compter du mois prochain. Le gouvernement a donc opté pour un coup de pouce de 0,25% par rapport aux 2,8% attendus.

A quelques mois des élections, l'épineux débat sur le Smic a finalement été tranché sous le signe de la générosité. A la hausse de 2,8% qui suit l'évolution de coût de la vie, le gouvernement a décidé d'ajouter un "coup de pouce de 0,25%": le Smic sera donc relevé de 3,05% au 1er juillet.

Soucieux de renforcer le pouvoir d'achat des ménages, le gouvernement a annoncé dans la matinée cette revalorisation aux partenaires sociaux, réunis au ministère de l'Emploi dans le cadre de la Commission nationale de la négociation collective (CNNC). Le Smic horaire brut est ainsi porté de 8,03 euros à 8,27 euros, le Smic mensuel passe de 1.217,88 euros à 1.254,28 euros bruts, pour 35 heures.

La hausse du Smic au 1er juillet, qui concerne 2,5 millions de personnes, soit 17% des salariés du privé, est calculée chaque année à partir de l'évolution de plusieurs paramètres économiques. Elle est égale à l'évolution de l'inflation sur l'année passée, plus la moitié de la hausse du pouvoir d'achat du salaire horaire ouvrier, soit cette fois-ci 2,8%, auquel le gouvernement a ajouté un léger coup de pouce.

Le Medef s'était dit réticent à l'éventualité de tout "coup de pouce", même minime. Sa présidente, Laurence Parisot, avait ainsi estimé qu'une hausse de 3% serait "un chouia trop élevée par rapport aux critères objectifs" que sont "l'inflation et la productivité". La droite a également souligné la difficulté des PME à absorber une hausse trop importante. Il faut dire que le Smic a augmenté de 20% depuis 2003, soit la hausse "la plus importante depuis les accords de Grenelle" de 1968, et progresse en moyenne chaque année de 0,9 point de plus que le salaire moyen depuis 1994.

Soulignant les difficultés croissantes des salariés les moins payés à boucler leur fin de mois, les syndicats avaient jugé cette hypothèse insuffisante, la CGT réclamant la fixation du Smic à 1.500 euros par mois tout de suite. De son côté, le parti socialiste s'est engagé à porter le Smic à "au moins" 1.500 euros brut avant la fin de la prochaine législature si la gauche remportait les élections.

Faisant allusion à cette proposition, Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Emploi, a fait valoir ce matin que cette revalorisation portait le Smic à "plus de 15.000 euros bruts par an: si on projetait ces chiffres dans les cinq ans qui viennent on aboutirait automatiquement à un Smic à 1.500 euros dans cinq ans".

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