L'Etat récolte un "extra" de 2,3 milliards d'euros d'impôts sur les sociétés en 2005
La Tribune
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Une modification in extremis du régime des acomptes de l'impôt sur les sociétés (IS), et le tour est joué. Bercy présentera demain un déficit proche de 44 milliards d'euros, contre 46,8 milliards prévus initialement, grâce à un aménagement de l'IS qui lui permettra d'engranger 2,3 milliards de recettes supplémentaires. Votée fin décembre, cette modification prévoit le calcul de l'acompte de l'IS sur l'exercice courant, et non plus sur l'exercice antérieur, pour les sociétés dont le chiffre d'affaires est supérieur à un milliard d'euros. Augmentation sensible de leurs profits en 2005 oblige, la récolte est meilleure que prévue.
La semaine dernière, le ministre français du Budget Jean-François Copé déclarait que le déficit budgétaire 2005 s'afficherait "probablement en-dessous de 45 milliards d'euros", c'est-à-dire "meilleur que prévu." Pronostics tenus, puisque Jean-François Copé pourra présenter demain un déficit allégé de 2,3 milliards d'euros par rapport aux 46,8 milliards du collectif budgétaire. Surtout, le ministre des Finances Thierry Breton pourra affirmer avec plus de fermeté que le déficit sera inférieur à 3% du PIB en 2005 devant le commissaire européen aux Affaires économiques Joaquin Alminia qu'il doit rencontrer cet après-midi.
Mais la Commission européenne goûte peu d'ordinaire les mesures budgétaires relevant de "la créativité comptable" qui permettent de préserver artificiellement un déficit acceptable, a indiqué ce matin à l'AFP une source communautaire. L'exécutif européen préfère des réformes structurelles qui portent leurs fruits sur le long terme.
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